Test express de Demonschool sur Nintendo Switch

En résumé

  • Sorties :
  • 19 Novembre 2025
  • 19 Novembre 2025
  • 20 Novembre 2025

L'avis de Chozo

Demonschool est une aventure stylisée et, pendant un temps, intense, qui tente un mélange d'influences pertinent, mais au rythme, à la narration et à la répétitivité un peu trop faiblards pour en faire un incontournable. Doté d'une direction artistique saisissante et d'un système de combat ingénieux et original, le titre se perd en s'éparpillant dans une mécanique globale trop peu maîtrisée et une aventure trop longue pour son propre bien. Un constat rageant, tant la bonne volonté de Necrosoft Games ressort par tous les pores.

Les plus

  • Une DA et des animations qui attirent
  • Un système de combat tactique et dynamique
  • Un Persona de poche plein de bonnes vibes

Les moins

  • Trop facile
  • Trop redondant
  • Narrativement haché
  • Trop long
  • Nintendo-Difference

    par Chozo

    le 6 juillet 2026 15:00

Attendu pendant plusieurs années et après autant de reports, Demonschool de Necrosoft Games est enfin disponible sur Switch depuis le 19 novembre dernier. Si ce RPG tactique ne cache pas ses inspirations, puisqu’il est impossible de ne pas penser à Persona ou à Shin Megami Tensei, le titre propose une aventure plutôt originale, avec l’injection d’une dose d’horreur décalée, rappelant un peu Buffy contre les vampires. Si son histoire n’a pas pour vocation de révolutionner le genre, Demonschool s’appuie sur une galerie de personnages attachants, à l’humour qui évite le cliché trop caricatural, et sur une direction artistique oscillant entre la 3D isométrique très époque 32 bits et les animations en pixel art aux couleurs saturées, volontairement grotesques et révélant une identité plutôt atypique.


Test réalisé sur Nintendo Switch 2 à partir d’un code fourni par l’éditeur.



L’aventure nous emmène sur l’île de Hemsk, où l’on incarne Faye, une étudiante qui se découvre être l’héritière d’une lignée de chasseurs de démons et qui rejoint un campus universitaire dont les sous-sols abritent une menace surnaturelle, où la frontière avec le monde des démons s’amincit dangereusement. Entre les cours, les relations avec les autres étudiants et les enquêtes occultes, la routine étudiante laisse rapidement place à une lutte contre une apocalypse imminente. C’est là que l’on voit dépasser l’influence de Persona de toute part, avec l’intégration d’un calendrier, des activités quotidiennes, dont les cours suivis, qui permettent d’acquérir de nouvelles techniques et d’améliorer les affinités entre personnages, etc. Bien que le postulat de départ semble sombre et même assez sanglant, le titre adopte rapidement un ton de comédie horrifique plus loufoque, à l’image de la bande de marginaux qui entoure Faye. Mais c’est aussi ce qui casse un peu la narration, qui ne sait pas toujours sur quel pied danser avec plusieurs éléments sous-développés et qui peine à maintenir une tension émotionnelle constante malgré la menace apocalyptique.



C’est cependant dans son système de combat que Demonschool se différencie, en abandonnant le système classique du tour par tour au profit de déplacements et d’actions planifiés avant de valider le tour. On peut ainsi déplacer les personnages, tester les actions à l’infini et voir en anticipation les conséquences des mouvements dans leur ensemble. Une fois la stratégie définie, l’ensemble des attaques se déroule en quelques secondes dans une mise en scène particulièrement dynamique et satisfaisante. La gestion des points d’action est cruciale, puisque plus un personnage agit durant le même tour, plus le coût en points augmente, donnant un aspect puzzle et expérimental aux combats bienvenu. Le positionnement est également central, car certaines attaques combinées dévastatrices peuvent aussi se déclencher. S’il a ses côtés plaisants, le pan combats du titre, qui est l’élément surreprésenté dans l’aventure, souffre cependant d’une répétitivité des situations, encore davantage ressentie en raison de la facilité générale d’une expérience longue, avec pas moins d’une trentaine d’heures pour en venir à bout. Même les boss, moins inspirés que certains combats plus classiques, n’arrivent pas vraiment à faire regagner de l’intérêt pour une aventure qui finit clairement par s’essouffler.


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