L\’Etrange Noël de M. Jack : The Pumpkin King

En résumé

  • Sorties :
  • 2005
  • 10 Octobre 2005
  • 8 Septembre 2005

L'avis de Ramzabeoulve

Comme la pulpart des adaptations de film, Nightmare Before Christmas : The Pumpkin King se révèle être un titre très moyen et sans ambition aucune. Si l'ambiance y est, le gameplay copié tant bien que mal (et plus mal que bien) sur Castlevania ne soulèvera pas les foules. Il peut cependant convenir au plus jeunes pour une initiation au genre. Allez, Jack, ca ira mieux l'année prochaine...

Les plus

  • - L'ambiance y est
  • - Peut convenir aux plus jeunes

Les moins

  • Honteusement court et facile
  • Ultra-classique
  • Sauts pas toujours très précis
  • Mini-jeux sans intêret
  • Nintendo-Difference

    par Ramzabeoulve

    le 30 avril 2006 22:00

Halloween, c’est la saison des citrouilles évidées, des costumes
ridicules, des gosses qui viennent vous déranger pour taxer des
bonbons, et de toute la machine commerciale abjecte qui gravite autour.
C’est également le plus grand jour de l’année pour Jack Skellington,
qui doit accomplir son éternelle tâche annuelle de Roi des Citrouilles.
Et sur ce coup-ci, ce cher Jack est dans une petite forme…

Trick or treat

Curieusement, jamais le mythique film de Tim Burton n’avait connu
d’adaptation vidéoludique, pas même à sa sortie en salles. Certes,
depuis, il y a eu Kingdom Hearts et sa magnifique représentation du
petit monde d’Halloween Town, mais cela ne constituait pas un vrai jeu
à part. Alors, oubli des grands pontes du marketing de l’époque ? Le
mystère reste entier ; toujours est-il que cette erreur est désormais
réparée, avec une adaptation signée Capcom sur PS2 et Xbox, et une
version GBA développée par TOSE, dont le travail sur la série des
Legend of Stafy est largement reconnu. Inutile de résumer l’intrigue du
film que tout le monde devrait connaître, puisque le jeu est une
préquelle racontant comment Jack est devenu l’estimé Roi des
Citrouilles. Des insectes laids envahissent Halloween Town, et c’est
notre squelette qui mène l’enquête, ce qui l’amènera à rencontrer une
plâtrée de personnages bien connus, ainsi que quelques nouvelles têtes.
Fatalement, cela conduira Jack à botter le cul du machiavélique Oogie
Boogie pour la toute première fois.

Un des points sur lequel Nightmare Before Christmas : The Pumpkin King
remplit son contrat de bien belle manière est dans la retranscription
en 2D de l’ambiance si particulière de cet univers loufoque et décalé.
Malgré un choix de couleurs parfois un peu trop criardes, se balader
dans les différents lieux du film, du laboratoire du Dr Finklestein en
passant par la maison de Jack ou encore le cimetière, est, quelque
part, un petit rêve de gosse enfin assouvi. Et même si Kingdom Hearts
est déjà passé par là, toutes les occasions sont bonnes pour se perdre
dans Halloween Town. Jack bénéficie tout particulièrement d’un sprite
classieux superbement animé, reflétant à la perfection le caractère
squelletique du personnage : il faut le voir faire sa danse après
chaque boss vaincu. En dehors de cela, techniquement, le jeu ne casse
pourtant pas trois pattes à canard, et on est somme toute loin des
effets graphiques d’un Castlevania. Cependant, le cachet de l’oeuvre de
Tim Burton est conservé, et c’est ce qui importe, au final. Cachet
d’ailleurs encore renforcé par la présence des musiques de Danny
Elfman, toujours aussi envoûtantes même si elles ont un peu souffert du
passage par la case cartouche, ce qui donne un résultat parfois assez
désagréable quand on connaît la majestuosité de ces compositions.

#row_end

Castlejacknia

Si sur le plan de l’ambiance, cette adaptation de Nightmare Before
Christmas assure, on ne peut pas en dire autant pour le reste. Alors
que les versions PS2/Xbox lorgnent du côté d’un Devil May Cry, cet opus
portable se calque sur Castlevania. Et autant le dire tout de suite :
n’est pas Konami qui veut. Pour ceux qui auraient raté les nombreux
trains, un Castlevania se fonde sur une progression à base de gains de
pouvoirs qui permettent d’accéder à des zones préalablement
infranchissables pour continuer l’aventure, ce qui entraîne de nombreux
aller-retours. Nightmare Before Christmas : The Pumpkin King se pose en
clône, sans chercher à innover d’aucune manière. Jack dispose d’un
arsenal bien évidemment en rapport avec son univers : pistolet
grenouille, bombes citrouille, boomerangs chauve-souris,
transformations en Roi des Citrouilles… Malheuresement pour lui, et
surtout pour nous, l’ennui vient rapidement poindre le bout de son nez.
Principal accusé, un level design banal et à forte tendance
soporifique, couplé à des passages plate-forme peu intéressants et déjà
vus mille fois chez la concurrence, ainsi que des sauts pas toujours
d’une précision folle. Et comme les aller-retours sont globalement
assez nombreux, malgré la mise en place de quelques raccourcis il va
falloir supporter plus d’une fois ces phases de plate-forme indigestes.
Même les quelques petites idées originales, comme des mini-phases
d’infiltration sympathiques, ou des petites courses en Mode 7 avec
Zero, sont vites noyées sous le flot de la banalité ambiante. Encore
une fois, on est bien loin de la variété des situations d’un
Castlevania.

Déception aussi du côté du bestiaire, puisqu’on retrouve toujours les
mêmes types d’insectes hideux à affronter. Plutôt que de passer un bon
coup de Baygon, il est préférable de les éviter, tant ils semblent plus
avoir été éparpillés au hasard dans les niveaux qu’autre chose. Même
les boss sont bien en deçà de ce qu’on pouvait attendre, et se révèlent
mous et simples à battre. Et inutile de compter sur le combat final
contre Oogie Boogie pour relever le niveau, puisque même s’il se trouve
être un peu plus original que les autres, l’ectoplasme parait bien en
peine. C’est d’ailleurs un des principaux reproches qu’on puisse
adresser à ce Nightmare Before Christmas : une difficulté au rabais qui
rend l’ensemble peu passionnant et sans aucun challenge. Même si le
titre vise les jeunes joueurs, est-ce une raison pour le rendre aussi
simple à boucler ? Bien évidemment, la durée de vie en pâtit, et
culmine à environ 4-5h de jeu. Certes, une fois l’aventure bouclée, il
est toujours possible de partir à la chasse aux objets, mais même les
joueurs atteints de collectionite aigüe n’y trouveront que peu
d’intêret. Last and least, trois mini-jeux jouables à quatre se
débloqueront au fil de l’aventure. TOSE nous gratifie donc d’un
bourrine-boutons, d’un jeu basé sur le rythme et d’un “où est la tête
?”. Le bilan ? Hallucinant : jamais des mini-jeux n’auront été
empreints d’autant de néant vidéoludique. Si vous voulez perdre vos
amis, c’est l’occasion…

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