Six ans après sa sortie, le jeu Treachery in Beatdown City développé par Nuchallenger et HurakanWorks a bénéficié d’une édition physique américaine pour ses versions Nintendo Switch et PlayStation 4. Elle est disponible en précommande exclusivement sur la boutique officielle de Limited Run Games jusqu’au lundi 30 mars 2026 à 05:59 du matin (heure française) et coûte 34,99 $. Son expédition est prévue entre le 1er juillet et le 30 septembre 2026. En plus du jeu de base, cette édition physique comprend le DLC Ultra Remix. Un manuel sera inclut dans la boîte. À noter que jusqu’au 30 mars, des réductions sont disponibles pour Treachery in Beatdown City et le bundle avec Ultra Remix sur l’eShop européen. Le jeu de base coûte 1,64 € au lieu de 16,49 €, tandis que le pack avec le DLC est à 5,27 € au lieu de 26,39 €. Seul, le DLC coûte 9,99 € et n’est pas en promotion.
Treachery in Beatdown City : Ultra Remix est sorti à l’origine le 30 mars 2020 sur PC via Steam et l’eShop Nintendo Switch américain, avant de débarquer sur l’eShop européen le 7 juillet 2021. Le DLC Ultra Remix est quant à lui sorti le 4 octobre 2023 sur l’ensemble des plateformes. Le même jour, des versions Xbox One et Xbox Series sont sorties. Elles comprennent le jeu de base et le DLC. À ce jour, il n’existe pas de version PlayStation 4 et/ou PlayStation 5 en téléchargement. L’édition physique proposée par Limited Run Games est donc une nouveauté.
Beatdown City est une franchise à part entière, qui inclut donc Treachery in Beatdown City et le DLC Ultra Remix, mais aussi l’EP Welcome to Beatdown City et les jeux U.N. Trouble : A Prologue to Treachery in Beatdown City, Corporate Vandals et Beatdown City Survivors, un tout nouveau titre prévu à une date indéterminée pour le moment uniquement sur Steam. Treachery in Beatdown City se présente comme un jeu hybride, décrit officiellement comme un jeu « Dark Comedy Brawling Action Tactics », mélangeant tactique au tour par tour, beat ’em up et RPG. Dans ce jeu, on incarne trois combattants qui doivent combattre des hordes de flics fascistes, de voyous turbulents, d’ivrognes racistes, des bourgeois en gentrification, de joggers qui se la pètent, de punks fortunés, de motards adeptes de la tech et plus encore, comme des ninjas et des terroristes (et les deux à la fois). On doit choisir son combattant, créer des combos personnalisés et mettre les ennemis K.O., le tout pour sauver le président Blake Orama.
Après l’enlèvement du président Blake Orama par des ninjas terroristes et la dissolution des forces de police par le maire Mike Moneybags, le chef de la police Antonio Santiago, désormais suspendu, pressent que quelque chose d’encore plus gros se prépare. Il décide de faire appel à sa fille Lisa et à ses deux amis, Brad et Bruce, pour découvrir non seulement la vérité derrière cette affaire, mais aussi pour trouver les racines de la trahison dans Beatdown City.
On peut alterner entre les trois combattants : Lisa, une combattante MMA et boxeuse, Bruce, un spécialiste de Jeet Kune Do et Capoeira, et Brad, un ancien catcheur professionnel. Ces personnages ont accès à une variété d’attaques pour créer des combos à base de coups et de prises. Le gameplay mélange combat en temps réel et au tour par tour avec un menu adéquat et des effets de statut. Les ennemis ont leur propres styles d’attaque, apparences et comportements.
Treachery in Beatdown City est le fruit du travail de Nuchallenger avec Shawn Alexander Allen au design et Manuel Nico Marcano, alias HurakanWorks, à la programmation. À l’origine, le jeu avait eu droit à une campagne de financement participatif organisée sur Kickstarter. Au total, 50 473 $ ont été engagés sur les 49 000 $ demandés. On nous promet un scénario de comédie noire hilarante qui rappelle des Å“uvres comme la série Key et Peele et les films Get Out et Sorry to Bother You. La création du jeu a été racontée en partie et commentée dans Los Angeles Times, qui aborde notamment le thème clairement antiraciste de l’Å“uvre. Treachery in Beatdown City mélange différents tons, réalités cruelles, scènes de combat exagérées, style vintage et humour. Ce mélange est venu naturellement à Shawn Alexander Allen, en partie parce que n’importe quelle journée de 2020 regorgeait de telles variances selon lui. Il indiquait suivre beaucoup de gens qui sont vraiment d’extrême gauche, de nombreux révolutionnaires noirs, des poètes et des musiciens, ainsi que des personnes issues du milieu du jeu vidéo. Los Angeles Times le présentait comme une personne métisse et l’un des principaux organisateurs du Game Devs of Color Expo de New York. Il parlait du fossé flagrant qu’il a constaté, entre quelqu’un qui parle de son dîner et de son envie de jouer à un jeu vidéo, et une autre personne montrant en suivant une vidéo de quelqu’un se faisant tabasser par un flic, voire 100 vidéos ou un montage montrant la même chose. Il regardait beaucoup de choses de ce genre, ce qui le mettait forcément en colère. Treachery in Beatdown City reflète justement cela, car comme l’indique Los Angeles Times, on peut voir des policiers entrant dans les mauvaises maisons, arrêtant des innocents et lançant du gaz lacrymogène sur des manifestants, ce qui ne vient pas d’un cas particulier, mais plutôt de la vie américaine de ces dernières années.
Shawn Alexander Allen a aussi été interviewé par Game Developer pour parler de sa création. Il affirme notamment que les esthétiques du jeu sont inspirées directement de Bad Dudes, Ninja Gaiden, Tortues Ninja, Double Dragon sur NES et Final Fight (arcade et Mighty sur NES). En termes de gameplay, Treachery in Beatdown City s’inspire plus directement d’Hybrid Heaven, Fallout 3 et Fire Pro Wrestling. Le designer appréciant beaucoup les films new-yorkais tels que Midnight Cowboy, Tortues Ninja et Mean Streets, cela a fortement influencé l’ambiance du jeu. Les films de Bruce Lee ainsi que l’élément de justice sociale et ses thèmes (comme le combat contre les anti-Chinois dan Chinese Connection) ont influencé le jeu à la fois directement et indirectement selon lui. Shawn Alexander Allen explique que les films de Bruce Lee avaient influencé Yoshihisa Kishimoto, le créateur de Double Dragon, et ce style de combat dont il a été le pionnier a inspiré Treachery in Beatdown City. Dans une autre interview, cette fois-ci accordée à Gamesindustry.biz, le designer a expliqué ne pas être inquiet si le sujet du jeu ne parle pas à tout le monde en repensant à l’époque où il a vu des films comme Get Out et Sorry to Bother You, qu’il décrit comme des récits clairement personnel réalisés par des cinéastes noirs, et à la façon dont ceux-ci l’ont rassuré sur le fait qu’il avait adopté la bonne approche avec Treachery in Beatdown City. Dans Los Angeles Times, Shawn Alexander Allen cite les films Get Out et Sorry to Bother You comme une preuve qu’il existait un besoin et une soif de projets personnels qui abordent sans détours les thèmes de l’inégalité raciale.
Le jeu permet d’explorer East Fulton, une réinterprétation néo rétro de New York avec des marques parodiques et des références à la pop culture. Plus de 120 ennemis classés par type apparaissent dans le jeu. Le titre embarque un système de comportement qui se base sur la santé et modifie les tactiques des ennemis, ce qui rend les combats imprévisibles. Avec le DLC Ultra Remix et les mises à jour, les développeurs ont apporté de nombreuses améliorations, notamment pour l’équilibrage des ennemis, mais aussi de nouvelles musiques et des changements au niveau visuel.
Les musiques de Treachery in Beatdown City et du DLC Ultra Remix ont été composées par Inverse Phase. L’artiste avait déjà travaillé sur l’EP pour Treachery in Beatdown City Episode 1, qui est sorti le 16 janvier 2014. L’OST d’Ultra Remix est arrivée le 6 octobre 2023. Inverse Phase a travaillé sur l’OST de la franchise sur une période de plus de douze ans.
Treachery in Beatdown City : Ultra Remix est décrit comme une mise à jour massive en version 2.0 du jeu principal. De nouveaux niveaux ont été ajoutés, mais aussi de nouvelles attaques et options de défense (parades, roulades…), des armes inédites comme des chaises en acier et des nunchakus, environ 80 ennemis supplémentaires à combattre, de nouvelles musiques d’Inverse Phase et plus encore. Parmi les nouveaux adversaires, on trouve des musiciens agressifs, de terribles touristes, des policiers abusifs, des catcheurs sur le déclin et des ninjas dragon terroristes. Les nouveaux niveaux se situent par exemple au Times Square, aux toits ensolleilés d’East Fulton, dans les métros lugubres, les coulisses de talk show et plus encore.