
Pour résumer le cas de Dragon Quest VII, il faut savoir que le titre est surtout réputé pour avoir l’histoire la plus longue de la série. Logiquement, on pense tout de suite à la traduction du jeu en plusieurs langues dont le travail serait énorme et nécessiterait notamment une main d’œuvre importante ainsi qu’un budget conséquent. Si Square Enix n’a toujours pas annoncé une localisation occidentale, c’est justement à cause de ces problèmes, d’après Fujimoto.

En effet, le producteur a déclaré que même s’il a bien lu et entendu les demandes des joueurs et leurs commentaires positifs, il doit tenir compte avec ArtePiazza et Square Enix des nombreux textes à traduire, des coûts de production et de la main d’œuvre. Il confirme que Dragon Quest VII contient l’histoire la plus longue histoire de la saga et que Square Enix doit vraiment être sûr d’avoir un support important, autant par les fans que par les professionnels qui auraient la capacité de traduire le jeu et de proposer par la suite le titre aux États-Unis et en Europe. Par conséquent, la société ne peut donc rien promettre, même si le support est important et qu’au Japon, le soft a dépassé le million d’unités vendues en quelques jours.

Square Enix préfère donc rester prudent et réfléchir un peu plus à ce qui pourrait se faire dans le futur. Fujimoto a d’ailleurs pensé à ce qu’ils ont fait par le passé avec les autres jeux de la série, comme récemment avec Dragon Quest : L’Odyssée du roi maudit. Le jeu avait été traduit en plusieurs langues à l’époque de sa sortie sur PlayStation 2, mais la traduction a été remaniée lorsqu’il est sorti chez nous sur iOS et Android le 28 mai 2014 pour correspondre à celle des remakes sur Nintendo DS et pour rendre l’univers cohérent. De plus, il est à noter que suite à la sortie de Dragon Quest IV (uniquement en anglais cependant) sur iOS et Android le 6 août dernier, Square Enix compte localiser les précédents jeux de la série sur les mêmes machines avec une traduction remaniée à partir du mois de septembre. Si Dragon Quest VII doit donc sortir en Occident, les traducteurs devront tenir compte de ce qui a été fait auparavant pour les autres jeux.

Fujimoto avoue ensuite qu’avec Square Enix et ArtePiazza, localiser Dragon Quest VII en dehors du Japon est une chose qu’ils aimeraient vraiment faire. Cependant, en ce moment, les deux sociétés n’ont pas encore les ressources nécessaires pour arriver à faire cela. Mais Fujimoto a lui aussi réfléchi de son côté et pense que si les fans font suffisamment de bruit, alors la localisation pourrait être plus rapide et Square Enix arriverait à être convaincu d’une telle décision. Pour faire “du bruit”, il existe bien évidemment les mails et les réseaux sociaux comme Twitter et Facebook, où Square Enix utilise, comme de nombreuses entreprises, plusieurs comptes pour chaque territoire. Bien entendu, si vous désirez supporter par exemple la branche européenne de la société, essayez de le faire poliment et de façon bien argumentée pour avoir les meilleures réponses possibles. Après tout, un jeu comme Bravely Default qui, à l’origine, était pourtant réservé pour le Japon est bien sorti dans nos contrées (surtout grâce à Nintendo en Europe), et le support des fans n’est sans doute pas passé inaperçu puisqu’en sortant en Occident, le titre a dépassé mondialement le million d’exemplaires vendus. Vous savez alors ce qu’il vous reste à faire.
