Test de Divinity : Original Sin 2 – Nintendo Switch 2 Edition

En résumé

  • Sorties :
  • 15 Decembre 2025
  • 15 Decembre 2025
  • 16 Decembre 2025

L'avis de Chozo

Avec cette Nintendo Switch 2 Edition, Divinity : Original Sin 2 dispose enfin d'une version portable capable de soutenir ses ambitions. Plus fluide, plus lisible et nettement plus confortable que l'édition Switch originale, elle constitue aujourd'hui une excellente porte d'entrée pour découvrir le jeu sur console hybride, ou pour y replonger dans de bonnes conditions. Le titre n'a rien perdu de ses aspérités : interface rigide, fin d'aventure parfois laborieuse et bugs résiduels. Mais sa richesse globale, la qualité de son écriture et la liberté qu'il accorde au joueur continuent de le placer largement au-dessus de la moyenne. Un RPG dense, occasionnellement rugueux, mais profondément marquant dans cette version Switch 2 Edition, sans doute l'une des façons les plus confortables de l'emporter partout.

Les plus

  • D'une richesse toujours exceptionnelle
  • L'écriture, cette merveille
  • Une liberté d'approche rarement égalée, avec de vraies conséquences
  • Un système de combat au tour par tour profond, créatif et exigeant
  • Une Nintendo Switch 2 Edition plus fluide et plus lisible, gratuite pour les possesseurs de la version Switch originale

Les moins

  • Une interface peu adaptée au jeu docké, toujours trop chargée
  • Un maniement à la manette perfectible pour la gestion des menus et de l'inventaire
  • Une fin d'aventure parfois trop opaque dans la présentation des quêtes
  • Des bugs résiduels
  • Toujours pas de coopération locale pour l'aventure principale sur une seule console
  • Nintendo-Difference

    par Chozo

    le 16 février 2026 15:00

Si Divinity : Original Sin 2 bénéficie d’une réputation élogieuse en tant que pierre angulaire du RPG occidental moderne, et si le titre de Larian Studios a su s’imposer par la richesse de ses mécaniques, la liberté qu’il accorde au joueur et son écriture ciselée, sa première itération sur Nintendo Switch en 2019 était cependant plutôt difficile à digérer, en raison d’une version Definitive Edition très lourdement amputée sur le plan visuel. On va dire que voir le jeu revenir fin 2025 dans une Nintendo Switch 2 Edition, qui entend corriger le tir, n’était certainement pas dans le bingo d’une grande majorité de joueurs. Proposée gratuitement aux possesseurs de la version Switch, cette nouvelle édition promet une meilleure résolution et une fluidité accrue. Une mise à niveau bienvenue, qui ne fait pas pour autant briller le titre dans une expérience console toujours assez limitée sur le plan ergonomique.


Test réalisé sur Nintendo Switch 2 à partir d’un code fourni par l’éditeur.


Artwork de Divinity : Original Sin 2 - Nintendo Switch 2 Edition


C’est une bonne situation, ça, ensourceleur ?


Sur le fond, Divinity : Original Sin 2 reste ce jeu de rôle tactique qui place son intrigue dans le monde de Rivellon, miné par la peur de la Source, une magie interdite par l’Ordre Divin dirigé par l’Évêque Alexandar, qui réprime ses utilisateurs, les ensourceleurs. Ceux-ci sont pourchassés et enfermés sur l’île-prison de Fort Joy, et le jeu nous fait justement incarner l’un de ces ensourceleurs renégats fuyant cette répression. Un cadre oppressant, rapidement détourné par une écriture qui multiplie les points de vue et les zones grises.

L’un des grands atouts du jeu réside dans l’incarnation du personnage créé, soit parmi les archétypes proposés entre les cinq ethnies (humains, elfes, nains, lézards, morts-vivants), soit via le système de création libre. Loin de simples archétypes, ces protagonistes disposent de quêtes personnelles solides, étroitement imbriquées dans la trame principale. Certaines comptent parmi les meilleurs moments narratifs du jeu, apportant une profondeur émotionnelle dans le plus pur style des productions Larian. Tout cela participe à une densité de contenu impressionnante, encourageant à la curiosité, dans un environnement regorgeant de quêtes secondaires souvent interconnectées. Rien que la prison du début de l’aventure peut déjà, à elle seule, occuper pendant plusieurs dizaines d’heures.


Image de Divinity : Original Sin 2 - Nintendo Switch 2 Edition


Divinity : Original Sin 2 brille toujours par la liberté qu’il offre au joueur, que ce soit dans les choix de dialogue, d’infiltration, de manipulation, de combat frontal : presque tout peut être abordé de différentes manières, avec des conséquences parfois ressenties bien plus tard dans l’aventure. Cette grande liberté ne doit pas faire oublier l’importance absolue des jets de dés, renforçant l’aspect imprévisible des situations. Attention cependant à cette foison de quêtes, surtout lorsqu’on se dirige vers la fin de l’histoire, puisque l’un des défauts structurels connus du jeu se matérialise justement par un certain manque de clarté quant aux marqueurs de quêtes, rendant l’exploration finale plus pénible et moins inspirée.

Sur le gameplay pur, le système de combat reste l’un des plus aboutis du RPG au tour par tour moderne. Le joueur contrôle son escouade de quatre personnages aux builds qu’il aura élaborés en portant l’attention sur la complémentarité des membres. Les interactions entre les compétences élémentaires (surfaces/nuages) constituent toujours le cœur de l’expérience, enrichies par les mécaniques de bénédiction et de malédiction, et par les armures physiques et magiques, transformant les affrontements en puzzles tactiques.


Image de Divinity : Original Sin 2 - Nintendo Switch 2 Edition


On Sin tout de suite


Si, dans un premier temps, la Definitive Edition sortie sur la première Switch en 2018 apportait plusieurs améliorations notables dans l’intrigue par l’amélioration d’éléments narratifs et par des retouches structurelles et techniques optimisant davantage le gameplay, la version Nintendo Switch 2 Edition s’attarde uniquement sur les optimisations techniques. Sans chercher à rivaliser avec les versions PC ou consoles de salon concurrentes, la Switch 2 Edition parvient à trouver un équilibre plus satisfaisant entre performances et lisibilité. Le framerate gagne en stabilité, y compris lors des affrontements les plus chargés en effets, et la résolution revue à la hausse améliore sensiblement le confort visuel, en mode portable comme en mode téléviseur.

Rivellon conserve une présentation en retrait, mais la direction artistique encaisse mieux les concessions, et le rendu n’entrave plus systématiquement l’immersion. On est loin de la bouillie parfois rencontrée sur la Switch d’origine, ce qui change radicalement l’expérience sur la durée. L’interface, en revanche, reste largement inchangée, toujours plutôt pensée pour l’écran portable. Elle devient envahissante une fois affichée sur un téléviseur, et la navigation à la manette demande un temps d’adaptation non négligeable, en particulier pour la gestion de l’inventaire. Rien ne change fondamentalement sur ce plan-là, mais ces défauts passent mieux grâce à une exécution technique plus solide.


Image de Divinity : Original Sin 2 - Nintendo Switch 2 Edition


En outre, la compatibilité cross-save avec Steam est toujours de la partie, permettant de poursuivre une partie PC sur Switch 2, à condition qu’elle provienne de la Definitive Edition. Côté multijoueur, pas d’évolution notable : l’aventure principale ne propose toujours pas de coopération locale sur une seule console. Le jeu en ligne permet en revanche de réunir jusqu’à quatre joueurs, tandis que l’Arène PvP reste accessible pour des affrontements annexes. L’expérience globale ainsi enrichie visuellement motive sensiblement à se relancer pour, au minimum, à la louche, une centaine d’heures de jeu, avec encore quelques bugs récalcitrants non corrigés…


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