Another Code : Mémoires Doubles

En résumé

  • Sorties :
  • 24 Juin 2005
  • 26 Septembre 2005
  • 24 Février 2005

L'avis de Toad

Another Code est un bel ovni du monde vidéoludique sur console. Parfaitement adapté au support, il procure une expérience formidable, que ce soit en terme d'ambiance comme de gameplay. Malheureusement cette joie doit être tempérée à cause d'une durée de vie trop courte. Ceux qui n'ont pas peur d'investir 40€ pour seulement quelques heures de jeu ressortiront de l'expérience Another Code la tête emplie de bons souvenirs. De part la présentation et l’organisation du titre, le joueur ne dirige pas seulement Ashley : il devient Ashley. Cette implication est encore accentuée par la bonne idée d’avoir doté l’héroïne d’une copie virtuelle de la DS du joueur. Pour un coup d'essai, Ing, le développeur du jeu, signe un coup étonnant, mais pas encore magistral. Gageons que ce sera le cas la prochaine fois ! Another Code est une excellente entrée en matière dans le genre aventure et parfaitement profilé pour la Nintendo DS. Original et émouvant.

Les plus

  • - une double intrigue habilement menée
  • - des personnages attachants et charismatiques
  • - une envie constante d'avancer
  • - une interface utilisateur parfaitement adaptée a la console
  • - l'exploitation poussée de la console

Les moins

  • une durée de vie comprise entre 5 et 10 heures.
  • peu de chance de vouloir y rejouer une fois l'aventure terminée
  • un titre qui sort malheureusement dans une indifférence générale
  • Nintendo-Difference

    par Toad

    le 29 novembre 1899 23:50

La veille de son quatorzième anniversaire, Ashley Robins reçoit un paquet accompagné d’une lettre de son père Richard, père qu’elle croyait mort depuis onze années. Celui-ci invite la jeune adolescente à le rejoindre sur l’île de Blood Edwards. Il offre par la même occasion un des jeux d’aventure les plus surprenants qui soit, le premier du genre sur la Nintendo DS.

Une aventure mystérieuse :

Accompagnée de sa tante Jessica, Ashley se rend sur l’île d’Edwards, en quête d’explication sur les faits terribles qui se sont déroulés alors qu’elle n’était qu’une petite fille de trois ans :
“Un bruit, une effraction, quelqu’un rentre dans la maison. Maman me cache dans le placard. L’inconnu s’adresse à maman et demande de lui donner quelque chose … un coup de feu !!! Maman est morte et papa la tient dans ses bras.”
Depuis ce tragique évènement, Ashley vit avec Jessica qui s’est toujours occupée d’elle comme de sa propre fille. Jessica a toujours prétendu la mort de Richard. Embarrassée, elle apprend à Ashley le terrible mensonge qu’elle a dû raconter, durant le voyage en bateau menant sur l’île, suite à promesse. Richard ne manquera certainement pas d’arguments une fois arrivé à bon port pour expliquer sa mort simulée.
A peine débarqué sur l’île d’apparence déserte, l’absence du père d’Ashley pour les accueillir ne manque pas d’éveiller les inquiétudes. Et ce n’est pas la disparition de Jessica partie le rechercher qui améliore l’ambiance. Ashley a tout juste la journée pour comprendre ce qu’il se passe sur cette maudite île, avant que le bateau ne reparte, avec ou sans la famille Robins. C’est uniquement armée de sa DAS (une copie virtuelle de la DS) qu’elle part retrouver Richard et Jessica. Décidément, cet endroit apparaît de plus en plus mystérieux.

Au doigt et au stylet

 La tombe de papa…  Ou celle d’un inconnu?

Le joueur dirige Ashley durant toute l’aventure. Pour se faire, le jeu permet de déplacer la jeune fille grâce à la croix directionnelle.
#row_end
Comme tout bon jeu développé spécifiquement pour la DS, c’est surtout avec le stylet que le contrôle prend tout son intérêt : Ashley se dirige vers la zone pointée au stylet sur l’écran tactile. Celui-ci affiche une vue de haut de l’action en 3D temps réel pendant que l’écran du haut montre une image précalculée de la scène.
Lorsque Ashley peut interagir avec un élément autour d’elle, l’image du haut est transférée sur l’écran tactile. Le joueur pointe sur la zone qu’il souhaite analyser. De cette façon, certains objets pourront être récupérés et permettront par la suite de résoudre diverses énigmes bloquant la progression du joueur.

 

Ces énigmes mettent à profit les capacités de la console, les joueurs aguerris de “Wario Ware Touched” ou autre “Feel The Magic” ne seront pas dépaysés. Reconstituer, gratter, tourner, souffler, manipuler des images (grâce à la DAS) et autres plaisirs du genre seront au programme. Jamais vraiment bloquants, certains problèmes laisseront le joueur ébahi quant à la façon de les résoudre. Le jeu assiste beaucoup le joueur. Les personnages sont malheureusement trop souvent de bons conseils pour résoudre les énigmes. Il devient dès lors trop facile de résoudre les problèmes les plus tordus.
De nombreux dialogues ponctuent le jeu. Le joueur peut sélectionner les sujets qu’il souhaite aborder et a ainsi l’impression d’une interactivité plus poussée entre les protagonistes.

Un scénario haletant mais court :

Très rapidement, Ashley va faire la connaissance d’un jeune fantôme prénommé D, frappé d’amnésie. Il semblerait que D soit fortement impliqué dans des évènements qui ont frappé l’île il y a cinquante ans. Mais sa mémoire occulte le passé. Ayant longtemps erré sans compagnie, c’est le coeur plein d’entrain – pour peu qu’on puisse parler d’un fantôme de cette façon – que D rejoint Ashley dans sa quête, espérant pouvoir en apprendre plus sur lui-même.
Petit à petit, les mystères s’effacent et les souvenirs refont surface. A chaque nouvelle zone visitée, on en apprend un peu plus sur Richard, son travail de scientifique, tandis que les déchirements de la famille Edwards sont mis a nus. Cette “mémoire double” incite le joueur à constamment avancer dans l’aventure. Pas de répit, on souhaite savoir ce qui s’est réellement passé.
Les coups de théâtre sont assez nombreux. Grâce à eux, la psychologie des personnages se développent et l’impression d’intimité avec Ashley gagne en intensité : personne n’est ni vraiment gentil, ni vraiment méchant, chacun a ses motivations et son vécu. Au-delà de l’ambiance paranormale omniprésente, le titre y gagne en crédibilité et cohérence.
Malheureusement l’histoire se dénoue trop rapidement, un joueur aguerri au genre aura tôt fait de finir le jeu en moins de six heures. Trop court, beaucoup trop. De plus, une fois terminée, il y a peu de chance de vouloir résoudre de nouveau l’énigme “Another code”.

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