Hands On de The Legend of Zelda 3DS

À peine une semaine après avoir été annoncé, Nintendo nous offre déjà le luxe d’essayer The Legend of Zelda sur 3DS. Un jeu qui n’a pour l’instant pas de titre officiel, et surtout pas A Link to the Past 2 comme certains l’ont déjà trop vite baptisé. Au programme, une courte démo (un donjon, en fait) qui permet cependant de se rendre compte à quel point cet opus s’inspire du Zelda sur Super NES.

Au niveau du contrôle et des sensations d’abord, les deux jeux sont très proches. Link obéit au doigt et à l’œil et distribue des coups d’épée au même rythme que sur Super Nes. Il peut se protéger avec son bouclier en appuyant sur la gâchette L et peut assigner deux objets aux boutons X et Y via l’inventaire situé sur l’écran tactile. Pour cette démo, Link ne disposait que de l’arc et du marteau, ce dernier objet étant bien plus mis à contribution puisque l’on pouvait retrouver dans le donjon les fameux plots marrons à écraser (ceux du premier donjon du monde des ténèbres dans A Link to the Past, pour les connaisseurs). L’originalité ici, c’est qu’une fois écrasés, ils reviennent en position après quelques secondes comme des ressorts et permettent de faire bondir Link vers de nouvelles zones en hauteur. Autre grand classique de Zelda retrouvé dans la démo, les interrupteurs qui font apparaître les blocs rouges et bleus alternativement, et son lot de puzzles qui vont avec.

Mais la grande nouveauté de l’épisode c’est la “fusion”, le pouvoir de se fondre dans un mur et d’avancer, à plat, affranchi de toute gravité. Plutôt pratique pour traverser des précipices et atteindre des zones inaccessibles au premier abord. Un pouvoir loin de faire de la figuration puisqu’il est mis à contribution dès la première salle. Se transformer en peinture murale permet de franchir une fenêtre et d’ouvrir un coffre planqué sur une corniche à l’extérieur. Peu après, il est nécessaire de répéter l’opération pour franchir un vide entre deux plate-formes. L’occasion aussi de se rendre compte que ce pouvoir, assigné au bouton A, est limité. Une fois déclenché, il vide la jauge de magie assez rapidement, et celle-ci ne se remplit à nouveau qu’une fois Link retrouvant sa forme normale. Tout l’art de ce donjon résidait donc entre faire bondir l’elfe sur les plots et naviguer sur les murs quand il le faut, ce qui donne mine de rien des énigmes sympas et des passages corsés. Comme lorsque sur une plate-forme mouvante, au-dessus d’un précipice, Link doit contourner rapidement un morceau de mur qui bloque la voie pour éviter d’être poussé dans le vide, et juste après se fondre dans un bloc qui monte et qui descend en rythme pour accéder au niveau supérieur. Tout ceci bien sûr en gérant la jauge de magie…


Le nouveau pouvoir de Link

Malgré son feeling old school, ce Zelda a donc quelques arguments qui justifient sa présence en 2013. Pour le reste, le bestiaire rencontré dans cette courte démo était sensiblement le même que dans les donjons d’A Link to the Past : les squelettes relous qui sautent à chaque coup d’épée, les Flagellos qui tournicotent (y compris pour ce qui est du boss, le classique Flagello géant), les tortues que l’on retourne d’un coup de marteau, pas de quoi être dépaysé lorsque l’on connait la série. Mais il ne s’agit que d’un seul donjon, dont on ne sait même pas s’il figurera dans le jeu final d’ailleurs. Plus inquiétant en revanche, l’aspect graphique. Si le jeu affiche une fluidité de tous les instants, difficile de ne pas constater la justesse technique de cette démo. Textures simples voire simplistes, environnements dépouillés, et surtout ce Link tout lisse et inexpressif qui nous ferait regretter le style de Phantom Hourglass et Spirit Tracks sur DS. Il n’y a plus qu’à prier que tout cela s’arrange d’ici la sortie du jeu à la fin de l’année. Ce Zelda a tout de même un argument visuel de choc : sa 3D parfaitement gérée. Ce donjon, tout en verticalité, était d’ailleurs particulièrement adapté. Il suffisait de voir Link bondir presque hors de l’écran d’un étage à l’autre pour s’en rendre compte, ou tout simplement d’être au-dessus d’un précipice et de voir l’étage que l’on vient de traverser en contrebas. La musique de la démo enfin était une ode aux nostalgiques, puisqu’il s’agissait du thème classique des trois premiers donjons d’A Link to the Past réorchestrée pour l’occasion. Du bon boulot, et l’on espère que le reste de la bande-son se situera à ce niveau.

Pour finir, que penser de ces premières minutes de jeu ? Sur le plan du gameplay, ce Zelda est encourageant. Il se repose sur les bases solides d’A Link to the Past en y rajoutant de nouveaux éléments, le principal d’entre eux étant bien sûr la fusion qui ajoute une nouvelle dimension, au sens propre comme au sens figuré, à l’exploration et aux donjons. D’un autre côté, le style graphique épuré de ce Zelda laisse perplexe, mais il serait malhonnête de condamner cet épisode après n’avoir parcouru qu’un donjon rougeâtre et rocailleux. Enfin, reste à voir si les développeurs arriveront à insuffler suffisamment de nouveautés à cet épisode pour ne pas avoir une impression de déjà vu. Que ce soit au niveau des ennemis bien sûr, mais aussi de l’exploration, vu que ce Zelda reprendra la carte d’A Link to the Past en y changeant les donjons. Un mélange entre deux générations que l’on espère donc équilibré et plein de surprises.

Note d’attente : 5/5


  • Nintendo-Difference

    par Blayrow

    le 24 avril 2013 à 14:59

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