Test de EA SPORTS FC 26 sur Nintendo Switch 2

En résumé

  • Sorties :
  • 26 Septembre 2025
  • 26 Septembre 2025
  • 26 Septembre 2025

L'avis de Draco

Sur le plan technique, EA SPORTS FC 26 signe un vrai tournant sur Switch 2. Une nouvelle fois, l’expérience est aussi complète que celles des autres supports, mais avec une réalisation clairement revue à la hausse. Malgré un framerate limité à 30 FPS, des graphismes un peu feignants, une interface inutilement lourde et brouillonne, un environnement en ligne limité par l’absence de cross-play et un manque de progression de la licence, cette version pose enfin des bases solides pour les joueurs sur consoles Nintendo qui peuvent profiter d’un véritable jeu de football moderne. Un vrai pas en avant, qui appelle déjà un prochain épisode qui se doit d'être beaucoup plus ambitieux.

Les plus

  • Parité quasi totale de contenu avec les autres versions (comme pour FC 24 et FC 25)
  • Deux styles de gameplay distincts (Réaliste/Compétitif)
  • Mode Carrière nettement enrichi
  • Bon rendu en mode portable, stable en match
  • Un vrai jeu de foot sur consoles Nintendo

Les moins

  • 30 fps uniquement, ce qui limite la fluidité
  • Menus lourds, lents et mal pensés
  • Toujours pas de cross-play
  • Marché Ultimate Team moins fourni, prix plus élevés
  • Microtransactions omniprésentes
  • IA défensive et gardiens trop faibles en ligne
  • Certaines licences toujours manquantes ou génériques
  • Replays et caméras parfois capricieux
  • Les commentaires toujours aussi nuls (Omar da Fonseca assez insupportable)
  • Graphiquement, ça aurait pu être plus joli
  • Nintendo-Difference

    par Draco

    le 13 novembre 2025 11:07

Après des années de versions au rabais sur consoles Nintendo, EA SPORTS FC 26 marque une véritable rupture sur Nintendo Switch 2 en termes de réalisation. Electronic Arts n’avait plus vraiment l’excuse du plafond technique et se devait de proposer une édition ambitieuse avec un seul mot d’ordre : offrir la même expérience que sur les autres supports du marché. Pour une fois, la promesse est globalement tenue. Tous les modes majeurs sont présents, les nouveautés de l’année sont intégrées, et la sensation de jouer à « un vrai épisode » est bien là. Mais il reste quelques concessions techniques et graphiques, mais aussi des limites du côté d’Ultimate Team, qui rappellent que la version Nintendo n’a pas encore totalement atteint le niveau des éditions concurrentes, notamment en restant bloquée à 30 fps contre 60 fps sur PlayStation 5, Xbox Series et PC. Pourtant, ce n’est probablement pas à cause de la console, capable de bien plus, mais plutôt d’EA SPORTS, qui aurait sans doute pu en faire bien davantage sur ce point là. En dehors de cet écueil, le travail accompli est propre, et l’on tient enfin un bon jeu de football sur console Nintendo. Mais même si FC 26 fait le travail, difficile d’ignorer que la série avance aujourd’hui sans véritable rival. L’ancien PES (Pro Evolution Soccer, lui-même anciennement ISS pour International Superstar Soccer) n’existe plus vraiment en tant que jeu de sport premium sur consoles (étant devenu eFootball) et se cantonne désormais à un free-to-play orienté mobile pour le moins discutable, laissant le champ libre à EA. Résultat : faute d’adversité, les évolutions d’une année sur l’autre tiennent davantage de la retouche que de la révolution et ça se voit. La licence continue donc d’être seule en haut de l’affiche et cette domination a un revers majeur : l’absence de pression extérieure qui n’incite pas Electronic Arts à se sortir les doigts du cul.


Test réalisé sur Nintendo Switch 2 à partir d’un code fourni par l’éditeur.


EA SPORTS FC 26


Un gameplay à deux visages, mais une vraie assise


FC 26 introduit deux philosophies de jeu distinctes : le mode Réaliste, qui privilégie une approche plus lente, tactique et immersive, et le mode Compétitif, pensé pour les matchs en ligne, plus nerveux, plus direct, et donc fatalement plus permissif. Si le premier renforce l’aspect simulation, le second dynamise le rythme au prix d’un équilibre moins maîtrisé, avec une défense manuelle parfois trop faible, des gardiens souvent dépassés, et des scores très élevés en ligne. Reste que cette dualité offre enfin un vrai choix, permettant d’adapter le style du jeu à son propre plaisir, ce qui n’était pas le cas les années précédentes.



À l’instar de FC 24 et FC 25, cette version Nintendo du jeu d’EA SPORTS propose le même contenu que les autres. On retrouve donc ici tous les modes historiques de la licence : Coup d’envoi, Saisons, Clubs, Carrière (Pro ou Manager) et Ultimate Team. Techniquement, FC 26 sur Switch 2 reste, comme indiqué en introduction du test, verrouillé à 30 images par seconde. Si la fluidité ne rivalise pas avec les 60 fps des autres supports, l’ensemble demeure stable, avec des animations convaincantes et une modélisation propre. En mode portable, le rendu est particulièrement agréable, profitant d’une belle lisibilité et d’un affichage net. La version Switch 2 affiche un rendu en 1080p en mode téléviseur, 900p en portable, sans aucune option graphique alternative. En revanche, les menus souffrent d’une lourdeur abominable : transitions lentes, micro-saccades et rares plantages viennent malheureusement ternir l’expérience. Entrer ou sortir d’un menu s’avère pour le moins ignoble, ce qui trahit un manque évident de réflexion ergonomique. Un spécialiste en UX design ou en UX engine aurait sans doute pu rationaliser l’interface et offrir une expérience plus fluide, claire et agréable. Les menus et les sous-menus sont si mal faits que parfois, ils en arrivent à couper l’envie de lancer le jeu. C’est fort, très fort !



L’expérience globale s’avère paradoxalement plus plaisante en utilisation portable qu’en mode téléviseur. L’affichage compact gomme une partie des limites visuelles, le rythme paraît plus naturel, et la résolution suffit à rendre les matchs clairs et confortables. À l’inverse, une fois affiché sur un grand écran, le jeu expose davantage ses faiblesses : l’absence de 60 fps devient plus perceptible, les textures montrent leurs limites et la mise à l’échelle manque de finesse. Résultat : le jeu donne presque l’impression d’être pensé d’abord pour l’écran de la console plutôt que pour une télévision. Les joueurs nomades ne s’en plaindront pas.


Hors-ligne vs En ligne



En hors-ligne, le jeu brille particulièrement avec un mode Carrière Manager qui gagne en dynamisme grâce aux défis Live, aux événements contextuels et au marché des managers, ou un mode Carrière Joueur qui bénéficie des systèmes d’archétypes, de progression et des scènes de vie sportive (calquant ce que propose un certain NBA 2K — voir notre test sur Nintendo Switch 2 —) qui renforcent l’immersion. Les amateurs d’expérience solo peuvent y passer des dizaines d’heures sans se lasser, ce qui donne, comme d’habitude dans ce genre de jeu, une rejouabilité et une durée de vie très importantes. En ligne, le tableau est plus contrasté. L’absence de cross-play isole les joueurs Switch 2, les marchés d’échanges sont moins fournis, les prix montent plus vite et l’équilibrage du mode Compétitif laisse à désirer : gardiens trop faibles, attaques ultra-faciles, matchs qui tournent au festival offensif. Les serveurs restent stables, mais selon les heures, les files d’attente peuvent allonger les rencontres.



Le mode Clubs est entièrement repensé autour du système d’Archétypes que l’on abordait plus haut. Ici, on crée son propre joueur, on le fait monter en niveau, on gagne des points d’attributs à investir, on débloque de nouveaux PlayStyles, bonus et spécialisations. La progression est claire, bien pensée et offre une vraie identité à chaque avatar. Il est possible cependant d’accélérer cette progression via des achats (qui osera payer pour ça ?), ce qui ne plaira pas à tout le monde, loin de là.



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