Test de PARANORMASIGHT : The Mermaid’s Curse sur Nintendo Switch

En résumé

  • Sorties :
  • 19 Février 2026
  • 19 Février 2026
  • 19 Février 2026

L'avis de Skyward

PARANORMASIGHT : The Mermaid's Curse constitue une nouvelle réussite pour la toute jeune franchise de Xeen et Square Enix. Les concepts du premier jeu ont été repris et améliorés, avec une histoire mieux travaillée, des visuels plus beaux et un gameplay plus interactif. Le jeu est aussi légèrement plus long, ce qui justifie davantage le prix de 24,99 euros. Par ailleurs, la baie d'Ise est un cadre absolument sublime dont on est ravi de découvrir les légendes. On reprochera juste à ce second opus de ne toujours pas proposer de traduction en français, ce qui en ferme les portes à beaucoup de joueurs potentiels, mais aussi d'avoir perdu le côté un peu brut et terrifiant qui avait rendu le premier savoureux pour les fans d'horreur urbaine. On réitère cependant notre souhait de voir d'autres épisodes débarquer à l'avenir afin de populariser la licence.

Les plus

  • Visuellement sublime
  • Une histoire riche et solide
  • Des personnages touchants
  • Un gameplay plus interactif
  • Le cadre incroyable de la baie d'Ise
  • Une durée de vie rehaussée

Les moins

  • Une histoire moins effrayante
  • Toujours pas de version française
  • Nintendo-Difference

    par Skyward

    le 24 mars 2026 14:30

Lorsque nous avions testé PARANORMASIGHT : The Seven Mysteries of Honjo en 2023, le concept développé par le studio Xeen, sous la houlette éditoriale de Square Enix, nous avait tellement plu que nous espérions vivement voir paraitre de nouveaux épisodes du même acabit. C’est désormais chose faite avec la sortie sur Nintendo Switch, le mois dernier, de PARANORMASIGHT : The Mermaid’s Curse. Au menu : une nouvelle région du Japon à découvrir, une durée de vie légèrement améliorée et des ambitions générales revues à la hausse. Reste à savoir toutefois si le charme opère toujours.


Test réalisé sur Nintendo Switch 2 à partir d’un code fourni par l’éditeur.


Image de PARANORMASIGHT : The Mermaid’s Curse


Fantômes et folklore


La série PARANORMASIGHT commence à avoir une identité claire : des visual novels d’horreur folklorique mettant l’accent sur des régions très spécifiques du Japon afin d’en découvrir les sombres légendes. Si le premier opus se concentrait sur une zone très restreinte, à savoir le quartier Honjo de l’arrondissement Sumida de Tokyo, le cadre de ce second volet est un peu plus large puisqu’il couvre l’intégralité de la baie d’Ise, bien que l’intrigue se déroule en grande majorité sur l’île (fictive) de Kameshima. Ce nouveau jeu a également une identité plus marquée : ici pas d’horreur « générique », on se concentre sur l’univers de la mer et ses mystères, notamment les mythes en lien avec les sirènes.


Image de PARANORMASIGHT : The Mermaid’s Curse


Vamos a la playa


Le début de l’aventure est aussi sensiblement différent. Là où PARANORMASIGHT : The Seven Mysteries of Honjo démarrait de façon extrêmement intense, avec un prologue confrontant directement un personnage aux pierres de malédiction et au danger qu’elles représentent, PARANORMASIGHT : The Mermaid’s Curse nous met dans le bain (haha !) grâce à un relaxant mini-jeu de plongée nous faisant explorer les fonds marins à la recherche d’oursins et de coquillages (dont les fameux ormeaux, typiques de la région). À la manière du Midsommar d’Ari Aster, l’horreur se terre cependant parfois sous un soleil éclatant, et les protagonistes de ce nouvel épisode seront rapidement confrontés à leur lot de morts et autres malédictions funestes, même s’il faut admettre que le contexte est cette fois-ci moins propice à l’épouvante qu’à la découverte des traditions locales.


Image de PARANORMASIGHT : The Mermaid’s Curse


Destins croisés


Comme dans le premier jeu, on suivra ici en parallèle, et pas forcément dans l’ordre chronologique, l’histoire de plusieurs groupes de personnages. Le protagoniste principal est Yuza Minakuchi, un jeune homme de dix-huit ans, originaire de Kameshima, qui a survécu à un naufrage ayant coûté la vie à presque toute sa famille et qui est revenu récemment sur l’île pour aider sa grand-mère, Tsuyu. Comme elle, il souhaite devenir pêcheur en apnée ou « ama », un métier traditionnellement plutôt pratiqué par les femmes. Sato Shiranami est, pour sa part, une jeune fille mystérieuse, fraîchement arrivée sur l’île et peu loquace sur son passé. Viennent ensuite Yumeko Shiki, une femme au foyer possédant un don de vision et travaillant pour le département occulte de la police de Tokyo, accompagnée de son acolyte, Sodo Kiryu, également doté de pouvoirs psychiques considérables. Enfin, on retrouve un étrange duo d’étrangers composé de Circe Lunarlight, une jeune prodige experte en occultisme, et de son « tuteur », Arnav Barnum, romancier et aventurier de son état.


Image de PARANORMASIGHT : The Mermaid’s Curse


L’histoire sans fin


Les quatre groupes ont des objectifs et des raisons diverses pour venir sur Kameshima, mais leurs destins vont s’entrecroiser et ils devront travailler de concert pour empêcher l’île d’être le théâtre d’un nouveau désastre. La structure narrative est une nouvelle fois organisée autour d’une sorte de storyboard ou de carte mentale au sein de laquelle se débloquent différentes scènes en fonction de nos choix. Les mauvaises décisions peuvent mener à des fins prématurées et des indices sont alors proposés pour nous orienter. Si la progression dans l’aventure est assez naturelle, avec des mystères qui se résolvent petit à petit, on pourra reprocher le fait que l’obtention de la « véritable fin » nécessite des manipulations particulièrement tordues qu’il est presque impossible de deviner sans chercher la solution sur internet. Heureusement, les autres fins, bien que moins abouties, s’avèrent plus accessibles.


Image de PARANORMASIGHT : The Mermaid’s Curse


Moins de cailloux


À l’instar de PARANORMASIGHT : The Seven Mysteries of Honjo, les pierres occultes jouent ici un grand rôle. Pour rappel, ces pierres, centrales dans l’univers de la série, permettent de tuer un individu si des conditions très précises et spécifiques sont remplies. Il faut donc comprendre ces conditions afin d’éviter de se faire tuer soi-même et de prévenir d’éventuels massacres. Il est d’ailleurs assez regrettable qu’elles soient moins présentes dans ce second opus, car elles faisaient partie des éléments les plus fun du premier jeu. Néanmoins, une histoire très sympathique a tout de même pu être tissée autour de ces objets maudits.


Image de PARANORMASIGHT : The Mermaid’s Curse


En anglais s’il vous plaît


Afin d’appréhender au mieux son univers particulièrement dense et référencé, le titre propose une nouvelle fois de nombreux « dossiers » à consulter dans un menu dédié. Ces pages, comportant des informations sur les personnages, les légendes de la région et les résumés des affaires criminelles en cours, sont toujours aussi complètes et il est indispensable de les consulter régulièrement pour finir l’aventure. On est une fois de plus ravi de découvrir les intrigues liées à la baie d’Ise avec un bon mélange d’histoire, de folklore et de conspirations paranormales. En revanche, toujours pas de traduction française à l’horizon. Le jeu sera donc à réserver aux anglophones (ou japonophones) aguerris vu la quantité de texte à engloutir.


Image de PARANORMASIGHT : The Mermaid’s Curse


Une saga sur la bonne voie


PARANORMASIGHT : The Mermaid’s Curse comporte de très nombreuses améliorations par rapport à son prédécesseur. L’histoire est plus dense, plus riche. Le personnage principal, Yuza, est entouré d’un groupe d’amis auquel on s’attache beaucoup, et le jeu a une dimension plus humaine, là où PARANORMASIGHT : The Seven Mysteries of Honjo était très orienté vers l’horreur brute. La réalisation a également été revue à la hausse avec des graphismes plus aboutis et un sound design particulièrement travaillé. Côté gameplay, la dimension réflexion est plus présente et la découverte des différentes fins nécessitera davantage de recherche. Même le gimmick des oiseaux moqueurs, stickers à collecter que l’on trouve un peu partout, a été poussé un peu plus loin. On regrette juste que le côté réellement terrifiant et stressant ait été mis de côté, même si on comprend que c’est une volonté des scénaristes pour ne pas s’enfermer dans une niche.



LES COMMENTAIRES
Les prochaines sorties

16

AVR.

Gecko Gods

Nintendo Switch - Puzzle Plate-formes Aventure - Super Rare Games - Inresin

17

AVR.

Pragmata

Nintendo Switch 2 - Action Aventure - Capcom

23

AVR.

Outbound

Nintendo Switch 2 - Aventure Simulation - Silver Lining Interactive - Square Glade Games

23

AVR.

Outbound

Nintendo Switch - Aventure Simulation - Silver Lining Interactive - Square Glade Games