SEGA Ages Puyo Puyo

En résumé

  • Sorties :
  • 22 Aout 2019
  • 22 Aout 2019
  • 28 Mars 2019

L'avis de Kalimari

S'il est un poil court en ligne droite et en omettant le jeu en local/en ligne contre autre chose qu'une Intelligence Artificielle, et que les menus de SEGA AGES sont toujours aussi peu ergonomiques, SEGA AGES Puyo Puyo est un titre qu'on ne peut que conseiller tant il est celui qui a peut-être le mieux vieilli de toute la gamme néo-rétro de SEGA et M2. La trame de fond, les animations, la bande-son ou tout simplement le gameplay diablement addictif, rien n'entache un coup de maître tel que Puyo Puyo. Celui qui s'y essaie comprend mieux pourquoi le Japon – et aujourd'hui le monde – raffole tant de ces petites gelées trop mignonnes, quand l'Occident boudait jadis le titre au profit d'un autre classique, visuellement bien plus austère. Acheter SEGA AGES Puyo Puyo, c’est s'offrir la possibilité de profiter du premier opus d'une franchise à la fois profonde et colorée pour près de sept euros, hors promotion. Un délice.

Les plus

  • Un gameplay hypnotisant
  • Une bande-son entraînante
  • Une trame de fond charmante
  • Le mode solo, agréable et équilibré
  • Une émulation de qualité, comme toujours
  • La possibilité de jouer en ligne
  • Parfait en mode portable, super en mode TV

Les moins

  • Un peu court si on se contente seulement du mode solo
  • Une navigation dans les menus toujours aussi perfectible
  • Nintendo-Difference

    par Kalimari

    le 15 mars 2021 8:00

Véritable petite curiosité venue du Japon, Puyo Puyo est une série vieille de plus de dix-neuf ans et riche d’une (presque) trentaine d’épisodes. Une longévité exceptionnelle qui, aujourd’hui encore, profite d’un succès indéniable du côté de l’Extrême-Orient. L’Occident, lui, a tranché et jeté son dévolu sur Tetris, paru bien des années plus tôt. Pour ainsi dire, Puyo Puyo est tellement obscur que le titre le plus connu de la série en Europe ou aux États-Unis est – et restera pendant de longue années – Dr. Robotnik’s Mean Bean Machine, édité sur Mega Drive en 1993 ; il s’agit en fait d’un simple reskin de Puyo Puyo aux couleurs du dessin animé « Les Aventures de Sonic ». Du côté de Nintendo et de sa SNES, c’est sous l’égide de la petite boule rose que la franchise se fraiera un chemin avec Kirby’s Ghost Trap, en 1995. Au Japon, Puyo Puyo devra toutefois attendre une reconversion dans les salles d’arcade pour réellement s’imposer comme une franchise forte. Inspiré par Columns, l’opus original deviendra même le titre le plus populaire jusqu’à l’arrivée de Street Fighter II. L’histoire de la série est aussi fascinante que touffue, vous en conviendrez. Toujours est-il que, disponible sur le Nintendo eShop depuis le 22 août 2019, SEGA Ages Puyo Puyo est l’occasion rêvée pour les fans de rétro, de SEGA, de Puyo Puyo ou tout simplement d’Histoire vidéoludique de découvrir ou redécouvrir ce monument du jeu de puzzle via une version plus actuelle.


Monstres Pouilleux Pouilleux

Aussi improbable que bienvenue, Puyo Puyo possède une petite histoire se jouant par de courtes scènes avant chaque niveau. En réalité, rien de surprenant puisqu’en tant que spin-off, l’univers et les personnages sont tirés d’une série de dungeon-crawler intitulée Madō Monogatari. La trame de fond donc, place le joueur aux commandes d’une jeune princesse prête à tout pour reprendre les rênes de son Royaume, en proie aux forces maléfiques. L’armée ennemie, constituée par tout un tas de monstres (allant d’une simple momie à une sirène ou, plus étrange, un poisson doué de parole et possédant bras et jambes – musclées, faut-il préciser), barrera la route à notre héroïne jusqu’au boss final. Ici, pas de combat à l’arme blanche, mais à l’aide de la magie, laquelle se dessine sous la forme d’invocations de slimes colorés. La narration, tournée de manière comique, est épaulée d’animations rigolotes et de sons tout aussi absurdes. Une manière de donner au joueur le temps de souffler avant de repartir au combat, lequel demandera de la concentration. Il est toutefois possible de passer ces scènes avec le bouton X ; utile, surtout lorsqu’on enchaîne les défaites dans les derniers duels.

Ça, c’est pour le scénario, mais en jeu, il s’agit bel et bien d’un puzzle game abstrait. L’invocation de slimes se fait par une apparition aléatoire générant deux blocs de couleurs différentes ou non, parmi le rouge, le jaune, le bleu, le vert ou le violet. Cinq couleurs qui rempliront petit à petit l’écran du joueur ainsi que celui de son adversaire. Contrairement à TETRIS, où le but est de remplir toute une ligne de l’écran pour la faire disparaître, Puyo Puyo lui, s’apparente au Match 3, mais avec quatre blocs en lieu et place de trois. Comprenez par-là que, peu importe la forme qu’elles prennent une fois réunies, si quatre slimes ou plus de la même couleur se touchent par le haut, le bas, la gauche ou la droite, le tout disparaît, indépendamment du reste des lignes ou colonnes de votre écran. Une fois éliminés, les slimes sont envoyés sous forme d’attaque et génèreront des « blocs fantômes » qui s’abattront sur l’écran du monstre, lesquels ne pourront être détruits qu’en faisant disparaître des slimes limitrophes. Dit comme ça, le concept est simple. Presque basique, même.

Poyo Poyo ?

Toutefois, Puyo Puyo est avant tout un jeu de combos. Un jeu où il faut penser les coups à l’avance, où il faut préparer le terrain en songeant aux futures chutes dues à la destruction d’un regroupement de slimes. Et une fois le plan savamment orchestré enclenché, le résultat – plus que satisfaisant – coûtera extrêmement cher à votre adversaire. Si quatre slimes créent finalement peu de blocs fantômes, la disparation de plusieurs regroupements, a fortiori lorsqu’ils dépassent les quatre unités, infligera un K.O. quasi-certain à votre ennemi. Le mode solo, relativement court, possède une difficulté croissante et bien dosée, malgré un final particulièrement ardu. De quoi assimiler les bases du gameplay, s’entraîner et essayer de créer des combos de plus en plus impressionnants pour, enfin, se tataner avec un ami ou un pur inconnu en ligne, en une ou deux manches gagnantes.

Car, s’il est évidemment possible de jouer à deux en local comme à l’époque, la version SEGA Age elle, permet de jouer contre des gens du monde entier, pour peu que les serveurs soient encore peuplés. Comme toujours avec l’émulation parfaite de M2, cette version améliorée permettra de jouer en japonais ou non, de modifier le chouette habillage de base, la résolution de l’écran de jeu, les aides proposées, la difficulté ou encore de soumettre son score à un classement mondial. On regrettera peut-être le manque de nouveauté, mais le genre de base étant ce qu’il est, difficile d’innover sans trahir l’esprit du titre original. Qu’il se pratique en mode portable ou sur grand écran, SEGA Ages Puyo Puyo est un véritable petit régal visuel qui, en dehors d’un ou deux designs de monstres un peu malencontreux, n’a pas vieilli d’un poil, notamment les slimes et plus encore lorsqu’ils s’agglutinent entre eux.

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