En résumé
L'avis de Draco
Resident Evil 7 biohazard Gold Edition marque un tournant radical et salvateur pour la saga. En abandonnant la vue à la troisième personne au profit d'une immersion totale en vue subjective, Capcom signe un retour gagnant aux fondamentaux du survival horror après le désastreux épisode 6. L'atmosphère poisseuse des bayous de Louisiane, la famille Baker absolument terrifiante et le gameplay axé sur la fuite et la gestion des ressources rappellent pourquoi la licence a marqué l'histoire du jeu vidéo. Si les ennemis fongiques manquent cruellement de charisme comparés aux zombies iconiques, et si l'aventure principale se boucle un peu rapidement, la Gold Edition rattrape largement le coup avec plus de 20 heures de contenu grâce à ses DLC particulièrement réussis. L'absence totale de zombies, de créatures iconiques et de personnages cultes donnera toutefois l'impression à certains de ne pas vraiment jouer à un Resident Evil, le fan service étant totalement inexistant, tandis que d'autres y verront au contraire une audace narrative salutaire. Cette adaptation Nintendo Switch 2 tient la route avec ses 60 fps constants et une résolution correcte, bien que le titre montre logiquement quelques rides face à Resident Evil Village. Un volet indispensable pour comprendre le renouveau de la saga, vendu à un prix raisonnable qui le rend d'autant plus recommandable.
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Les moins
par Draco
le 2 avril 2026 10:03
Avec Resident Evil 7 biohazard, Capcom avait fort à faire. Après le très moyen sixième épisode, brebis galeuse d’une saga pourtant culte, le studio japonais devait impérativement redorer le blason de l’une des franchises les plus excitantes du jeu vidéo. Prise de risques audacieuse, retour aux sources assumé et passage radical à la vue à la première personne : tous les ingrédients étaient réunis pour un épisode de transition qui n’a certes pas tout réussi, mais qui a su redonner ses lettres de noblesse au survival horror chez Capcom. Sorti initialement le 24 janvier 2017 sur PlayStation 4, Xbox One et PC, enrichi de multiples DLC tout au long de l’année, le titre est arrivé sur Nintendo Switch 2 le 27 février 2026 en version Gold Edition incluant l’intégralité des contenus additionnels. Une seconde chance de plonger dans les marais terrifiants de Louisiane, où la famille Baker n’attend que vous.
Test réalisé sur Nintendo Switch 2 à partir d’un code fourni par l’éditeur.
Toutes les images dans ce test sont issues de la version Nintendo Switch 2.
En Louisiane, les marais gardent toujours leurs secrets. Resident Evil 7 biohazard plonge le joueur au cÅ“ur de l’horreur crasse d’une famille reculée au fin fond des bayous, dans une plantation sordide et isolée où règnent la boue, la crasse et la folie pure. On y incarne Ethan Winters, un homme ordinaire parti sur les traces de sa femme Mia, disparue depuis plus de trois ans. Lorsqu’il reçoit enfin une preuve de vie, Ethan n’hésite pas une seconde et se lance dans une quête désespérée qui le mènera tout droit dans les griffes de la famille Baker, un clan complètement dégénéré infecté par une mystérieuse maladie fongique. L’ambiance puise directement son inspiration dans des classiques du cinéma d’horreur comme La colline a des yeux ou Massacre à la tronçonneuse, avec une Amérique profonde dépeinte comme consanguine, violente et angoissante… tout ce qu’il fallait pour faire frissonner à nouveau.
Avec cet épisode, Capcom marque une rupture radicale avec la série en passant intégralement à la vue à la première personne, une première pour un Resident Evil en dehors de quelques spin-offs sortis au début des années 2000. Ce choix, initialement controversé, se révèle rapidement payant. La vue subjective créée pour immerger le joueur dans une angoisse et une peur permanente s’accompagne d’un nouveau système de gameplay basé sur le cache-cache avec des ennemis momentanément indestructibles qu’il faudra absolument fuir, et si possible le plus discrètement possible. Une mécanique renforce considérablement l’idée de peur et d’impuissance face à la mort qui s’approche. Impossible de sortir son flingue et de dégommer tranquillement Jack Baker, sa femme ou son taré de fils lorsqu’ils vous poursuivent dans les couloirs étroits du manoir familial. Ici, il va falloir courir, se cacher, retenir son souffle et prier pour qu’il passe son chemin.
Capcom ne se contente pas seulement de cette révolution visuelle et ramène également les énigmes et les puzzles, véritables piliers pensés jadis par Shinji Mikami et qui avaient progressivement disparu des épisodes récents. Fouiller méthodiquement chaque recoin, combiner des objets, résoudre des casse-têtes pour progresser : l’ADN originel de la saga refait surface et c’est un pur bonheur. Ce retour aux fondamentaux, couplé à la vue subjective terrifiante, propulse Resident Evil dans une nouvelle ère et va durablement bouleverser (positivement) la franchise. Capcom a compris ses erreurs et repart sur des bases saines après un épisode 5 discutable et un épisode 6 affligeant.
Pour affronter les horreurs qui rôdent dans la plantation Baker, Ethan va très vite se doter d’armes conventionnelles à la série : pistolet, fusil à pompe ou encore lance-grenades font leur grand retour. Mais on trouve également des éléments moins traditionnels comme le lance-flammes, particulièrement efficace contre certaines créatures volantes telles que les mouches. Le système de craft permet de combiner des objets entre eux, de créer des cartouches et des sprays de soins indispensables à la survie. La poudre noire se transforme en munitions pour le pistolet et d’autres éléments permettent de confectionner des cartouches chimiques pour le lance-grenades. Les possibilités de combinaisons sont nombreuses et obligent à réfléchir avant de gaspiller ses ressources, même si on le verra un peu plus loin, les ressources ne manquent pas forcément dans cet épisode.
Le jeu intègre également une nouvelle mécanique avec l’arrivée de médicaments stimulants qui permettent d’affiner les sens et de repérer les objets cachés, une aide bienvenue quand on sait à quel point certaines munitions et ressources sont extrêmement bien dissimulées dans ce 7e opus, avec de nombreux recoins et un extérieur dense. Farfouiller prend ici tout son sens, et les joueurs méticuleux seront largement récompensés. Chaque tiroir, chaque placard, chaque recoin sombre peut receler un trésor vital pour la survie. Cette exploration minutieuse rappelle les meilleurs moments des premiers Resident Evil, lorsque trouver une boîte de balles relevait de la victoire personnelle. L’inventaire, limité comme toujours dans la saga, impose une gestion drastique des ressources. Impossible d’emporter tout son arsenal, il faut faire des choix cornéliens entre les armes, les munitions, les soins et les objets clés nécessaires à la progression. Heureusement, les coffres de rangement traditionnels sont là et permettent de stocker le surplus. Quant aux sauvegardes, elles n’utilisent plus les rubans encreurs mais des enregistreurs audio, un changement cosmétique qui conserve l’esprit de l’époque où sauvegarder n’était pas anodin et devait être mûrement réfléchi (bien qu’ici il est possible de sauvegarder à volonté).
Resident Evil 7 biohazard marque également une rupture narrative importante. C’est le premier épisode qui tente de s’éloigner de l’histoire traditionnelle basée sur les zombies et le virus T, avec l’absence totale des protagonistes habituels liés à la saga et à Umbrella Corporation (enfin presque, et vous verrez bien à la fin du jeu ce que ce « presque » veut dire). Nouveau départ en apparence, puisqu’on incarne un inconnu parti à la recherche de sa femme, dans un lieu inconnu touché par une infection inconnue et très différente de celle dont on a été jusqu’alors habitués. Cette contamination repose sur une moisissure, un champignon qui s’infiltre dans les sujets et prend possession d’eux. L’épisode reste néanmoins dans la lancée de l’idée générale de la saga : un agent pathogène permettant une manipulation mentale totale. Le fil de l’histoire finira bien évidemment par rejoindre les thématiques classiques de la série. Puisqu’en fond de toile, reste toujours présente l’implication, d’agences gouvernementales et de l’organisation criminelle The Connections dont les membres tirent les ficelles depuis l’époque de la création d’Umbrella et fait commerce d’armes biologiques à l’échelle mondiale, poursuivis par le BSAA, l’agence anti-armes biologiques dirigée par Chris Redfield. Le scénario parvient donc à introduire de nouveaux éléments tout en conservant un lien avec le reste de la saga, un équilibre délicat mais réussi.
Disons-le tout net, le gros point noir de cet épisode, et l’un des seuls en fin de compte, se situe au niveau des monstres qui ne s’avèrent pas être des plus flippants. La faute au scénario qui se base sur une contamination fongique plutôt que sur les virus habituels. Les créatures qui en résultent manquent cruellement de crédibilité et ne déclenchent pas cette peur viscérale que les zombies et autres monstres iconiques des précédents épisodes pouvaient provoquer chez le joueur. Des ennemis moches, mal conçus et peu inspirés qui contrebalancent fortement avec la réalisation de la famille Baker.
Car justement, les Baker constituent une réussite absolue. Que ce soit sur le plan graphique, sur le doublage ou sur la mise en scène, chaque membre de cette famille déjantée marque les esprits. Jack Baker, patriarche indestructible et terrifiant, Marguerite et ses insectes, Lucas et ses pièges sadiques… Chacun possède sa personnalité propre et contribue à créer une atmosphère unique. Les acteurs livrent des performances vocales remarquables, et les modèles 3D sont d’un réalisme saisissant. L’opposition entre ces antagonistes brillamment réalisés et les créatures fongiques génériques crée un déséquilibre regrettable. Heureusement, l’ambiance globale du jeu reste ultra flippante et compense largement ce faux pas. L’atmosphère poisseuse et oppressante des bayous, les couloirs sombres du manoir, les bruits inquiétants qui résonnent dans le silence, tout concourt à créer une tension permanente. C’est sans doute l’un des épisodes les plus sordides et angoissants de la saga, rivalisant même avec Resident Evil 9 sur ce terrain. La mise en scène travaillée, les jeux de lumière et l’excellent sound design font toute la différence et permettent de faire pratiquement oublier la faiblesse des ennemis standards.
Concernant la durée de vie, l’aventure principale se termine de façon relativement abrupte et un chouia trop rapidement. Comptez environ sept heures et demie pour boucler le scénario en prenant son temps et en explorant correctement les lieux. Une durée un peu décevante pour un Resident Evil, d’autant que la fin arrive sans vraiment prévenir et laisse un sentiment d’inachevé. Le mode normal se termine avec une tonne de munitions que l’on n’aura finalement pas eu le plaisir de vider, ce qui pose question sur l’équilibrage. Attention donc de ne surtout pas jouer en mode facile, qui transformerait l’expérience en simple balade de santé sans aucun challenge. Heureusement, un mode difficile se débloque directement au lancement du jeu grâce au pack de survie inclus dans cette Gold Edition. Terminer le jeu une première fois permet également de rejouer avec certaines armes déjà débloquées, ce qui change radicalement l’approche et encourage la rejouabilité. Le système de succès propose également un bon prétexte pour les complétistes, avec de nombreux défis à relever qui ajoutent des heures de jeu supplémentaires. Mais c’est surtout l’intégralité des contenus additionnels qui vient muscler considérablement la durée de vie globale.
En comptant un second run de l’aventure principale en mode difficile avec le New Game +, puis l’exploration de tous les DLC inclus dans cette version Gold, on dépasse largement les 20 heures de jeu. Une durée de vie finalement plutôt conséquente et appréciable qui justifie amplement l’investissement, surtout au tarif demandé de 39,99 €. La version Gold prend ici tout son sens en transformant une aventure principale un peu maigre en package complet et généreux.
Au rang des nombreux contenus additionnels du jeu, on retrouve le DLC « Vidéos interdites » qui regroupe plusieurs cassettes VHS interactives récupérées dans la ferme des Baker. Ces séquences « dont vous êtes le héros » révèlent progressivement la tragédie dont a été victime la famille, expliquant comment ses membres sont devenus ce que l’on découvre durant l’aventure principale. Ce contenu se compose de quatre vidéos particulièrement réussies.
« Cauchemar » propose de survivre jusqu’à l’aube en fabriquant des armes et des pièges. Chaque session de jeu, selon le score réalisé, débloquera pour la partie suivante de nouvelles armes et possibilités à l’établi, créant une boucle de gameplay addictive. « La Chambre » nécessite d’utiliser sa matière grise pour sortir vivant d’une pièce sans éveiller les soupçons de Marguerite, dans une ambiance claustrophobe particulièrement oppressante. « Vingt-et-un » plonge dans un survival malsain où l’on joue littéralement sa vie dans une version extrême d’un jeu de cartes, avec un antagoniste sadique qui ne laisse aucune place à l’erreur. Enfin, « Filles » propose un épisode narratif qui permet de revivre les premières heures de la tragédie des Baker, apportant un éclairage précieux sur les événements qui ont mené au cauchemar.
À ces contenus s’ajoute « Pas un héros », une extension gratuite qui permet de prendre les commandes de Chris Redfield dans une mission se déroulant immédiatement après la conclusion de l’aventure principale. L’expérience, qui s’étale sur environ deux heures, propose en grande partie de nouveaux lieux à explorer et adopte une approche nettement plus tournée vers l’affrontement direct. Si l’ensemble n’apporte que peu d’éléments majeurs pour enrichir le récit et que son raccord avec la chronologie de la série peut parfois sembler un peu forcé, le DLC reste plaisant à parcourir, ne serait-ce que pour retrouver Chris et assister à la résolution de l’intrigue liée à Lucas et aux derniers événements de la ferme Baker.
De son côté, « La Fin de Zoe » sert d’épilogue à l’histoire en plaçant le joueur dans la peau de Joe Baker, un parent éloigné de la famille déterminé à tirer Zoe de son sort et à affronter les créatures qui infestent encore les marais. L’aventure privilégie une approche beaucoup plus physique, avec un système de combat basé sur le corps-à -corps qui tranche radicalement avec le reste du jeu. Joe tape du poing, fracasse les crânes et se bat comme un bûcheron enragé, créant une expérience totalement différente et rafraîchissante. Même si certains décors familiers refont surface et que l’ensemble se boucle relativement rapidement, ce chapitre offre une conclusion marquante et émotionnelle au destin des Baker, refermant de manière convaincante l’arc narratif du Bayou.
Ce septième épisode marque le retour en fanfare du survival horror chez Capcom et en ce sens, c’est extrêmement réussi. Pourtant, malgré un scénario qui se rattache en définitive au reste de la saga, on a finalement beaucoup de mal à se rendre compte qu’il s’agit véritablement d’un Resident Evil. Les mécaniques sont bien là : coffres de rangement, gestion drastique d’un inventaire très limité, sauvegardes réfléchies, exploration minutieuse… Mais le choix des ennemis, du lieu isolé dans les bayous, de la famille Baker comme antagonistes principaux, et de la vue à la première personne, tout cela rapproche finalement l’expérience d’un film interactif d’horreur baignant dans le sadisme, le démembrement, la violence et le gore plutôt que d’un Resident Evil traditionnel. Cette impression curieuse oscille constamment entre le retour à un Resident Evil à l’ancienne et le lancement d’une saga totalement différente. C’est à la fois déstabilisant et fascinant. L’épisode parvient à respecter l’héritage tout en osant prendre des libertés importantes, créant une identité propre qui le distingue clairement de ses prédécesseurs. Certains puristes pourront y voir une trahison, d’autres une évolution nécessaire. Quoi qu’il en soit, Capcom a réussi son pari de renouveler la formule sans perdre l’essence même de ce qui fait un bon survival horror. Car cette prise de risque est salutaire, et ce fut un recul stratégique pour mieux rebondir ensuite. L’épisode 8, puis le récent épisode 9 leur donnera raison.
Pour en finir avec le débat sur la vue à la première personne, qui joue évidemment un rôle majeur dans cette perception différente, elle transforme radicalement l’approche du gameplay et renforce l’immersion à un niveau jamais atteint auparavant dans la série. Chaque couloir devient une menace potentielle, chaque porte s’ouvre avec appréhension, chaque bruit fait sursauter. L’efficacité horrifique atteint des sommets, particulièrement lors des premières heures où l’on découvre la plantation et ses habitants dérangés. C’est sale, c’est violent, c’est profondément dérangeant, et c’est exactement ce que l’on attendait d’un retour aux sources du survival horror.
Sur Nintendo Switch 2, Capcom propose une adaptation techniquement solide qui vise clairement la fluidité avant tout. Le titre cible en effet les 60 images par seconde, un objectif généralement atteint dans les environnements intérieurs où l’action reste très stable. Quelques séquences plus chargées peuvent néanmoins provoquer des baisses ponctuelles, notamment lors de certains affrontements intenses ou dans les zones extérieures plus ouvertes, mais rien de vraiment handicapant pour l’expérience globale.
En mode téléviseur, le jeu tourne autour d’une résolution interne d’environ 720p, ensuite mise à l’échelle en 1080p pour l’affichage sur téléviseur. En mode portable, la résolution interne descend légèrement, autour de 540p, pour être ensuite affichée à 720p sur l’écran de la console. Malgré ces ajustements relativement modestes, le rendu reste globalement propre et parfaitement lisible, permettant de profiter de l’atmosphère poisseuse et oppressante du Bayou avec une fluidité très confortable. Les textures conservent un niveau de détail acceptable, et l’éclairage, élément crucial pour l’ambiance horrifique, n’a pas été sacrifié.
Le jeu étant sorti initialement en 2017, l’adaptation sur Nintendo Switch 2 est donc forcément une réussite technique. Capcom n’a pas eu à faire de miracles pour faire tourner un titre vieux de neuf ans sur la console hybride de Nintendo. Quelques signes de vieillesse se font néanmoins sentir : certaines textures manquent de finesse comparées aux standards actuels, certains effets visuels paraissent datés, et l’ensemble ne possède évidemment pas le même lustre graphique que des productions plus récentes. Mais dans l’absolu, Resident Evil 7 tient parfaitement la route et propose une expérience visuelle très satisfaisante pour une console portable.
Il est d’ailleurs intéressant de noter que Resident Evil Village, l’épisode 8 également testé par nos soins à cette adresse et disponible simultanément sur Switch 2, se révèle être sans doute l’un des plus beaux jeux de la console. La différence graphique entre les deux épisodes est clairement perceptible, avec un bond qualitatif impressionnant entre 2017 et 2021. Mais cela n’enlève rien aux mérites de ce septième épisode qui remplit parfaitement son contrat technique et propose une adaptation très honorable, fluide et agréable à parcourir aussi bien en mode TV qu’en mode portable. Les fans de la première heure comme les nouveaux venus y trouveront leur compte, à condition d’accepter de laisser temporairement de côté les zombies traditionnels pour embrasser l’horreur fongique des marais de Louisiane. Bienvenue chez les Baker, et bon courage pour en ressortir vivant.