Test de Duskfade sur Nintendo Switch 2

En résumé

  • Sorties :
  • 13 Aout 2026
  • 13 Aout 2026
  • 13 Aout 2026

L'avis de Skyward

Difficile de poser un verdict ferme sur Duskfade. D’un côté, c’est un jeu visuellement épatant, avec des environnements fabuleux, magiques et uniques, très évolutifs au cours de la progression du joueur. C’est aussi un grand platformer, réminiscent d’une ère du gaming désormais révolue, avec des artefacts fort amusants à débloquer et à utiliser. Les boss sont aussi créatifs et pas si simples, même pour des joueurs expérimentés. En revanche, le système de combat standard est assez classique et rébarbatif dans son côté spam d’ennemis, et constitue une partie fort pénible de l’aventure.

Les plus

  • Les visuels superbes
  • Le très bon doublage en anglais
  • La traduction française solide
  • La plateforme de grande qualité
  • Les boss fun

Les moins

  • Les ennemis de base très pénibles
  • Le combat un peu lourdingue
  • Les performances pas terribles en portable
  • Nintendo-Difference

    par Skyward

    le 13 septembre 2026 12:01

Duskfade est le deuxième jeu du studio Weird Beluga, assez différent de leur première aventure sur le thème des escargots et des insectes (Clid The Snail). C’est une aventure clairement inspirée des grands platformers de l’ère PlayStation 2/GameCube pour son gameplay, ainsi que de la saga Kingdom Hearts pour l’esthétique globale. Un jeu de ce genre a-t-il sa place en 2026, à l’ère des grands mondes ouverts et des expériences non linéaires ?


Test réalisé sur Nintendo Switch 2 à partir d’un code fourni par l’éditeur.


Duskfade


Une histoire nébuleuse


L’histoire de Duskfade se déroule dans un monde où les derniers humains, exerçant pour la plupart le métier d’horloger, côtoient les Nébules, d’étranges créatures ressemblant à des nuages. Zirian, dont le grand-père était l’un des plus grands maîtres horlogers, s’inquiète pour sa sœur qui travaille depuis des lustres sur un projet mystérieux. Tandis qu’il essaie de la convaincre de sortir, une explosion temporelle fragmente la ville, la plonge dans une nuit éternelle et fait apparaître une immense Tour de l’Horloge sur la place centrale, tandis que sa sœur disparaît. Après l’explosion, il rencontre un oiseau mécanique qui semble à peine né, rapidement surnommé Coucou, et les deux s’embarquent dans une folle aventure à travers le monde pour détruire les quatre chaînes fermant la porte de la Tour de l’Horloge, où la sœur de Zirian semble être prisonnière. Pendant leur aventure, ils seront harcelés par une entité nommée Misère, qui semble vouloir les empêcher d’atteindre leur objectif.



Briser les chaînes !


Duskfade est un jeu de plateformes traditionnel, où Zirian parcourt de grandes zones comportant de nombreux secrets et obstacles. Le jeu étant linéaire, les différents niveaux, inspirés de biomes naturels, se débloquent les uns après les autres. Dans chacun des niveaux, le héros progresse en suivant une chaîne géante dont il faut trouver l’ancrage pour la détruire. Si les niveaux sont très directs et linéaires, il y a beaucoup de recoins à explorer et de petits éléments à collecter pour rendre l’expérience plus riche : tenues pour Zirian et Coucou, nouvelles attaques et capacités, améliorations de combat.



Que c’est beau


On a été positivement surpris par la créativité dans le platforming et l’évolution des mondes que l’on parcourt. Si le début du jeu est un peu classique, voire réducteur dans un style générique, chaque niveau devient de plus en plus intéressant au fur et à mesure que l’on progresse. Par exemple, le second monde, qui se déroule à la plage, permet de parcourir de superbes étendues maritimes et des plages dans un premier temps, avant que l’aventure ne nous plonge dans une immense académie sous-marine, dans une ambiance beaucoup plus mystérieuse et magique. On ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre et les environnements sont absolument sublimes. Et ça a tendance à aller crescendo, avec de plus en plus de créativité dans les derniers niveaux.



Tony Hawk en a rêvé


De plus, dans chaque monde, Zirian débloque des artefacts lui permettant de parcourir les niveaux avec de plus en plus d’aisance, et la plateforme devient incroyablement amusante. Le plus fun reste la planche de skateboard en forme de cadran solaire, lui permettant de parcourir des rails à toute vitesse. On regrette d’ailleurs que ce pouvoir n’arrive qu’assez tard dans l’aventure, étant donné que c’est ce qu’on voit le plus dans les trailers du jeu. Heureusement, les nouveaux items permettent aussi de reparcourir les zones précédentes avec un œil neuf, puisqu’ils débloquent de nouveaux secrets que l’on ne peut pas atteindre dans un premier run, ce qui prolonge encore la durée de vie du jeu.



Des boss pas si faciles


La courbe de difficulté de Duskfade est un peu curieuse et très variable. Si la plupart des niveaux sont relativement faciles à parcourir, avec des objets de soin à profusion et de nombreux points de sauvegarde, certains passages sont tout d’un coup beaucoup plus difficiles que d’autres. Par ailleurs, les boss, au nombre de deux par niveau, sont souvent assez complexes et nécessitent plusieurs essais, ce qui dénote avec le reste du jeu, un peu plus enfantin. Heureusement, il est possible de changer facilement de mode de difficulté (au nombre de quatre), même en cours de combat, pour en venir à bout plus facilement.



Et ça fait bim, bam, boum


Enfin, les combats, en dehors des affrontements contre les boss qui sont fun et créatifs, sont laborieux et pénibles. Zirian se bat avec une épée/clé, un peu comme Sora dans la série Kingdom Hearts, qui a clairement inspiré les combats. On se retrouve régulièrement dans des chambres de combat, avec un paquet d’ennemis qui spamment des attaques à esquiver, et qu’il faut ensuite bourriner. Les ennemis génériques ne sont pas très fun, et on aurait préféré éviter ces zones de combat à la beat ’em up primitif, qui sont plus pénibles qu’autre chose. Zirian débloque des capacités de combat et des améliorations tout au long de l’aventure, mais la stratégie demeure limitée quand on se fait assaillir par dix ennemis qui spamment des attaques.



Des performances moyennes


Visuellement, les environnements du jeu sont sublimes, mais on note pas mal d’aliasing et des ralentissements assez notables en mode portable quand les ennemis ou les éléments se font un peu nombreux à l’écran. La musique de Rafa del Olmo est superbe, semblable à Kingdom Hearts, qui est une référence assumée des créatifs du studio, et mise en avant via des boîtes à musique qu’il est possible de ramasser un peu partout dans l’aventure.

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