Horace

En résumé

  • Sorties :
  • 21 Octobre 2020
  • 21 Octobre 2020
  • Non renseignée

L'avis de Skyward

Horace est clairement une petite pépite qui n’a absolument pas perdu de son charme ou de sa jouabilité sur la Switch. C’est un platformer diversifié et de grande qualité, fortement porté par une narration poussée et passionnante. Il intègre un grand nombre de références pop qui peuvent plaire aux joueurs de toutes les générations. Le niveau de difficulté du jeu est très bien dosé pour poser un challenge aux habitués, sans complètement dégoûter les moins habiles. Le seul reproche que l’on puisse lui faire, c’est l’impossibilité de passer les phases de narration pour les plus pressés, ainsi que la voix monotone d’Horace utilisée pour lire l’histoire aux joueurs. Il coûte 14,99 euros pour une quinzaine d’heures de jeux sur l’eShop ce qui est plutôt correct.

Les plus

  • Une difficulté bien dosée
  • Une narration de qualité
  • De la plateforme originale et variée
  • Des personnages touchants
  • Les références pop
  • Les mini-jeux intégrés dans l’aventure
  • Musicalement, un beau travail se basant sur de grands classiques

Les moins

  • Visuellement un peu simplet
  • Impossibilité de passer les phases de narration
  • La voix d’Horace
  • Nintendo-Difference

    par Skyward

    le 10 novembre 2020 14:59

Plateforme, pixels et nostalgie : voilà la formule magique que les deux développeurs passionnés Paul Helman et Sean Scaplehorn ont utilisé pour concevoir Horace, petit jeu indépendant acclamé par la critique lors de sa sortie sur PC en 2019. Dans le principe, Horace ne réinvente pas l’eau chaude, et semble simplement intégrer, comme tant d’autres jeux auparavant, des inspirations de l’époque 8 et 16 bits qui plaisent tant aux joueurs nostalgiques. Qu’est-ce qui le distingue suffisamment pour en faire un beau succès indie ? Est-ce que le port sur Switch est une réussite ?


C’est un beau roman, c’est une belle histoire

Comment parler d’Horace sans parler de sa formidable narration. En 2020, on a tendance à vouloir tout, tout de suite et trop vite, mais Horace fait fi de cela ! L’histoire vient en premier, le gameplay doit se mériter, à tel point que l’on pourrait par moments presque parler d’une fusion entre un visual novel pixellisé et un jeu de plateforme. Chaque chapitre du jeu est introduit et entrecoupé de cinématiques à la narration poussée, où l’histoire d’Horace, robot charmant et quasi humain est narrée de sa propre voix, neutre et robotique. Tout est fait pour que le joueur puisse s’identifier à lui, et qu’il s’inquiète pour Horace en lui souhaitant de s’en sortir malgré sa condition de simple machine. Il est par ailleurs impossible de passer les cinématiques. Certains trouveront cela agaçant, mais ce stratagème aide fortement à se concentrer et s’immerger dans l’histoire.

Aïe robot

Horace est un robot apparemment conçu par un vieil homme qui vit dans une famille aisée, et qui semble vouloir l’éduquer et l’entraîner dans un but mystérieux. Horace, d’abord repoussant pour certains membres de la famille, finit par se faire aimer de tous grâce à ses bonnes actions. Cependant, à la mort de son concepteur, Horace se met en veille pendant une très longue durée, et à son réveil, tandis que tout le monde semble l’avoir oublié, il découvre un monde en ruines et en guerre. Son but durant le jeu sera donc de retrouver ses anciens proches dispersés dans tout le pays, en parcourant un curieux monde post apocalyptique, et en collectant idéalement 1 million d’objets pour devenir « un vrai petit garçon ».

80’s coming back

L’univers d’Horace est blindé de références aux jeux vidéo old-school et à la pop culture des années 80 aux années 90, ce qui ne manquera pas de plaire à de nombreux nostalgiques. Visuellement, le jeu fait bon usage du pixel art classique sans lésiner sur les couleurs lorsque c’est nécessaire. Musicalement, beaucoup de mélodies du jeu sont des remix de musiques libres de droit, donc attendez-vous à beaucoup de classiques, comme la Danse Macabre de Camille Saint-Saëns.

Chaos gravitationnel

Pour ce qui est du gameplay, Horace est un platformer assez classique, avec cependant un twist sur l’utilisation de la gravité : en effet, les chaussures d’Horace se moquent de celle-ci et lui permettent de se déplacer sur les murs ou le plafond, comme on se déplace habituellement sur le sol. Horace doit traverser des environnements hostiles en évitant tout particulièrement les sources d’électricité et l’eau. Pas de drame cependant s’il « meurt », il peut recommencer immédiatement un petit peu en amont du lieu de son décès, grâce à une puce spéciale qui lui a été implantée. D’un point de vue difficulté, Horace est exigeant sans cependant être insupportable. Il y a bien sûr un petit côté die and retry, mais le jeu fournit régulièrement des boucliers qui permettent à Horace de prendre un coup sans mourir. Lorsque le joueur recommence un certain nombre de fois le même secteur, il reçoit automatiquement un bouclier gratuit pour lui faciliter la traversée. Les secteurs à parcourir sont très variés, d’une prison à un studio TV, en passant par un manoir psychédélique inspiré d’Alice au Pays des Merveilles, on ne s’ennuie jamais. Horace débloque des compétences permanentes (comme soulever des objets) ou temporaires (comme s’enfler tel un ballon), au cours de l’aventure. Le gameplay se renouvelle donc suffisamment pour éviter une lassitude.

Horace party !

Enfin, Horace comprend de nombreux mini-jeux, qui sont soit insérés de manière surprenante dans l’histoire, soit facultatifs entre les niveaux et permettant de débloquer de l’argent pour améliorer les compétences et les caractéristiques physiques d’Horace. Ces jeux sont souvent inspirés de jeux vidéo old-school et sont de vraies bouffées d’air dans le jeu.

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