
Il fait beau, le soleil brille, le ciel est bleu, les oiseaux chantent. Un peu plus et on croirait se trouver dans un Paris issu des plus grands films Disney ; un temps idéal pour la découverte du second épisode d’Epic Mickey. D’ailleurs, qui de mieux que le célèbre Warren Spector pour nous dévoiler le jeu ? C’est dans le cadre de la « Gaîté Lyrique » que nous avons retrouvé l’homme pour une bonne heure de présentation du jeu, de ses nouveautés, ses particularités, en plus de quelques petites anecdotes.
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# Le compte-rendu de Manmedaz.
Jovial, Warren nous a tout d’abord rafraîchi la mémoire quant au premier volet des aventures de la souris. Accueilli plutôt positivement par la presse malgré quelques critiques récurrentes – notamment vis-à-vis de la gestion de la caméra, ou encore de l’absence de dialogues –, Epic Mickey a malgré tout fait son petit bonhomme de chemin, se vendant à plus de deux millions d’exemplaires aux US et en Europe. Il a d’ailleurs plu à tel point à son public que, en Allemagne, en Grande-Bretagne, en France et aux États-Unis, plus de 92 % des gens lui réclamaient une suite. C’est donc sans trop réfléchir que le second volet de l’aventure fut développé, cette fois-ci sur Wii, mais également sur Xbox 360, PS3, PC et sur 3DS. Cette dernière version n’a par ailleurs été nullement commentée ou montrée au court de la matinée : il faudra donc prendre son mal en patience et se contenter des rumeurs avant découvrir le pot aux roses.

Il est important de noter que, tout comme pour le premier volet, Epic Mickey 2 sur Wii est développé sur Wii avec des assets qui lui sont propres et par Junction Point, studio de Warren Spector. Les versions HD sont pour leur part confiées à un studio tiers, Blitz Games. La version Wii est donc toujours la version principale du jeu.
Par ailleurs, trois points très importants ont été révisés depuis Epic Mickey. La caméra sera maintenant moins rageante, l’objectif de l’équipe étant que le joueur n’ait pas besoin de recentrer une seule fois la caméra à partir du moment où il suit l’histoire principale. Tous les personnages, même ceux comme Oswald, ou les Gremlins, qui étaient muets jusqu’à présent, possèdent dorénavant une voix. Warren profita d’ailleurs de cette parenthèse pour préciser qu’il s’est lui-même chargé du processus de casting des nouvelles voix, preuve de l’importance qu’a pris le support vidéoludique aux yeux de Disney. D’ailleurs, des chansons feront leur apparition dans le jeu, lesquelles seront, ainsi que tous les dialogues, traduites et adaptées comme tout bon Disney qui se respecte. Enfin, le dernier point très important concerne la persistance dans le monde. Là où, dans Epic Mickey premier du nom, vos choix avait des conséquences, mais vos actes n’étaient pas gardés en mémoire, tout ce que vous ferez dans le monde d’Epic Mickey 2 sera conservé au travers de votre partie, sachant de plus qu’il sera possible de parcourir le monde comme bon vous semblera. On retrouve d’ailleurs ici un thème cher à Warren Spector, celui de la cause et la conséquence qui l’a rendu célèbre, et qu’il a exploité tout au long de sa carrière.

De nouveaux environnements seront également disponibles, par exemple un environnement très far-west inspiré de Frontierland, et on retrouvera OsTown ainsi que d’autres lieux déjà visités, souvent défigurés. Quelques nouveaux personnages ont été dévoilés, tels que Ortensia, la petite copine d’Oswald, les Gremlins, ou encore les BlotWorx, fusion entre des Blotlings et des BeetleWorx. Enfin, bien entendu, l’histoire est toute nouvelle, et commence d’ailleurs par un plaidoyer en chanson du Docteur Fou, à l’accent allemand assez sublime.
Dernière grosse nouveauté, la présence aux côtés de Mickey d’Oswald, qui le secondera et l’aidera. Muni d’une télécommande, il pourra actionner les appareils électriques et reprogrammer les robots. En plus de cela, ses oreilles lui permettent de planer, Mickey pouvant en profiter en attrapant ses pattes. Enfin, le dernier gros avantage de son assistance est qu’à n’importe quel moment, un second joueur pourra prendre une Wiimote et en prendre le contrôle sans avoir nullement besoin de recharger quoi que ce soit. L’air de rien, c’est un gros plus pour le jeu, qui du coup devient bien plus convivial et familial.
Attente : 5/5

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# Le compte-rendu de Godjira :
La présentation de Waren Spector terminée, nous avons eu la chance de nous essayer aux versions bêta Wii, Xbox 360 et PS3. Et c’était avec un plaisir non dissimulé que nous prenions wiimote et nunchunk afin de reparcourir le monde de Wasteland. Ici, effectivement beaucoup de choses semblent identiques, que ce soit la topographie ou la prise en main de Mickey. Les joueurs qui avaient eu l’occasion de parcourir de fond en comble le premier volet ne seront pas en terrain inconnu.
Le jeu, toujours basé sur une alternance de gameplay allant de la plateforme 2D à l’exploration 3D, nous amènera à revisiter certains environnements connus du premier volet. La différence viendra des nouvelles possibilités de mécaniques proposées par le jeu. Par exemple, il sera possible d’utiliser les pinceaux dans les environnements 2D. Les phases d’explorations seront complétées par la possibilité de transporter des objets. Si ceux-ci sont hors de portée, comme, par exemple, coincés dans un bain de diluant, il faudra jeter de la poussière magique dessus pour le faire léviter et le pousser par la suite avec le jet d’encre.

Ce simple ajout de gameplay laisse augurer des situations bien retorses. Si le level design du premier volet se basait essentiellement sur l’exploration, le deuxième semble pousser cet aspect encore plus loin avec, en plus, une partie réflexion probablement plus approfondie. De même, l’issu de certaines énigmes dépendra de vos choix, comme, par exemple, « tout faire péter » ou « se la jouer tranquille ». Avec la promesse de la persistance de vos faits et actes, le jeu pourra se révéler encore plus cruel que le premier épisode en vous faisant pleinement prendre le poids et la mesure de votre façon d’agir.
Si la caméra a été visiblement améliorée, il vous faudra néanmoins l’utiliser manuellement afin de déceler tous les secrets dont le jeu regorge. La grosse nouveauté sur laquelle nous avons pu nous essayer c’était bien entendu le mode coopératif, car si en mode solo l’IA semble se comporter correctement, c’est évidemment à deux que le jeu prendra tout son sens. Malgré le fait que l’écran se sépare en deux et réduise considérablement le champ de vision des deux joueurs, la répartition des tâches entre les deux joueurs demeure très amusante. Mickey continuera de peindre et de diluer. Oswald sera armé d’une télécommande électrique qu’il pourra utiliser comme arme, mais aussi, pour réactiver quelques vieilles bricoles utiles à votre progression.
Les 3 niveaux, que nous avons parcourus, semblent, au final, être dans la parfaite continuité du très réussi premier volet. Il reste à savoir maintenant ce qu’il en sera au final de toutes ces nouveautés et si l’équipe de Junction Point ne s’emmêlera pas les pinceaux durant le développement. Quoi qu’il en soit nous attendons la suite avec impatience.
Attente : 5/5
