En résumé
L'avis de Winslow
New Super Mario Bros. U était un très bon jeu de plates-formes, New Super Luigi U est donc logiquement un très bon DLC. Même s’il ne s’agit une fois de plus que d’une variation de la même formule, force est de constater qu’on prend toujours plaisir à sautiller dans tous les sens en écrasant des champignons et en évitant des tortues volantes. Un DLC à conseiller, à condition bien sûr de ne pas être lassé par cette série désormais bien éprouvée.
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par Winslow
le 3 juillet 2013 22:00
Il fallait bien que Nintendo cède à la mode des DLC. Si c’est le cas depuis un moment sur 3DS, le constructeur inaugure ce procédé sur Wii U avec New Super Luigi U, contenu téléchargeable pour New Super Mario Bros. U qui revisite l’intégralité des niveaux du jeu original, pour une expérience un peu plus corsée.
L’année de Luigi a bien commencé avec l’excellent Luigi’s Mansion 2 sur 3DS, et voilà désormais que le frère de Mario vient lui voler la vedette sur Wii U dans son genre de prédilection, la plate-forme. New Super Luigi U reprend toutes les bases de New Super Mario Bros. U, à savoir la carte, les ennemis, boss, costumes, musiques et environnements, mais avec un redesign total des niveaux. Quelques nouveaux éléments apparaitront également dans les décors, comme des bosquets fleuris, des carcasses de dinosaures ou des statuettes à l’effigie de Luigi, histoire de donner une petite impression de neuf. Ceux qui trouvaient le jeu de base trop facile seront ravis d’apprendre que la difficulté a été rehaussée, avec davantage d’ennemis, des pièges plus sournois, et surtout un compteur qui débute à 100 secondes. Les niveaux sont en contrepartie bien plus courts, mais il ne faudra cependant pas flâner ni perdre trop de temps à chercher les pièces étoile sous peine de laisser le compteur atteindre zéro, synonyme de mort instantanée. Le DLC voit également la disparition des drapeaux de mi-parcours, obligeant à terminer les stages d’une traite.
Luigi retrouve sa maniabilité particulière héritée de Super Mario Bros. 2 : il saute foncièrement plus haut que son frère, mais a tendance à déraper davantage à l’atterrissage. Un coup à prendre qui n’est honnêtement pas si difficile, un saut dans la direction opposée à la glissade suffisant généralement à éviter de terminer dans un précipice. Le gain de hauteur facilite en tout cas les phases périlleuses, d’autant qu’il est possible de doser avec précision son saut suivant la durée de la pression sur le bouton. Toujours concernant la maniabilité, une mise à jour disponible en même temps que le DLC rend le jeu compatible avec le Pro Controller. Une option que certains attendaient depuis longtemps mais qui ne fera pas forcément l’unanimité. En effet, le feeling est assez différent de celui d’une Wiimote et pourra décontenancer les habitués. De plus, le petit coup de Wiimote permettant d’exécuter une rotation pour grappiller quelques centimètres pendant un saut se voit relégué à un bouton de tranche, ce qui vient nettement moins naturellement.
Autre nouveauté, Carottin, le désormais célèbre lapin voleur, devient désormais un personnage jouable en multijoueur, remplaçant le brave Mario, qui ne pointera pas le bout de son gros nez dans ce DLC. Sa principale caractéristique, à part être particulièrement énervant, est de rester insensible aux pièges et attaques ennemies ; tout juste sera-t-il repoussé en arrière quand il se prendra une boule de neige dans les dents. Par contre, pas de miracle, tomber dans un précipice le réduira comme les autres à l’état de bulle. Un personnage donc approprié aux joueurs novices qui auraient peur de jouer les boulets avec un protagoniste plus classique, mais qui n’a guère d’intérêt si l’on maîtrise un minimum le jeu. À noter que Carottin est également disponible en solo, en maintenant ZL ou B (suivant la manette) enfoncé avant de débuter un stage. Une façon originale de remplacer le Super Guide pour les moins courageux.
Malgré toutes ces petites innovations, le joueur qui a déjà terminé un ou plusieurs des précédents épisodes de la série se retrouvera vite en terrain connu, les mécaniques de jeu ne changeant pas d’un iota. Ce qui n’est pas forcément un défaut, compte tenu de la qualité du gameplay, toujours aussi millimétré et irréprochable. En tout cas, si les 20 euros demandés pour la version téléchargeable restent relativement raisonnables compte tenu de ce qui est proposé, il est en revanche plus difficile de conseiller la version boîte, qui en coûte carrément le double ! La seule maigre consolation est qu’elle ne nécessite pas le jeu de base.