Test Nintendo Switch de Tanuki Justice

En résumé

  • Sorties :
  • 16 Octobre 2020
  • 16 Octobre 2020
  • Non renseignée

L'avis de Kayle Joriin

Après Aggelos en 2018, le développeur français Wonderboy Bobi continue de faire l’étalage de ses talents dans le domaine du jeu vidéo néo-rétro avec un Tanuki Justice aussi mignon qu’addictif. Vu le challenge corsé et l’orientation die and retry prononcée, le titre n’est certes pas forcément à mettre entre toutes les mains. D’autant que, malgré sa qualité, le contenu demeure tout même assez faible pour le tarif de base demandé. Néanmoins, les fans de run and gun à l’ancienne peuvent tout à fait envisager son achat, car l’expérience proposée est vraiment très agréable.

Les plus

  • Gameplay fun et nerveux
  • Visuellement charmant
  • Bande-son de bonne facture
  • Trophées et modes annexes à débloquer

Les moins

  • Il faut aimer mourir à répétition
  • Très court dans l’absolu…
  • … surtout vu le prix (14,99 €)
  • Nintendo-Difference

    par Kayle Joriin

    le 16 décembre 2020 14:47

Avec plusieurs dizaines de titres paraissant chaque semaine sur l’eShop de la Switch, il n’est pas forcément simple de savoir dans quoi investir son temps et son argent. En particulier, lorsqu’on s’intéresse aux productions néo-rétro, dont le nombre a explosé ces dernières années. Bien que l’esthétique 8 bits fasse vendre, elle peut d’ailleurs finir par lasser, voire rebuter. Surtout lorsque son seul objectif est d’exploiter la fibre nostalgique des vétérans. Certains développeurs en usent néanmoins à bon escient et l’hommage se ressent alors aussi la manette en main. C’est notamment le cas de François Perez, plus connu sous le nom Wonderboy Bobi, qui avait surpris en 2018 en proposant Aggelos, un Metroidvania de bonne facture, inspiré par la célèbre franchise Wonderboy de Westone Bit Entertainment. Deux ans après, il remet donc le couvert en sortant Tanuki Justice, un run and gun ultra nerveux réalisé sous la houlette de Pixel Hearts, Story Bird Studios et No Gravity Games. Or, si le genre est différent, la qualité est clairement toujours là.

Pas d’ennemis en vue ? Cela ne va pas durer…

The Revenge of Tanuki

À l’instar de nombreux jeux des années 80, Tanuki Justice ne perd pas son temps à poser un scénario complexe. Un grand méchant veut conquérir le monde avec ses hordes d’animaux anthropomorphes et deux courageux tanukis ninjas vont l’en empêcher. Pour ce faire, ils vont devoir parcourir une demi-douzaine de niveaux, très courts mais plutôt variés, en balançant des shurikens sur tout ce qui bouge et en négociant quelques phases de plates-formes millimétrées. La portée des projectiles étant assez limitée, venir au contact s’avère cependant souvent nécessaire, d’où l’importance de faire preuve d’un minimum de précision et de gérer finement son positionnement. On peut ainsi compter sur un classique tir dans huit directions et sur un double saut bien pratique. En outre, les déplacements et la visée étant attribués au stick gauche (ou aux boutons directionnels), il est possible de les verrouiller via les gâchettes.

En complément de ces mouvements de base, récupérer des pierres bleues et canarder des ennemis permet de remplir une jauge de magie, afin de lancer un super shuriken infligeant pas mal de dégâts et annulant les tirs adverses, façon danmaku. Enfin, au-delà des précieuses vies supplémentaires que l’on récupère dans certains coffres, des power-ups facilitent un peu la progression, que ce soit en augmentant la portée et la vitesse des projectiles, ou en offrant un bouclier temporaire. Des bonus loin d’être anodins, car Tanuki Justice baigne dans un die and retry particulièrement old school où la moindre erreur se traduit par un décès prématuré. Le challenge étant déjà plutôt relevé en mode Normal, il faudra certainement refaire les niveaux de nombreuses fois pour assimiler les patterns des ennemis et les subtilités du level design. Après quoi les masochistes pourront se lancer dans les modes Hard et Insane, encore plus corsés.

Meurs et réessaie

L’ensemble est cependant tellement bien calibré et addictif qu’on se prend facilement au jeu, seul ou à deux. Les morts sont innombrables, mais pas si pénalisantes que cela, puisqu’on réapparaît immédiatement à proximité en bénéficiant de quelques précieuses secondes d’invulnérabilité, et ce n’est qu’une fois le stock de vies épuisé qu’on doit recommencer le stage du début. Chacun étant très bref, on met néanmoins peu de temps à le parcourir à nouveau et on tente d’optimiser ses runs pour mieux se préparer aux passages vraiment délicats, notamment les affrontements contre les boss. Du coup, la frustration de l’échec est rapidement oubliée et on enchaîne les tentatives en s’améliorant peu à peu.

Contrairement à ses modèles 8 bits, Tanuki Justice a en outre la bonne idée de ne pas nous obliger à reprendre l’aventure de zéro à chaque fois grâce à un menu de sélection des niveaux, accessible en lançant la partie ou via l’écran de pause. La contrepartie, c’est qu’on perd les vies éventuellement amassées dans les stages précédents, celles-ci étant ramenées à trois par défaut. Quand on souhaite se préparer au mieux, il y a donc un réel intérêt à refaire le titre dans son intégralité, en espérant réussir à mettre suffisamment de chances de son côté. Sachant que, dans l’absolu, l’ensemble ne prend guère plus de trente à quarante minutes. À condition de ne pas trop mourir en route, évidemment.

« Courage, fuyons ! » – proverbe tanuki

Plaisirs fugaces

Ce manque de contenu est d’ailleurs l’un des rares reproches qu’on peut réellement faire à la nouvelle création de Wonderboy Bobi. Certes, le level design s’avère très efficace et la réalisation néo-rétro est à la hauteur. Les graphismes rappellent ainsi délicieusement l’esthétique des productions Master System ou PC-Engine (en plus moderne), et le dynamisme de la bande-son chiptune accompagne à merveille la nervosité de l’action. Cependant, on aurait apprécié une poignée de niveaux supplémentaires, car en l’état, la durée de vie tient essentiellement sur l’aspect die and retry et sur quelques éléments annexes.

Au-delà de l’aspect scoring, uniquement offline, on trouve notamment seize trophées et deux modes additionnels à débloquer. Le Survival Mode propose d’affronter des vagues d’ennemis en un temps limité. Quant au mode Penda Justice, il nous fait parcourir l’aventure en difficulté maximum aux commandes d’un des boss. De quoi s’occuper un peu, mais cela reste un peu léger pour le tarif demandé (14,99 € sur l’eShop ou 29,99 € en physique chez JustForGames). Surtout comparé à un Aggelos, plus long et légèrement moins cher. Heureusement, il reste les promotions.

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