Notre preview de Prince of Persia : The Lost Crown sur Nintendo Switch

La franchise Prince of Persia était dormante depuis un bon moment quand Ubisoft a annoncé la sortie d’un nouveau jeu développé par les équipes d’Ubisoft Montpellier et nommé Prince of Persia : The Lost Crown. Petite surprise à la vue des bandes-annonces : bien qu’il s’agisse toujours d’un jeu d’action-aventure, ce nouvel opus constitue une sorte de retour aux sources de la série, avec un côté Metroid-like en 2,5D assumé. Quant au gameplay et à l’histoire, ils différent assez sensiblement de ceux de la trilogie des sables du temps sortie dans les années 2000. Nintendo-Difference ayant eu la chance de pouvoir tester en avant-première le début de cette toute nouvelle aventure pendant un peu plus de trois heures et demie, nous vous faisons aujourd’hui part de nos premières impressions sur ce titre prometteur. Précisons que notre session de jeu a été effectuée exclusivement en mode salon, nous ne pouvons donc pas nous avancer à ce stade sur la qualité de l’expérience en mode portable.


Artwork de Prince of Persia : The Lost Crown


Nouveau prince, nouveau style


Le nouveau Prince of Persia propose un scénario a priori décorrélé des jeux les plus récents de la série. On incarne Sargon, un jeune guerrier faisant partie d’un groupe nommé Les Immortels, au service de la reine de Perse. Peu après le début du jeu, le prince Ghassan, fils de la reine, se fait enlever par la mentor de Sargon, supposément fidèle à la couronne. Sous le choc, mais conscient de ses responsabilités, le héros se rend avec ses compagnons au mont Qaf, où se trouve une dangereuse citadelle abandonnée, à l’origine de nombreux mythes. Le temps semble ici voir perdu tout contrôle et Les Immortels décident de fouiller les lieux afin de retrouver le prince Ghassan. L’histoire est intrigante, captivante et comporte un certain nombre de retournements de situation que l’on a pu découvrir dans le cadre de notre preview. Des stèles donnent régulièrement des éléments d’information concernant les personnages rencontrés et les légendes perses dont le jeu s’inspire. L’ensemble reste cependant abordable et il n’est pas nécessaire de se plonger dans la lecture des objets de l’inventaire pour comprendre ce qu’il se passe.


Image de Prince of Persia : The Lost Crown


Mythes et légendes


Musicalement et visuellement, Prince of Persia : The Lost Crown est un régal. La bande-annonce pouvait laisser croire que l’expérience serait moins authentique dans un but de « badassification », mais ce n’est pas le cas. Les environnements traversés par Sargon sont sublimes, du champ de bataille dynamique de l’introduction à l’observatoire céleste que l’on a pu découvrir à la fin de notre session de jeu. Des lieux comme la Citadelle de la Connaissance ou la Forêt Hyrcanienne sont inspirés de la mythologie perse et possèdent tous une identité visuelle spécifique. C’est dans l’ensemble un jeu franchement joli. D’un point de vue musical, l’équilibre est très bon, car Mentrix (compositrice d’origine iranienne) et Gareth Coker (à l’œuvre sur Ori, Immortals Fenyx Rising, Darksiders Genesis, Ruined King : A League of Legends Story ou Mario + The Lapins Crétins Sparks of Hope) se sont associés pour composer des mélodies mêlant sonorités iraniennes traditionnelles et sons plus modernes avec de belles touches de guitare électrique. Dans l’ensemble, c’est assez enchanteur pendant l’exploration et épique lors des combats.


Artwork de Prince of Persia : The Lost Crown


Doublages appréciés


Si  nous avons pu expérimenter le doublage en français, de plutôt bonne qualité et assez crédible, nous avons également eu la surprise de découvrir que parmi les nombreuses langues dans lequel le jeu a été doublé, on retrouve le farsi (en plus de l’anglais, du français, de l’allemand et de l’espagnol). Concernant les sous-titres, on peut rajouter à cette liste l’italien, le portugais, le russe, le japonais, le polonais, le chinois traditionnel et simplifié, le coréen et l’arabe.


Parlons peu, parlons gameplay


Prince of Persia : The Lost Crown est un jeu d’action-aventure inspiré des Metroidvania. La dimension RPG étant assez peu présente, on parlera d’ailleurs plutôt d’un Metroid-like. L’exploration est donc ici un aspect particulièrement important. Pour rappel, dans un Metroidvania, le joueur doit explorer une carte complexe et labyrinthique, dont de nombreuses portions sont initialement verrouillées par des capacités à débloquer en cours de partie. Au cours de notre preview, nous avons pu accéder à cinq ou six zones différentes et débloquer au moins deux capacités : le tir à l’arc et le dash aérien. En plus de ces capacités, Sargon est capable dès le début du jeu de se suspendre à des poutres, d’effectuer des glissades au sol et de sauter contre les murs.


Image de Prince of Persia : The Lost Crown


Exploration personnalisable


Il est possible dès le début du jeu de choisir si on souhaite avoir une carte détaillée avec des objectifs indiqués clairement dessus (idéal pour les débutants) ou utiliser une carte minimaliste, ce qui sera très apprécié des amateurs chevronnés du genre. Il est possible de changer ce paramètre à n’importe quel moment en cours de partie. On peut débloquer de nouvelles portions de la carte en les explorant ou en achetant à une gamine du coin la carte du secteur. Comme dans beaucoup de Metroid-like, si Sargon meurt, il est ramené à un point de sauvegarde, ici les arbres Wak-Wak. Ces arbres sont disposés de façon suffisamment régulière, sans être cependant omniprésents, ce qui est un bon équilibre. On trouve aussi une nouveauté très appréciable : il est possible à tout moment d’effectuer des impressions d’écran (en quantité limitée cependant) qui apparaissent sur la carte, notamment lorsqu’on se confronte à un obstacle qu’on n’arrive pas à franchir. C’est une innovation très rafraichissante. Enfin, on trouve assez vite des structures de téléportation permettant de se rendre instantanément d’un bout à l’autre de la carte.


Artwork de Prince of Persia : The Lost Crown


Un grand monde à découvrir


Le mont Qaf est un terrain de jeu immense, et en plus de la quête principale qui consiste à sauver le prince Ghassan, on y croise un panel de personnages hauts en couleur. Dans le Refuge, bastion où Sargon peut se reposer, on rencontre une vieille vendeuse d’amulettes dont les babioles peuvent être équipées à un arbre Wak-Wak afin de conférer des capacités spéciales au héros. Ce dernier fait aussi la connaissance d’une déesse en charge d’une forge qui peut améliorer son équipement en échange de monnaie sonnante et trébuchante. En plus de ces personnages importants, et bien entendu des autres Immortels, on trouvera par ailleurs un certain nombre de PNJs qui confieront des quêtes secondaires à Sargon et pimenteront un peu l’aventure.


Image de Prince of Persia : The Lost Crown


Des combats aux petits oignons


Comme évoqué précédemment, l’exploration est un élément important de ce Prince of Persia, mais le combat n’est certainement pas en reste. Il est possible dès le début de la partie de choisir un niveau de difficulté. Ce qui est particulièrement appréciable, c’est qu’on peut customiser le challenge en allant jusqu’à choisir les dégâts qu’infligent les ennemis, leur niveau de santé, les dégâts environnementaux que peut subir Sargon, la difficulté de parade, voire la fenêtre d’esquive. Cette customisation en fait un jeu adapté à tous publics, puisqu’il est possible de faire du combat une formalité ou d’augmenter la difficulté jusqu’à obtenir un Souls-like. Quoiqu’il en soit, si on sélectionne le mode normal, la difficulté des combats est assez équilibrée, avec cependant de jolis challenges pour les boss les plus importants.


Artwork de Prince of Persia : The Lost Crown


Parez oh!


Le combat est assez classique et se base sur l’esquive, la parade et les combos. La parade est facilitée par le fait que l’ennemi brille d’une lumière dorée lorsqu’il lance une attaque qu’on peut parer ou d’une lumière rouge pour une attaque que l’on ne peut qu’éviter. Le héros peut apprendre de nombreux combos qu’il est d’ailleurs possible de pratiquer auprès de l’un des Immortels lorsqu’on se trouve dans la zone apaisée du Refuge. Sargon sait aussi utiliser une forme de magie en consommant ce qu’on appelle de l’Athra et qui permet de lancer des sorts très utiles lorsque la jauge est suffisamment remplie (comme des attaques surpuissantes ou du soin).


Image de Prince of Persia : The Lost Crown


Bestiaire sous stéroïdes


En ce qui concerne les ennemis, ils sont variés avec des attaques et des patterns diversifiés. Chaque zone comporte des ennemis qui lui sont spécifiques et qui collent bien avec le thème (chamans dans la forêt, érudits fous dans les archives, …). Petite cerise sur le gâteau et qui rappelle des Metroidvania très appréciés comme Blasphemous : la plupart des ennemis semblent avoir une animation de mort spécifique qui se déclenche lorsqu’on pare les attaques dorées correctement. Les boss sont assez nombreux, puisque dans le cadre de notre preview, nous avons pu en affronter six. Selon les boss, il faut abuser de la parade ou de la glissade pour en venir à bout. Certains sont relativement simples, mais les plus grands adversaires (comme Jahandar, la chimère infernale) possèdent de nombreuses phases avec des patterns de plus en plus complexes et nécessitent plusieurs tentatives. Point positif : pour les boss majeurs, lorsque Sargon meurt il n’est pas ramené à un arbre Wak-Wak, mais au début du combat, et tous les dialogues peuvent être passés. Sargon possède aussi au début du jeu une potion de soin qui se renouvelle à chaque résurrection, et il est possible d’en débloquer d’autres en cours de partie. Mourir n’a cela dit pas vraiment de conséquences à part la perte de quelques cristaux de temps qui servent de monnaie dans le jeu.



Verdict préliminaire


Dans l’ensemble, ce que nous avons pu voir dans cette preview est très encourageant. Prince of Persia : The Lost Crown semble être un Metroid-like qui a été conçu avec beaucoup d’attention et d’amour pour le genre. On apprécie particulièrement le très haut niveau possible de personnalisation, que ce soit en ce qui concerne les combats ou l’exploration, ce qui en fait à la fois un jeu très accessible pour les débutants et un véritable challenge pour les fans de Metroidvania qui le souhaitent. Les visuels sont beaux sur Switch, les phases de plateformes sont très fluides et le système de combat est agréable. On peut clairement voir que les développeurs ont peaufiné leur étude du genre alors qu’on est en pleine ère de renaissance du Metroidvania. Bien que ce soit une expérience très différente des Prince of Persia adorés par certains dans les années 2000, c’est un nouveau départ très frais et solide pour la franchise, et on a hâte de voir si la suite du jeu confirme cet optimisme.

Un grand merci également aux équipes d’Ubisoft pour leur excellent accueil lors de cette session preview !


Artwork de Prince of Persia : The Lost Crown

  • Nintendo-Difference

    par Skyward

    le 13 décembre 2023 à 18:00

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  • 18 Janvier 2024
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