Preview de Pikmin 4 sur Nintendo Switch, premières impressions avant le verdict final

À moins d’un mois de sa sortie officielle, nous avons eu la chance de pouvoir poser nos mains sur Pikmin 4. Rendez-vous compte : il aura fallu attendre sept ans depuis son annonce pour enfin vivre une aventure inédite en compagnie de nos minuscules amis végétaux. Une éternité pour les fans donc, qu’il faudra combler, mais aussi surprendre. C’est qu’en vingt-deux ans, jamais la série principale n’a réellement bouleversé sa formule, et ce depuis son épisode fondateur, preuve que celle-ci semble ne pas accuser le poids de son âge tant elle est bien huilée. Après un Pikmin 3 Deluxe ayant battu le record de ventes de la franchise, ce quatrième opus entend s’ouvrir davantage au grand public, notamment en y incorporant des éléments de game design plus dans l’air du temps… quitte à rebuter les puristes ? C’est avec quelques heures dans les pattes à arpenter de fond en comble les deux premières zones du jeu que nous vous dévoilons notre avis à chaud et, on l’espère, que nous répondrons à vos potentielles questions sur cette future grosse exclusivité de la Nintendo Switch.

Quality of Leaf

Que l’ancienne garde se rassure : l’histoire tient toujours sur un post-it, laquelle raconte l’énième crash de l’inénarrable Capitaine Olimar. Pour lui venir en aide, après ses multiples S.O.S, on dépêche tout un équipage de sauvetage. C’est peut-être la faute à pas d’chance, mais leur fusée s’écrase également lors de son arrivée sur la même planète vierge et hostile dont Olimar est captif malgré lui ! Pour couronner le tout, les secouristes se sont éparpillés un peu partout, à la manière des éléments du vaisseau Dolphin dans les précédents épisodes. C’est donc à nous, jeune novice en la matière, qu’il incombe de devoir sauver tout ce joyeux petit monde. Olimar d’abord donc, mais aussi les secouristes, ainsi que d’inconscients civils appâtés par les trésors mentionnés dans les retransmissions radio du Capitaine tout aussi fameux que fumeux. C’est ici que Pikmin 4 propose sa première grosse nouveauté, à savoir la création d’un avatar censé nous représenter en lieu et place de héros prédéterminés. Si l’on reste dubitatif face au manque criant d’options en dehors de son prénom, on peut également comprendre la volonté d’impliquer un peu plus le joueur dans l’univers traversé. À l’heure actuelle, on ne sait pas encore si d’autres éléments personnalisables sont à débloquer pour notre personnage au cours de l’aventure.

C’est aussi l’occasion pour le titre de se montrer bien plus verbeux, qu’il s’agisse de nous inviter à discuter avec les personnages non-joueurs croisés ici et là, mais aussi à travers des tutoriels plus consistants et insistants. Le joueur confirmé y verra là une assistance pénible, voire risible, mais force est d’avouer que pour un parfait novice en la matière, les mécaniques et contrôles d’un Pikmin sont loin d’être intuitifs. Le premier segment du jeu, un simili-prologue, explicitera donc les ordres et manœuvres données à nos, l’importance de leur morphologie ou encore les capacités propres à notre sidekick canin, un autre élément majeur et inédit propre à cet opus. Celui-ci est en effet capable de porter des Pikmin sur son dos et de flotter avec eux sur l’eau, mais également de ramasser des objets lourds ou encore d’attaquer les potentiels monstres sur notre chemin, sur terre, dans les airs ou même dans la flotte. Un chien à tout faire qui facilite l’aventure, notamment via des améliorations de qualité de vie ; par exemple en le chevauchant, on peut désormais sauter au-dessus de petites bordures au lieu de devoir faire un détour comme à l’époque, mais également lui demander de renifler les trésors cachés aux alentours.

Assassin’s Seed

Au premier abord, on s’avoue ne pas être convaincu par cette approche facilitante. Toutefois, il ne s’agit là que d’un tutoriel et dès lors qu’on atterrit dans la première zone du jeu, on se rend rapidement compte qu’Otchin – c’est le nom de notre toutou – ne peut vraisemblablement pas réaliser toutes les tâches et actions apprises jusque-là. Pour nager, attaquer des ennemis aériens ou rechercher des Pikmin disparus, il faudra accomplir certaines tâches ou le dresser auprès d’un personnage bien défini en échange de quelques ressources spécifiques. Là encore, Pikmin 4 apporte un brin de changement dans sa formule en y intégrant les populaires arbres de compétences et même une notion de crafting, le tout résidant dans un hub dédié et mis à disposition entre deux journées. Des civils secourus pour les compétences d’Otchin aux pierres brutes pour façonner bombes, radars et autres équipements (dont certains nécessaires pour réaliser des actions précédemment basiques comme sonner la charge d’un groupe de Pikmin ou tous les rappeler à la base), la série propose là une notion de progression plus quantifiable et matérialiste qu’à l’accoutumée.

Une tendance visible et surexploitée dans les gros titres de ces dernières années, qui dans notre cas laisse sujet à débat. Jusqu’alors, la série se débrouillait parfaitement pour récompenser le joueur complétiste ou curieux avec des objets facultatifs, le tout en proposant une aventure au rythme parfaitement dosé et au plaisir de jeu instantané. Ici, tous ces choix de game design apparaissent comme du gras malvenu, hachant la cadence du périple en nous invitant à passer davantage de temps dans les menus du titre. Précisons tout de même qu’il ne nous a pas paru impossible de progresser sans passer par l’arbre de compétences d’Otchin ou l’atelier de craft, et on espère que cela restera une constante tout au long de notre mission, mais force est d’avouer que le connaisseur se sentira inévitablement bridé en évitant tout ce pan du soft. En plus de ses objectifs principaux (retrouver Olimar et l’équipage de secourisme), le jeu propose des quêtes annexes de type complétion, comme découvrir la faune et les trésors du coin en échange de récompenses-ressources.

Bien tes grottes ?

Avec un level design à la structure moins linéaire et chapitrée, il est possible ou presque de compléter à 100 % une zone dès sa découverte, là où les précédents opus jouaient davantage sur le backtracking. Plus diversifiées que leurs ainés, elles nous ont amenées à réaliser de nombreuses activités, des plus habituelles à celles qui le sont moins, comme des duels de récolte ou du contre-la-montre (les fameux Duels Dondori). Ces deux activités se réalisent sous terre, en empruntant des tuyaux au bouchon distinctif, rouge ou gris. L’occasion d’évoquer succinctement le retour des grottes, apparues pour la première et dernière fois dans Pikmin 2. Leur aspect donjon et leur approche plus directe sont un réel plaisir à retrouver et parcourir. L’occasion de découvrir les Pikmin de glace, capables de geler cours d’eau et ennemis ; loin d’être aussi surpuissants qu’ils n’y paraissent, ils apportent avec eux de nouvelles énigmes liées au level design, mais aussi une nouvelle façon d’appréhender les monstres environnants.

Avec autant de points d’intérêts ici et là, ainsi que la volonté de proposer du craft et un arbre de compétences dans des cartes plus larges et ouvertes, il n’est pas impossible de s’imaginer un futur Pikmin prenant la forme d’un monde ouvert. Si l’on n’a pas encore pu découvrir de quoi les Expéditions de nuit retournent, on s’étonne de l’absence de la limite de temps passé sur cette planète inconnue, un élément pourtant constant dans la série. Sans pour autant l’affirmer, il nous apparait comme possible de vagabonder autant qu’on le désire malgré un compteur de jours passés (pour un potentiel classement en fin de jeu ?), là où les opus précédents imposaient trente jours maximum ; une notion de survie et de stress qui risque de nous manquer terriblement si leur disparition s’avère réelle. Quant au reste, on peut rapidement évoquer la toute beauté du titre et l’aspect sonore toujours aussi maîtrisé. Loin d’être impressionnant techniquement, le jeu peut se targuer de bénéficier d’une direction artistique magnifique, laquelle parvient à masquer avec brio des limitations évidentes propres à la machine. Question performance, rien à signaler non plus, le framerate n’ayant jamais bronché et la résolution ne nous paraissant pas fluctuante, signes du soin apporté à la réalisation du soft.

Conclusion

Sans jamais réellement bouleverser sa formule d’origine, Pikmin 4 intègre finalement de nouveaux éléments dans sa structure et son game design. S’ils ne sont pas toujours indispensables selon nous, à l’image d’un arbre de compétences ou d’équipements à fabriquer (lesquels manquent d’intérêt et tendent à gâcher un rythme jusqu’alors parfait), on a qu’une seule hâte, c’est de découvrir la suite ! Avec des environnements plus vastes et variés en partie dû à une urbanisation plus manifeste (jardin, bac à sable, intérieur d’une maison et certainement bien plus encore), le retour des grottes ou la présence décisive d’un compagnon canin, Nintendo maîtrise définitivement son affaire. Pourvu d’indéniables qualités ludiques, on espère que nos impressions positives se confirmeront à travers notre futur test, plus complet et explicite sur l’ensemble du titre, son contenu et sa durée de vie.

  • Nintendo-Difference

    par Kalimari

    le 29 juin 2023 à 3:25

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