Test de Slipstream sur Nintendo Switch

En résumé

  • Sorties :
  • 7 Avril 2022
  • 7 Avril 2022
  • Non renseignée

L'avis de Kalimari

Très agréable à manipuler et à traverser, Slipstream n'en demeure pas moins qu'un petit jeu d'appoint, la faute de son trop plein de références évidentes. S'il n'en est pas réduit à être un jeu plagiaire ou fan service, le titre d'ansdor peine toutefois à se démarquer de sa concurrence directe, comme Hotshot Racing ou Horizon Chase Turbo (également testés par nos soins). Le temps d'un après-midi pluvieux ou d'une soirée dénuée d'activité, Slipstream se glissera aisément dans cette case du titre apéro qu'on oubliera rapidement après l'avoir parcouru, non sans déplaisir. On recommandera quand même son acquisition aux amoureux du genre, tant le titre a été réalisé avec soin, mais à condition qu'il bénéficie d'une promotion sympathique. Comptez tout de même près de dix heures pour faire le tour de tout ce que le titre a à offrir, pour peu que vous soyez amateur de complétion.

Les plus

  • Une conduite très plaisante
  • Visuellement agréable
  • Une rejouabilité et une durée de vie solides
  • Le rembobinage à la Forza Horizon
  • Des options et courses très personnalisables
  • Techniquement impeccable
  • Localisation française présente

Les moins

  • Une bande-son qui souffle le chaud et le froid
  • Une identité propre tuée par la surabondance d'hommages
  • Les tracés des circuits, très similaires, peuvent donner un sentiment de redondance
  • Nintendo-Difference

    par Kalimari

    le 27 décembre 2022 10:46

Édité par BlitWorks et développé par le tout petit studio indépendant ansdor, Slipstream est un jeu de course néo-rétro s’inspirant grandement d’OutRun et piochant allègrement dans l’imaginaire des eighties, dont un certain SEGA. Peu étonnant quand l’on connaît la nationalité de son développeur, le brésilien Sandro Luiz de Paula, dont le pays est réputé pour son amour débordant envers la marque du hérisson bleu et davantage encore pour la Mega Drive. Disponible sur le Nintendo eShop depuis le 7 avril dernier au petit prix de 8,99 €, et face à la concurrence pléthorique sur la même plateforme, on vous indique dans ce même test si oui ou non, Slipstream mérite de vous emporter dans son sillage.



La fête du Slipstream


Paré d’un didacticiel qui ne sera pas de trop pour apprendre les quelques bases du jeu, comme le dérapage et le « Slipstream » (l’aspiration), le titre d’ansdor permet également de se jeter directement dans le grand bain, sans passer par la case apprentissage. Avec un bouton pour accélérer, un autre pour freiner et un dernier pour rembobiner cinq secondes en arrière à la manière d’un Forza Horizon, le jeu brésilien brille par sa simplicité et sa maniabilité. Tout en 2D, mais sur un moteur 3D, les dérapages – qui s’effectuent en lâchant l’accélérateur, puis en appuyant succinctement sur le frein avant d’accélérer à nouveau – sont agréables à contrôler et répondent bien aux commandes du joueur. Dans les enchainements un peu tortueux, la manipulation en devient technique, mais jamais impossible si on pressent correctement les courbes du circuit. Quant au rembobinage, en plus d’un effet « VHS » réussi, il permettra de corriger son erreur sur un virage un peu trop mal pris.

Plutôt joli avec son pixel-art coloré et généreux, Slipstream semble tout droit sorti d’une Mega Drive boostée aux hormones. On s’avouera moins convaincu par la bande-son majoritairement jouée à base de synthés, laquelle oscille trop souvent entre le très bon et le très oubliable. Rien de jamais mauvais non plus, mais en résulte un ensemble tout juste sympathique. Dès son arrivée sur le menu de base, le joueur découvrira avec surprise tout un tas de modes de jeu en plus du didacticiel et des options, assez complètes pour quiconque serait désireux de se débarrasser ou d’ajouter des effets visuels (filtre tube cathodique, tremblements, etc.). Jouable jusqu’à quatre joueurs en local, familles et amis pourront se jouter dans des courses simples, mais toujours très personnalisables, ainsi que dans des Grands Prix, un rallye composé de nombreuses courses ou encore un simili Battle Royal où le dernier concurrent en lice est éliminé à chaque fin de tour. Le plus gros morceau reste le Grand Tour, lequel prend la forme d’un OutRun-like.


Le repompage dans le sillage de l’hommage


En effet, après avoir débuté la course en plein milieu d’une route avec de l’affluence, il faudra aux joueurs tenter de traverser cinq environnements pour terminer le challenge proposé par ansdor. Ce trajet, qui prend la forme d’un arbre à embranchements, débute toujours par Morning City, une mégalopole au tracé large et peu encombré par la circulation. C’est à la fin de son segment que s’offrent aux joueurs deux nouveaux chemins, et ainsi de suite jusqu’à la cinquième et ultime zone. Toutefois, pour y arriver, il faudra se hâter, puisqu’un minuteur menace d’interrompre la course s’il venait à atteindre son décompte. En finissant un tronçon, le minuteur regagne plusieurs dizaines de secondes avant de mettre un terme à la partie. Avec quinze biomes et cinq destinations finales potentielles, il faudra plus ou moins une heure sans échec pour compléter ce mode. Le mode Grand Prix lui, permet de jouer une ultime coupe de cinq nouvelles courses ; il faut préalablement avoir remporté les trois autres coupes du mode, lesquelles incorporent la fameuse quinzaine de biomes du mode de jeu principal.

 

Le fan de Sonic aura tôt fait de remarquer l’hommage évident fait par ansdor, qu’il s’agisse des Émeraudes du Chaos servant de logo pour les différentes coupes, mais aussi et surtout des noms des courses. Ice Cap, Marble Garden, Mystic Cave, Oil Ocean, Metropolis, Emerald Hills, Chemical Plant, Aquatic Ruins ou Resort Island, tous ces noms évoquent forcément quelque chose pour les joueurs de Sonic the Hedgehog 2, Sonic the Hedgehog 3, Sonic CD et même Sonic R. Forcément, puisqu’il s’agit littéralement du nom de plusieurs niveaux dans les jeux suscités ! S’ils ne partagent pas forcément la même identité graphique, certains d’entre eux s’en rapprochent grandement, tout du moins dans leur thématique ; pire encore, leur introduction en tant que course simple adopte le même overlay iconique que Sonic the Hedgehog 2. Si on apprécie l’hommage plus que débordant de son créateur, force est de reconnaître que cela nuit grandement à la personnalité de Slipstream, lequel en manque sacrément. Pour dire, on retrouve également des clins d’œil évidents à Initial D ou des personnalités célèbres comme feu Bob Ross, artiste peintre et animateur télé. Trop, c’est trop.

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