En résumé
L'avis de Klaus
L'atmosphère relaxante et la profondeur de Pokémon Pokopia font de ce grand épisode dérivé l'un des titres les plus complets de la Nintendo Switch 2, qui sera aussi assurément considéré pour beaucoup comme l'un des meilleurs jeux de la franchise. L'expérience d'Omega Force, couplée à son étroite collaboration avec Game Freak, a permis de former un simulateur de vie gigantesque regorgeant de références à la fois très précises, variées et bien pensées à la série, tout en lui offrant une histoire unique. Avec l'aventure en solo déjà très copieuse et le multijoueur aux nombreuses possibilités, Pokémon Pokopia promet de longues heures de jeu, voire une durée de vie quasi infinie. Quelques défauts, comme le système de rangement et les contraintes telles que le temps d'attente pour la fabrication de matériaux et la construction des maisons, viennent légèrement gêner l'expérience, mais pas au point de la gâcher totalement ou de finir par perdre patience. Si l'on pouvait déjà être très enthousiaste lors de son annonce et au fil des révélations faites par The Pokémon Company et Nintendo, le titre va bien plus loin que ce qui a été montré. Rempli de surprises, il peut tout à fait plaire autant aux fans de la licence qu'aux personnes qui souhaiteraient la découvrir autrement que par le biais des jeux de rôle, ou généralement de ceux où les combats sont de mise, et qui voudraient juste passer du temps avec des Pokémon sans avoir l'obligation de les faire combattre. De même, celles et ceux qui boudaient Pokémon jusqu'à présent y trouveront très certainement un jeu qui les surprendra et les occupera longtemps. On peut penser que Pokémon Pokopia est une véritable surprise, mais c'est aussi une œuvre allant dans la continuité du savoir-faire des équipes impliquées chez Omega Force et Game Freak, que ce soit en termes de gameplay ou de développement d'un univers inoubliable.
Les plus
Les moins
par Klaus
le 4 mars 2026 21:00
Près de 14 ans après Pokémon Conquest, Koei Tecmo a une nouvelle fois collaboré avec The Pokémon Company pour le développement d’un tout nouveau jeu, bien différent du crossover avec Nobunaga’s Ambition : Pokémon Pokopia. Ici, on a donc affaire à un simulateur de vie dans le style d’un immense bac à sable, que l’on doit plus précisément à Omega Force, la division de Koei Tecmo qui est largement connue pour son travail sur la longue série des Warriors, mais aussi sur bien d’autres jeux comme les Toukiden, les Attack on Titan / A.O.T., Fate/Samurai Remnant, Wild Hearts ou encore les Dragon Quest Heroes, Dragon Quest Builders 2 et Dragon Quest Champions. Pokémon Pokopia se rapproche donc surtout de Dragon Quest Builders 2, d’autant plus que l’on retrouve, au sein de son équipe, Takuto Edagawa, son directeur de développement, et Marina Ayano, sa directrice artistique. Mais par rapport à d’autres spin-offs, Pokémon Pokopia va plus loin, dans le sens où il s’agit d’une collaboration très poussée avec Game Freak, le studio en charge du développement des jeux de la série principale. Ce partenariat a d’ailleurs été longuement détaillé quelques jours avant la sortie du jeu. Pour cet épisode dérivé, on retourne dans un cadre où les Pokémon sont les uniques vedettes du jeu et où ils se mettent à parler de la même façon que les humains, comme l’ont fait d’autres titres tels que les Pokémon Donjon Mystère et les jeux PokéPark sur Wii. Ici, la grande particularité est que l’on incarne un Métamorph, ce qui signifie qu’il a la capacité de se transformer. Dans ce jeu, on le dirige principalement sous la forme d’un être humain, donnant ainsi la possibilité de parcourir le monde comme pourrait le faire un Dresseur, mais à la façon d’un jeu de simulation de vie. On doit donc récolter des matériaux, construire des maisons, fabriquer des meubles, faire pousser des légumes ou encore, Pokémon oblige, aller à la rencontre des créatures qui peuplent les différentes zones et s’occuper de leur bien-être. Toutefois, Pokémon Pokopia va bien plus loin que ce que l’on pouvait espérer, y compris après avoir suivi avec attention les informations, vidéos et images partagées par The Pokémon Company…
Test réalisé sur Nintendo Switch 2 à partir d’un code fourni par l’éditeur.
En commençant Pokémon Pokopia, le jeu ne se permet pas d’introduire longuement le monde du jeu par le biais de cinématiques ou de dialogues, et préfère plutôt entrer dans le vif du sujet. Le Métamorph que l’on incarne peut être personnalisé au tout début, mais les options sont assez limitées. Après tout, il ne fait que prendre l’apparence d’un être humain, ce qui réduit les possibilités étant donné qu’il ne fait que « copier » le physique d’un Dresseur ou d’une Dresseuse. Dans l’anime Pokémon, le Jeu de Cartes à Collectionner, les produits dérivés ou autres, lorsque Métamorph prend l’apparence d’un autre Pokémon, il conserve ses yeux et son sourire caractéristiques, ce qui permet donc de le différencier. Pokémon Pokopia conserve cette particularité, comme on peut le constater directement sur le visuel principal du jeu. Notre héros gluant a comme mentor le Professeur Bouldeneu, le premier Pokémon spécial que l’on rencontre au cours de l’aventure. Il le guide dès le début de l’histoire, et lui présente un monde dévasté, où les humains se sont fait la malle. On comprend donc très rapidement que dans la peau de Métamorph, il faudra tout reconstruire. En plus de cela, les Pokémon ont également disparu. Certains d’entre eux reviendront seuls petit à petit, tandis que pour d’autres, il faudra rétablir leur lieu de vie.
Faire réapparaître les Pokémon va notamment permettre à Métamorph d’obtenir des capacités pour reconstituer les environnements, détruire des obstacles, se déplacer plus facilement et plus encore. Les rencontres amèneront aussi les Pokémon à nous aider pour construire des bâtiments, créer des objets ou des matériaux… Par exemple, Bulbizarre offre la capacité Feuillage à Métamorph, qui lui permettra de faire pousser des hautes herbes. Mais ce n’est pas tout, le Pokémon peut également aider à faire pousser des fleurs ou des légumes plus vite. En effet, on peut demander à certains Pokémon de nous suivre pour les amener à un lieu où ils pourront utiliser leurs propres capacités, comme Salamèche qui peut allumer des feux de camp, ou encore Pohm qui peut produire de l’électricité. Dès le début, on se rend bien compte que le jeu est volontairement lent dans cette approche, car il faut toujours attendre que les Pokémon nous suivent pour les amener à un lieu d’intérêt. Certains d’entre eux se déplacent même avec une lenteur absolue, comme Ramoloss, qui accepte uniquement de se déplacer si le chemin est suffisamment bien aménagé pour lui. Si on pense que cela est volontaire, c’est aussi parce que bien d’autres éléments sont pensés de cette façon. Par exemple, lors de la construction d’une structure, il faudra toujours attendre plusieurs minutes, voire une journée entière, avant qu’elle ne s’achève. Cela pousse à faire d’autres choses, mais aussi des pauses entre chaque session.
Il est évident que le fait de devoir attendre régulièrement au cours du jeu, lorsque des Pokémon se mettront à construire des maisons ou quand on leur demandera de créer des matériaux ou des objets, ne plaira pas à tout le monde, au point de perdre patience et d’abandonner le jeu. Toutefois, on peut très bien considérer que cela fait partie de l’atmosphère du jeu. D’autres simulateurs de vie le font aussi, comme les Animal Crossing. Toutefois, ici, l’approche est un peu plus moderne au niveau de certains aspects, comme le fait qu’il n’est pas forcément nécessaire de devoir attendre des journées, voire des semaines entières, pour débloquer des éléments ou avancer dans l’histoire.
On peut choisir de jouer tous les jours et ainsi finir l’histoire en une semaine, ou bien jouer un peu chaque jour, prendre le temps de rétablir tous les lieux de vie des Pokémon ou créer les lieux de nos rêves. La durée de vie en est donc logiquement impactée, puisqu’en choisissant de se concentrer uniquement sur l’histoire, on peut arriver à finir le jeu en une vingtaine d’heures, mais dans le cas contraire, si l’on préfère prendre son temps, aller à la rencontre de tous les Pokémon, créer tout ce que l’on veut, le jeu peut très bien tenir tout le monde occupé pendant des centaines d’heures. Il ne nous a pas été possible de le tester, mais le multijoueur promet lui aussi de gonfler sérieusement la durée de vie, grâce à la possibilité de jouer ensemble dans une ville fonctionnant comme un serveur privé, à la façon de Minecraft, que l’on peut construire à plusieurs à partir de zéro. Cela avait d’ailleurs été montré longuement par Nintendo dans une longue session de gameplay avec des membres de Nintendo Treehouse :
Pokémon Pokopia est composé de plusieurs zones, chacune ayant ses spécificités. Les différences entre chacune d’entre elles peuvent être très grandes, et on prend réellement du plaisir à les découvrir à chaque fois. Au début, les lieux auxquels on peut accéder sont assez limités, malgré la liberté de les parcourir. Il y a plusieurs raisons à cela, comme les murs invisibles (par exemple, on ne pourra pas aller plus loin dans certains cas, le jeu l’indiquant automatiquement et empêchant de se déplacer), les capacités nécessaires pour se mouvoir dans certains endroits à débloquer plus tard au cours de l’histoire ou encore le rang de maîtrise. Celui-ci augmente au fur et à mesure que l’on progresse en réaménageant les zones et en améliorant la qualité de vie pour les Pokémon qui y vivent. Cela peut être assez frustrant de ne pas pouvoir aller où on le souhaite, ce qui empêche de considérer Pokémon Pokopia comme un grand monde ouvert, du moins durant les premières heures. Contrairement à d’autres titres, les zones sont séparées par des portes et donc par de petits temps de chargement.
La véritable frustration va surtout se situer dans le système de rangement. En effet, bien que le jeu propose de stocker facilement des objets grâce à des meubles que l’on peut fabriquer ou qui se trouvent naturellement dans chaque zone, il peut être compliqué d’en garder la trace. En ne sachant pas cela, il nous est arrivé à plusieurs reprises de ne plus savoir où l’on a rangé tel ou tel objet. Heureusement, à mesure que l’on avance dans les différentes zones, il est possible d’augmenter la capacité de stockage du sac que Métamorph transporte. Néanmoins, on peut très vite manquer de place, ce qui rajoute de la frustration. L’idéal aurait été de permettre de savoir où l’on a placé les meubles exactement, voire carrément de proposer un système de rangement unique pour tout le jeu. Toutefois, cela n’aurait peut-être pas eu de sens pour les développeurs, malgré le côté très pratique. On peut éventuellement espérer qu’une carte plus fournie, permettant de mieux retrouver les espaces de rangement, soit proposée via une mise à jour.
Évidemment, Omega Force a pu se reposer sur son savoir-faire après le développement de Dragon Quest Builders 2, mais cela ne signifie pas pour autant que Pokémon Pokopia en est une copie avec un simple habillage et des Pokémon en tant que personnages. Le titre a une véritable identité et toutes ses mécaniques de gameplay ont été soigneusement élaborées, avec des références bien pensées à la série, que ce soit au niveau des capacités de Métamorph, des objets, des meubles ou des matériaux. Métamorph peut récolter et créer un très grand nombre de matériaux, comme des blocs de terrain (gazon, terre, sable, marbre…), fabriquer des meubles ou des structures grâce à l’aide d’autres Pokémon. On peut également citer les légumes, les CD pour DJ Motisma… Il y a tant à faire que cela devient parfois presque intimidant, surtout si l’on manque d’imagination. Dans le cas contraire, les personnes qui arrivent très bien à faire travailler leurs méninges pour créer les lieux de leurs rêves devraient être ravies avec Pokémon Pokopia, tant les possibilités sont déjà nombreuses en solo. Toutefois, les plus sensibles et impatients pourront être frustrés à la fois par le système de rangement, la lenteur de la progression entre l’attente pour la construction des bâtiments ou encore l’apparition des nombreux Pokémon qui se sont cachés. Si des personnes peuvent être dans ce cas, on déconseille alors les sessions de jeu très longues afin d’éviter l’indigestion. Ici, la répétitivité n’en est pas la raison, la boucle de gameplay est d’ailleurs assez satisfaisante et les activités sont très variées, mais si l’on souhaite avant tout finir l’aventure principale, il peut être judicieux de ne pas vouloir en faire trop d’un coup.
Là où Pokémon Pokopia se distingue des autres simulateurs de vie, c’est aussi à travers son histoire. Au-delà du scénario qui se développe au fil de l’avancée dans les zones, on peut parfois tomber sur des livres ou des tablettes avec des messages écrits par les êtres humains. C’est aussi de cette façon que le scénario se développe. Il peut être difficile d’en parler sans spoiler, mais cette approche est plutôt intéressante et cela permet d’avoir quelques indices avant de résoudre les différents mystères de l’Å“uvre, notamment en ce qui concerne la disparition des êtres humains. L’absence des Dresseurs et des Dresseuses, ou de personnages tout court en dehors des Pokémon, a déjà été traitée dans d’autres jeux, comme les Pokémon Donjon Mystère, mais Pokémon Pokopia le fait autrement et cette fois-ci avec l’implication directe de Game Freak.
Le jeu laisse petit à petit place grandement à l’imagination, mais on peut aussi se contenter de se servir des fondations encore présentes dans ce monde dévasté pour rétablir les environnements et construire des bâtiments. En plus de cela, l’aventure est remplie de requêtes, importantes ou secondaires, qui nous aideront à savoir quoi faire exactement. Bien sûr, il faudra aussi réfléchir, notamment pour comprendre, apprendre et assimiler les mécaniques de gameplay, dont certaines peuvent apparaître après des heures et des heures de jeu. On peut par exemple parler de la peinture, de la possibilité de surfer sur l’eau ou de voler. Tous ces éléments ont été pensés de manière très précise pour que cela corresponde à la fois à l’histoire du jeu et à la série Pokémon de façon générale. C’est ainsi que l’on ressent l’implication de Game Freak à chaque recoin.
Comme indiqué précédemment, face aux nombreuses activités proposées, Pokémon Pokopia peut devenir assez intimidant au début, d’autant plus que, malgré l’absence d’un véritable aspect de monde ouvert, les zones sont relativement grandes, ce qui nous pousse à inciter de plutôt avancer à un rythme léger, sans trop se mettre la pression. Il faut avouer qu’à plusieurs moments de l’aventure, il y avait de quoi se sentir perdu ; en dépit des indications données par les Pokémon lors de l’aventure principale, il a été compliqué de savoir exactement quoi faire. Le cadre de Pokémon Pokopia a visiblement poussé les développeurs à ne pas trop donner d’indices sur ce qu’il faut faire pour progresser. À la place, on nous invite plutôt à découvrir seul comment avancer ; il peut même y avoir plusieurs façons de se débloquer d’une situation, comme par exemple avec la production de l’électricité. Dans tous les cas, on peut arriver très facilement à prendre du plaisir à avancer pas à pas. Plusieurs particularités de ce simulateur de vie uniques y contribuent, comme les Pokémon spéciaux. Volontairement peu nombreux, ils apportent réellement chacun quelque chose en plus à l’univers de ce jeu, mais aussi à la série de façon générale. On se demande d’ailleurs si ces Pokémon finiront par apparaître dans d’autres jeux, comme ceux de la série principale…
Derrière sa direction artistique minimaliste, avec ses environnements faits de voxels, Pokémon Pokopia bénéficie à la fois d’une atmosphère relaxante et d’une profondeur étonnante, que ce soit en termes de mécaniques de gameplay ou en construction de son univers. On peut se surprendre à réfléchir longtemps pour créer ce que l’on souhaite, avancer dans l’histoire ou aider les Pokémon. Entre la variété des environnements, la musique discrète mais très réussie, avec d’ailleurs de subtiles et délicieuses références, Pokémon Pokopia s’impose clairement comme l’un des meilleurs spin-offs de la série, mais aussi comme l’un des plus grands simulateurs de vie du marché. Il faut aussi ajouter à cela les performances : on a peu de choses à redire sur les aspects techniques de cet épisode dérivé. En jouant longuement en mode portable ou en mode TV, nous n’avons noté aucun ralentissement. Les seuls bémols peuvent se situer au niveau de la luminosité peut-être un peu trop « criarde » par moments, des environnements peut-être un peu trop simples ou minimalistes, ou des temps de chargement, mais qui sont heureusement assez courts.
Le travail effectué sur les Pokémon y joue aussi pour beaucoup. Dans un premier temps, on se disait qu’il était dommage que le jeu se repose sur les animations et modèles « classiques » de la série. Toutefois, les développeurs ont réussi à mettre correctement en valeur un très grand nombre de Pokémon. Certains d’entre eux, qui n’ont pas réussi à avoir leur moment de gloire dans la série principale, bénéficient même d’une mise en lumière qui saura ravir de nombreux fans. On aime les voir s’épanouir, communiquer entre eux ou avec Métamorph. Il est d’ailleurs aussi intéressant de réfléchir aux défis que les localisations dans les différentes langues ont dû représenter. Chaque Pokémon a ses propres mimiques, ses façons de parler, qui peuvent être difficiles à retranscrire selon la langue. Dans le cas de la version française, c’est une véritable réussite. Certains Pokémon seront très polis, d’autres parleront de manière plus familière… Cela amène souvent à des séquences drôles et mémorables, ce qui donne aussi envie d’aller à la rencontre de toutes les créatures.
Pokémon Pokopia est un jeu qui fourmille d’une multitude de détails et constitue ainsi une immense célébration de la série. Il s’agit clairement ici de l’une des plus grandes célébrations du 30ème anniversaire de la série, en attendant la future arrivée des prochains mastodontes : Pokémon Vents et Vagues. Cependant, bien que le jeu soit constitué de fonctionnalités pratiques, comme la possibilité de vérifier les Pokémon rencontrés grâce au Pokédex, les habitats déjà découverts ou ceux à découvrir grâce à l’Habitadex, la liste des requêtes et l’album de photos directement intégré, certains défauts peuvent gâcher un tant soit peu l’expérience. En plus de la frustration de devoir attendre à de nombreuses reprises, certaines capacités se révèlent être assez imprécises, comme Éclate-Roc. Cela peut amener à faire des erreurs, qu’il est heureusement possible de corriger, mais lors de sessions plus longues, la frustration peut prendre le dessus. Toutefois, le mode souris des Joy-Con 2 rend la construction (et la destruction) plus pratique et confortable, ce qui rappelle d’ailleurs la version Nintendo Switch 2 Edition d’Animal Crossing : New Horizons. Concernant le temps d’attente, il peut au moins être contourné en ce qui concerne les matériaux grâce aux ÃŽles Rêve, où Baudrive peut nous conduire grâce à des peluches récoltées dans les différentes zones, et où l’on trouve toutes sortes de choses (bien que cela n’est possible qu’une fois par jour).
Avec Pokémon Pokopia, Omega Force et Game Freak offrent donc un jeu mémorable, autant pour les fans que pour les personnes qui découvriraient la franchise sans y avoir touché depuis longtemps ou en l’expérimentant pour la première fois. Sur la durée, le jeu peut promettre des sessions dispersées sur plusieurs mois, voire sur plusieurs années pour les personnes qui auront beaucoup d’imagination. Après tout, les simulateurs de vie sont généralement pensés de cette façon, comme on peut le voir avec d’autres franchises telles que Minecraft et Animal Crossing. Par ailleurs, le jeu va avoir droit à des événements permettant de rencontrer des Pokémon de différentes manières, ce qui poussera à y jouer encore plus. Pour conclure, ce partenariat est, certes, tout à fait unique en son genre, mais avec une telle réussite, on peut éventuellement espérer que The Pokémon Company et Game Freak parviennent à s’ouvrir à d’autres horizons dans un futur plus ou moins proche.