Test express de Morsels sur Nintendo Switch

En résumé

  • Sorties :
  • 18 Novembre 2025
  • 18 Novembre 2025
  • 18 Novembre 2025

L'avis de Chozo

Morsels propose une expérience étrange, exigeante et pleine de personnalité, à défaut d'être accessible. Son système de créatures évolutives est une excellente idée, mais le rendu visuel est d'une telle illisibilité qu'il peine à motiver à aller jusqu'au bout. Même constat pour ses mécaniques parfois cryptiques, difficiles à appréhender et poussant finalement à n'en rester qu'aux builds qu'on maîtrise. Un jeu aux particularités assumées, dont l'opacité l'éloigne d'un public cherchant une aventure singulière dans le genre.

Les plus

  • Un concept original
  • Une bande-son très cool
  • Les mini-jeux plaisants
  • Un challenge correct (en enlevant tous les filtres)

Les moins

  • Une DA aux filtres qui donnent mal au crâne
  • Un manque de lisibilité constant
  • Pas assez clair dans ses mécaniques
  • Trop redondant sur la longueur
  • Nintendo-Difference

    par Chozo

    le 8 juillet 2026 15:00

Comment se différencier dans la masse de propositions d’expériences roguelite qui se multiplient tous les mois parmi les créations indépendantes ? Morsels, sorti le 18 novembre dernier et développé par Furcula, répond en se distinguant par son mélange de collecte de créatures et d’une espèce de twin-stick shooter, dans un univers délibérément grotesque. Et tout ça est baigné allègrement dans une couche de crasse tout droit sortie des égouts, de visuels VHS déglingués et de fromage. Difficile d’entrer dans le délire, parce qu’il faut déjà se doter d’yeux bioniques capables de comprendre tout ce qui se passe à l’écran, en évitant la nausée. Un vrai défi, assurément.



Test réalisé sur Nintendo Switch à partir d’un code fourni par l’éditeur.


Le jeu nous plonge dans un univers post-apocalyptique où des cartes magiques, littéralement tombées du ciel, permettent de se transformer en monstres, les Morsels. Les chats, devenus les puissants Barons des Cartes, règnent en tyrans sur les égouts. Le joueur incarne Mousel, une petite souris qui, aidée par un Fatberg (un amas de graisse conscient, assez dégueu), utilise ces cartes pour gravir les échelons de la hiérarchie souterraine et atteindre la surface. Chaque créature invoquée, rappelant les déchets, possède évidemment son propre style de combat, sa capacité spéciale et son type d’esquive, entre Gumsel, un chewing-gum tirant des bulles, et Zigsel, une cigarette incandescente. Il est ainsi possible d’embarquer trois Morsels simultanément et d’alterner entre eux à la volée. Là où le jeu se démarque, c’est qu’il impose une mécanique de vieillissement de ses créatures. Plus elles sont utilisées, plus elles gagnent de l’expérience et de la puissance, plus elles se rapprochent de leur départ à la retraite, ou de leur trépas, forçant le joueur à renouveler constamment son équipe et à dire parfois adieu à son build parfait. Une idée franchement originale qui oblige à revoir sa stratégie au fil de chaque run. Le reste emprunte énormément aux classiques du genre, avec une exploration dans des salles générées procéduralement, remplies d’objets bonus, d’ennemis et de monnaie à dépenser chez le marchand, ainsi que des capacités d’amélioration débloquées entre chaque run. Petit sursaut d’originalité entre les niveaux, des rencontres particulières et des mini-jeux, inspirés de classiques comme Frogger et le hockey sur table, viennent réveiller l’esprit.



Mais nous n’avons pas encore parlé de l’éléphant dans la pièce : la direction artistique. Morsels propose un pixel art coloré qui embrasse une esthétique volontairement grossière et organique, rappelant parfois la pâte à modeler, avec un penchant pour les dessins animés décalés à la Happy Tree Friends ou à Itchy et Scratchy. Le tout est plongé dans des effets de filtre, heureusement optionnels, qui permettent d’accentuer ces aspects rétro et grimeux : VHS, CRT, etc. Mais si les affrontements sont nerveux, ils sont plombés par cette personnalité bien trop marquée. Certains vont carrément sortir d’une run avec une belle céphalée, tant l’ensemble devient souvent illisible. Le jeu explique par ailleurs très peu ses mécaniques et laisse le joueur expérimenter seul, apportant son lot de confusions supplémentaires, d’autant plus que certaines fonctionnalités ne deviennent compréhensibles qu’après plusieurs tentatives. Enfin, s’il ne manque pas d’idées, Morsels peine à se renouveler sur la durée, sur la dizaine d’heures nécessaire pour enchaîner les runs et arriver au bout. Certaines créatures semblent nettement moins intéressantes que d’autres, rendant les sensations de progression inégales selon les runs. Petit dernier mot positif pour la bande-son de Sam Webster, qui propose des compositions lo-fi électro de très grande qualité et qui tombent juste avec l’atmosphère dérangeante du titre.


LES COMMENTAIRES
Les prochaines sorties

15

JUIL.

Denshattack!

Nintendo Switch 2 - Action Aventure - Fireshine Games - Undercoders

16

JUIL.

Culdcept BEGINS

Nintendo Switch - RPG Card Battle Aventure - Neos - Omiya Soft