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PODCAST #84
Switch, Pokémon et indés : la Triforce
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Ce n’est pas La Fontaine qui l’a dit mais quand même, c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes. La revisite retro du genre plates-formes que FOX n FORESTS propose est vraiment de très bonne qualité. Les a priori du départ s’effacent naturellement et rapidement à mesure de l’avancée dans le jeu. Le contrôle des saisons offre un gameplay tout à fait original et un travail graphique à en faire tomber son fromage. Le renard a du chien, fidèle à ses maîtres et bien dressé, il mérite qu’on lui accorde un peu d’attention !
Verdict !

Les +


  • Le pouvoir de changement de saison
  • Les nombreuses références retro
  • Le travail graphique 
  • L’évolution progressive de Rick
barre

Les -


  • Niveau en boucle pour la quête du 100 %
  • La prise en main un peu délicate au départ
  • L’avant
  • dernier boss pas facile à comprendre
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FOX n FORESTS
Par Goonpay, le vendredi 7 septembre 2018

Si en voyant FOX n FORESTS, la sensation de revoir Mr. Nutz, Magical Quest, Demon’s Crest, A Link to the Past, Prehistorik Man ou tout autre référence aux 16 bits fait surface, pas d’inquiétude, c’est volontaire. Comme le disent les développeurs de Bonus Level Entertainment, il est directement inspiré des gloires de cette époque. Reste à savoir s’il est tout aussi glorieux que ses aînés.

La minute poésie

Une fable épique et un brin de magie
Maître Patty, sur son caillou ensoleillé,
tenait à informer ce sauvage.
Maître Rick, par le ventre affamé,
voulait en savoir davantage : 
« Et bonjour Monsieur l’oiseau
Que vous êtes joli, que vous me semblez beau !
Si votre… »

« Tut tut tut vagabond, je ne serai pas le dindon de la farce, par contre, si t’as envie de te faire un peu de pognon et passer pour un renard courageux, viens donc ici, je m’en vais te conter une fable formidable. »

Ni une, ni deux, le renard qui, anthropomorphisme oblige, nous fait irrémédiablement penser au Robin des Bois de Disney, suit le volatile et s’en va causer à un arbre (Mojo ?!) des saisons. Ce dernier n’a pas le temps de lui conter fleurette et va au fait : la cinquième saison (si, si !) nous menace. Il faut impérativement chasser les ténèbres qui envahissent les quatre saisons et ce n’est pas le piaf posé sur sa branche qui en est capable. Rick est donc parti pour une aventure qui doit l’amener dans les méandres de la forêt à la recherche de graines et autres items. 

Mais attention, le renard est rusé, il ne se lance pas dans l’action les pattes vides. Armé d’un couteau et d’une arbalète, il avance tranquillement de plates-formes en plates-formes, écorce quelques arbres corrompus un peu trop mobiles et d’autres moucherons qui lâchent gracieusement quelques deniers après explosion et paf... le drame, une grande étendue d’eau. Hors de question de mouiller cette belle fourrure !

C’est à ce moment que Patty dévoile la pièce maîtresse de FOX n FORESTS : le contrôle, ou plutôt, l’inversion des saisons. 

Grâce au pouvoir magique conféré par le vénérable arbre, Rick est capable de passer de l’été à l’hiver en un clic de gâchette. Cette belle étendue d’eau, qui aurait donné à notre héros un poil hirsute et une odeur de chacal, se transforme immédiatement en une belle plaque de glace aussi blanche que la banquise. Atteindre la plate-forme d’en face devient un jeu d’enfant. Sauf que le changement de climat ne dure qu’un temps, il faut donc surveiller sa barre de magie et ne pas s’éterniser trop longtemps sur une zone sensible.

Pour remplir cette jauge, deux possibilités : attendre ou récolter des rubis. Ces derniers se trouvent assez facilement un peu partout, simplement disposés sur le chemin, cachés derrière un buisson qu’il suffit de tailler à l’aide de son poignard, lâchés par un ennemi que l’on vient d’occire ou encore dans des coffres. Et, en passant par les différentes boutiques de la zone de départ, on peut augmenter cette réserve de magie, tout comme la quantité de cœurs, mais aussi obtenir de nouveaux types de flèches et de nouveaux mouvements grâce aux items récoltés (parchemins, graines, minerais, meules) qui ont chacun leur utilité respective. Par exemple, les parchemins permettent de débloquer des compétences comme le double saut, la frappe aérienne, la charge au sol que l’on acquiert ensuite avec un peu d’argent et des meules. Les graines permettent d’avancer dans l’aventure en débloquant les saisons et on peut stocker des supers pouvoirs en récupérant des fioles (quatre dans tout le jeu).

Cette montée en puissance au fil de l’aventure qui confère à FOX n FORESTS un côté Castlevania / Metroid est ce qui le rend accrocheur mais aussi rébarbatif...

Le double effet Kiss Cool

Sur son chemin, ce brave Rick croise plusieurs passages inaccessibles. Téméraire dans l’âme, il tente d’y accéder et parvient même à se hisser aux cimes des arbres en usant habilement du changement de saison qui laisse découvrir des plates-formes sur les branches automnales dégarnies. Poil de carotte a beau être rusé, il n’en est pas moins dépité quand il s’aperçoit qu’au sommet, c’est une flèche verte qu’il doit planter dans cette cible pour accéder à cet autre trajet. Machine arrière, on y reviendra plus tard quand les pouvoirs le permettront. Ce genre de cas de figure, on le rencontre tout au long du jeu, qui n’est d’ailleurs composé que d’une douzaine de niveaux, sans compter les quatre bonus. Malgré un level design vraiment bien conçu et une taille plus qu’honorable avec ce qu’il faut de secrets et de pièges pour donner l’envie de découvrir les moindres recoins, il résulte une certaine redondance à reparcourir encore et toujours les mêmes niveaux pour trouver les semences manquantes. 

Pour autant, le jeu n’est pas difficile en soi : les blaireaux qui font office de checkpoint en échange d’un peu de sous (quelle bande de rats !) coupent judicieusement les zones en portions qu’il n’est pas décourageant de refaire. 

FOX n FORESTS offre même un peu de variété avec deux stages en mode shmup : Patty se transforme en monture volante et les flèches servent de projectiles. Enfin, dans la plus pure tradition des jeux 16 bits, chaque saison se termine par une confrontation avec un grand méchant qui tombera rapidement une fois le pattern bien en tête, avec, si besoin, des indices pour la méthode à employer en cas de mort. Et, là encore, Bonus Level Entertainment apporte une variation bien sympathique avec un boss qui se passe en mode course-poursuite dans une tour médiévale. 

Si FOX n FORESTS n’est pas forcément difficile, il est tout de même assez exigeant (l’avant-dernier boss n’est pas simple à comprendre). Les adeptes du 100 % ont un peu de pain sur la planche pour débloquer les quatre niveaux bonus nécessitant la récolte complète des graines.

A tribute to

Dans les années 90, on a eu droit à Titus the Fox (heu… non, oublions celui-là…), disons plutôt StarFox et à Rick Hunter, FOX n FORESTS est donc la compil’ parfaite des années 90 avec Rick the Fox ! Ce n’est pas le premier et ce ne sera pas le dernier à voguer sur la vague pixel qui émerge depuis quelques temps sur la next gen. Lors de sa campagne KickStarter, l’équipe de FOX n FORESTS s’est de toute façon clairement défendue d’une inspiration profonde pour la période 16 bits. Et pour le coup, à l’écran, c’est clairement du côté du meilleur de cette période qu’il faut aller chercher. 

Chaque élément, du plus insignifiant au plus visible, est capable de transporter l’esprit dans les souvenirs d’enfance. Certes, le traité tout en pixels aide, mais c’est aussi dans le design que l’on retrouve ces références : les forêts denses et les lianes que l’on dégringole dans Disney Magical Quest, les monstres zombies de Super Ghouls’n Ghost, les feuilles qui servent de plates-formes à l’automne dans The Misadventures of Flink, les coffres au trésor, les flacons de Zelda, les champignons et autres textures d’Act Raiser, les boss aux bons gros sprites, etc. Pourtant, au lancement du jeu, l’œil semble avoir un peu de mal. Ça picote, ça frétille, le texte semble manquer de lisibilité, ça paraît « too much ». Et finalement, la rétine s’adapte, la mise au point se fait et le charme opère, même sur la grande télé trop stylée qu’il faut faire acheter à Papi pour la coupe du monde. On apprécie l’ambiance « fantasy », les animations des personnages comme du décor, celle des attaques spéciales qui balayent l’écran d’effets spéciaux bien colorés, et bien entendu cette métamorphose totale au changement des saisons. Le travail graphique de ces transformations est si conséquent que la sensation d’un deux en un est palpable, bien que les passages en intérieur soient plus avares en modifications. Il n’est pas rare de transformer l’état de l’écran pour le plaisir des yeux ! 

Cette touche 16 bits est aussi présente dans les contrôles. Au départ, Rick est un peu chiche. Ne pouvant pas frapper en sautant, il manque de fluidité. Et cette petite latence pour passer du corps à corps au tir à l’arc fait manquer quelques actions. La hitbox est précise, les sauts de plate-forme le sont aussi, au pixel près, alors parfois, boom... Trop habitué à l’enchaînement de coups des jeux modernes, on en oublierait presque que c’était comme ça avant. Comme dirait Francis, c’est une question d’équilibre, on ne reste donc pas sur le plancher bien longtemps (on ne coupe pas les ailes de Patty non plus) à moins d’être une vraie (ca)brèle. Transition toute trouvée pour évoquer rapidement la partie sonore, qui, si elle n’est pas aussi mémorable que celle des grands RPG d’antan fait corps et âme avec le reste, chiptune oblige.

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