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La licence Warhammer n’a plus besoin d’être présentée, elle est aujourd’hui, à l’instar de Star Wars, du Seigneur des Anneaux ou bien de Donjons & Dragons, une licence forte du monde du jeu de rôle. Un jeu de rôle a besoin de bases simples mais efficaces pour exister, d’un univers étendu et extensible, de joueurs passionnés formant une communauté d’irréductibles et de qualités non discutables. Que devient tout cela une fois aux dents du jeu vidéo, mâché et recraché tel quel ou susceptible de voir son intérêt diminuer, que devient tout cela sur DS ?L'armée se lèveWarhammer 40.000 : Squad Command débarque sur consoles nomades ; il faut bien le dire d’entrée cette version DS n’a pas les qualités de la version PSP qui lui est supérieure en tout point, à commencer par les graphismes ici négligés et relativement laids, qui ne laissent même pas le temps aux yeux de s’habituer entre deux ou trois baisses de framerate. Non, cette mouture DS n’est pas fluide ni ne donne envie de laisser son regard s’y prélasser, ce qui est bien dommage quand on voit le potentiel même du jeu de THQ. A priori, le titre semble respecter quelque peu l’univers du jeu de Games WorkShop. On y retrouve certaines races et factions, entre humains blindés jusqu’à la cheville se battant au nom de l’Empire, de l’Imperium et les maudites forces du Chaos qui viendront vous mettre des bâtons dans les chenilles de tank.La bonne idée de ce jeu de stratégie au tour par tour, assez proche d’un Heroes of Might and Magic dans son déroulement – bien que moins profond et plus orienté action expéditive – réside dans sa gestion de déplacements d’unités et dans l’usage des armes, très simples et jouissifs. À vrai dire, il n’est pas rare de recommencer plusieurs fois une même mission non pas à cause d’échecs mais par envie, afin de tester à chaque fois une nouvelle tactique plus offensive ou défensive donne du piment à l’ensemble du jeu qui s’avère assez agréable à prendre en main. Si l’on omet bien sûr l’écran tactile loin d’être précis pour gérer ses soldats, leurs armes ou la vue de combat sur la carte. On préfère très rapidement se contenter du combo croix directionnelle et boutons traditionnels pour agir, rendant alors l’écran tactile obsolète. C’est-à-dire que dans ce jeu, on ne pousse pas la DS dans ses derniers retranchements, non madame, que la guerre peut être vilaine parfois. | Dégainez votre DS... ou votre PSP![]() Dans l’ensemble les parties sont très intéressantes à jouer, les cartes permettant de s’amuser à prévoir quelques mauvais coups à notre adversaire, entre faire exploser un baril pour dégager une zone de deux ou trois malheureux, balancer une roquette près d’un mur pour le faire s’effondrer sur une rangée de bad-guys ou faire appel à son tank perso – Land Speeder ou Predator – pour bourriner et raser des régions entière de la carte… on prend son pied. Mais plus on approche de la fin, plus on se rend compte d’une chose : les objectifs sont secondaires et ne sont là que pour prétendre au carnage. Détruire trois tourelles stratégiques ou survivre face aux vagues ennemies n’est qu’un moyen de détourner l’attention du but primordial de ce Warhammer 40.000 : Squad Command, dézinguer à tout va et en perdant le moins d’unités possible.Ce qui devient très rapidement répétitif pour certains joueurs, peut-être une source perpétuelle de nouvelles façons d’approcher l’ennemi pour d’autres. A fortiori ce jeu n’est donc pas mauvais, loin de là puisqu’il a un potentiel et un intérêt pour quiconque apprécie les jeux en tour par tour et l’univers de Warhammer. Malgré cela, il serait difficile de recommander cette version DS qui ne tient pas la route esthétiquement parlant, pour cela à la limite se diriger vers sa consoeur PSP. |

