En résumé
L'avis de Klaus
Splatoon Raiders prouve qu'il est tout à fait possible d'étendre l'univers de la série autrement que par le biais de nouveaux jeux numérotés. C'est une porte d'entrée plus que correcte pour la découvrir, qui invite aussi à s'intéresser davantage à l'histoire du monde et des personnages. En effet, s'il est clair que les épisodes précédents ont beaucoup mis en avant le multijoueur, ils cachaient déjà un lore très riche. Chaque scénario se suffisait certes à lui-même, mais Splatoon Raiders permet d'en apprendre davantage sur les Salmonoïdes, Angie, Pasquale et Raimi, ainsi que sur le monde de la série de manière générale. Toutefois, il est aussi évident que cela ne peut pas s'arrêter là, et on ne peut qu'espérer que Nintendo poursuivra sur cette lancée. Avant Splatoon Raiders, il y avait déjà eu plusieurs tentatives pour étendre l'univers de la saga, notamment avec des mangas. Ce jeu est donc ce que l'on peut considérer comme la première grande initiative qui permet à Splatoon de devenir encore plus profond. En termes de gameplay, c'est également un véritable condensé de fun, avec la possibilité de s'amuser autant lors de sessions courtes que pendant plusieurs heures. Les seuls reproches que l'on peut formuler se situent au niveau du manque de prises de risques en termes de variété et de nouveautés dans les mécaniques, donnant l'impression que cet épisode, bien que dérivé, est encore ancré dans les bases des premiers opus. Cependant, les gadgets et leur personnalisation représentent tout de même un véritable vent de fraîcheur, et c'est un plaisir de parcourir les niveaux, y compris à plusieurs reprises, pour accumuler encore plus de trésors, de points d'expérience et d'autres éléments qui vont permettre d'améliorer les équipements de Mécano. Une autre valeur sûre s'ajoute au catalogue exclusif à la Nintendo Switch 2, déjà bien garni un peu plus d'un an après son lancement. Avec sa durée de vie très correcte, et son multijoueur réussi, Splatoon Raiders peut également tenir les fans occupés jusqu'à l'arrivée d'un éventuel Splatoon 4.
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Les moins
par Klaus
le 21 juillet 2026 18:00
Le 10 juin 2025, Nintendo faisait la surprise d’annoncer Splatoon Raiders, tout d’abord en exclusivité via Nintendo Today! sur Android et iOS. Une révélation qui donnait le ton par rapport au type du contenu que l’on pouvait attendre de la part de cette application, et qui a été suivie par d’autres annonces importantes en avant-première, comme des Direct ou des dates de sortie. Dès lors, Splatoon Raiders était donc présenté comme le premier spin-off de la série conçue par la division Entertainment Planning & Development de Nintendo, qui a aussi travaillé sur trois nouveaux jeux sortis cette année : Tomodachi Life : Une vie de rêve, Pictonico! et Rhythm Paradise Groove. Les trois jeux numérotés de la série ont toujours eu droit à un mode histoire, et des DLC au contenu purement jouable en solo ont même été proposés pour Splatoon 2 et Splatoon 3. Cependant, il était clair que le multijoueur en ligne était surtout mis en avant, avec, en plus de cela, des compétitions officielles. Splatoon Raiders est un jeu à part entière qui se concentre sur le solo, et Nintendo compte d’ailleurs là-dessus en le mettant directement en avant dans les vidéos officielles où le visuel est accompagné d’une note indiquant « Un jeu Splatoon centré sur le solo ». Après avoir été relativement discret pendant plusieurs mois, c’est à partir de ce printemps que Nintendo a communiqué la date de sortie puis un certain nombre d’informations. Un Direct a aussi été diffusé, passant en revue ce qui avait déjà été dévoilé et révélant au passage des détails supplémentaires, tout en faisant attention à ne pas trop gâcher la surprise, notamment à propos de l’histoire. C’est également l’objectif de ce test, où l’on détaille donc nos impressions après de nombreuses heures de jeu en solo, mais aussi en ligne par le biais de la fonction d’aide.
Splatoon Raiders débute une nouvelle histoire, mais avec trois personnages bien connus de Splatoon 3 : Angie, Pasquale et Raimi, les membres du groupe fictif Tridenfer. Le trio musical a trouvé une carte au trésor dans une cave qui correspond à l’archipel Spirhalite. D’après un article le concernant, ses îles avaient été englouties, mais un glissement tectonique les a fait émerger. Ils décident alors de s’y rendre directement à bord d’un hélicoptère. Cependant, alors qu’ils pensent être bientôt arrivés, leur moyen de transport se fait aspirer par une tempête après l’apparition d’une lueur et s’écrase sur une île. Après une courte cinématique, le jeu enchaîne sur la personnalisation de l’avatar au sein d’une base construite en un mois par les Tridenfer et le personnage que l’on incarne, appelé affectueusement Mécano. Les options pour le personnaliser sont assez classiques et, peut-être, volontairement limitées, mais montrent l’attention aux détails, notamment au niveau des six coiffures proposées qui allient mécanique et éléments issus de l’océan ou de la mer, dont des déchets.
Les Tridenfer comptent bien trouver un moyen de retourner à Cité-Clabousse, la contrée de Splatoon 3, mais ne perdent pas de vue tous les trésors qu’ils peuvent trouver sur l’archipel. Au début du jeu, on explore une toute première île qui fait office de tutoriel. L’introduction n’est pas agressive en termes d’apprentissage. On est loin d’un didacticiel long ou austère, et cela est assez naturel et accueillant. Évidemment, comme le gameplay repose sur les bases introduites dans les premiers épisodes, lorsque l’on a déjà joué à chacun d’eux, voire à un seul, on arrive à se familiariser avec les mécaniques bien plus facilement. Pour les autres, un temps d’adaptation est forcément nécessaire, puisqu’il faut apprendre à la fois le maniement des armes et les déplacements particuliers de l’Inkling ou de l’Octaling que l’on incarne, demandant d’encrer du terrain pour ensuite se mouvoir plus rapidement en prenant la forme d’un mollusque.
Le tout début de Splatoon Raiders demande de choisir entre trois niveaux de difficulté : Tourisme, Aventure et Survie. Ils influent uniquement sur la force des ennemis. Tous les autres éléments du jeu, comme les objets obtenus, les attaques des ennemis ou les mécanismes des niveaux, restent les mêmes pour tout le monde. Ces niveaux représentent déjà une très bonne réussite pour ce spin-off puisqu’ils conviennent à tous les styles de jeu. Par ailleurs, dans le cas où l’on veut découvrir la série dans des conditions appréciables, ou si l’on veut d’abord se familiariser correctement avec les bases du gameplay, on peut essayer avec un mode qui ne présente pas beaucoup de difficulté, comme Tourisme donc, puis essayer de continuer à jouer avec les modes Aventure voire Survie. L’accessibilité est aussi renforcée avec la possibilité de régler la caméra à l’aide de plusieurs options. Comme les mouvements peuvent être très dynamiques ou brusques, les déplacements et l’utilisation des armes dans des environnements un minimum ouverts demandant de manipuler les sticks dans toutes sortes de directions, le jeu affiche automatiquement dès le premier niveau l’écran des paramètres de la caméra. On peut changer la sensibilité des mouvements, la sensibilité générale, et choisir d’activer ou non les commandes par mouvement ainsi que l’axe horizontal en mode normal ou inversé. L’axe vertical peut aussi être paramétré dans le cas où l’on voudrait jouer sans les commandes par mouvement. Pour les personnes qui seraient sensibles à la cinétose (ou le mal des transports), il peut être important de s’y attarder. Dans ce cas précis, il est recommandé de désactiver les commandes par mouvement et de réduire la sensibilité des mouvements. Cela ne peut pas effacer les sensations de malaise, les options proposées n’étant pas aussi poussées que dans d’autres jeux comme Kirby Air Riders, mais c’est donc un point positif à relever pour ce spin-off.
Le gameplay classique, qui est ici conservé, est toujours aussi intuitif, mais si l’utilisation des armes est très similaire par rapport aux épisodes précédents, les armes secondaires sont remplacées par des gadgets et leurs composants. En plus d’encrer le terrain, les armes et les gadgets équipés permettent de liquider les adversaires, qui sont tous des Salmonoïdes. Ces ennemis ont été introduits à l’origine dans le mode Salmon Run de Splatoon 2, et le jeu se concentre donc beaucoup sur eux. Un véritable défi, puisque ce mode était à l’origine taillé pour le multijoueur et n’était, de ce fait, pas jouable en solo. Alors que dans Splatoon Raiders, le focus est justement sur le solo, bien que l’on puisse aussi jouer à plusieurs.
Le bestiaire de Splatoon Raiders reprend la grande majorité des Salmonoïdes déjà connus. De ce fait, on peut considérer qu’il est limité voire très recyclé. Cependant, les développeurs ont pris soin d’apporter des changements et de concevoir des nouveautés, que ce soit dans l’apparence et le comportement des ennemis. Par ailleurs, en progressant dans l’aventure, on découvre de plus en plus de nouvelles évolutions de ces adversaires. Dans le même temps, la difficulté augmente, ce qui est un excellent point pour les amateurs et amatrices de challenge. Pour les personnes qui auraient peur de cette complexité grandissante, pas de panique : rien n’est insurmontable dans Splatoon Raiders, et même si certains niveaux sont plus difficiles que d’autres, il est tout à fait possible d’apprendre de ses erreurs. Et si l’on a un peu de mal avec la personnalisation de l’équipement, le mode Tourisme – même s’il est clair que son nom prête à sourire – permet de progresser sans s’inquiéter de la difficulté.
Entre chaque expédition dans les îles que l’on choisit sur la carte de l’archipel, on retourne toujours à la base offshore du jeu. Au fur et à mesure que l’on progresse, celle-ci peut être améliorée, notamment avec de nouvelles structures qui vont permettre de personnaliser l’équipement. C’est aussi ici que l’on gère ce dernier, avec le choix du réservoir d’encre, de l’arme, de la tenue (qui est juste « accessoire », dans le sens où elle n’apporte pas de modifications aux capacités de Mécano). Le réservoir a une grande importance, puisqu’au-delà de simplement renfermer l’encre que l’on utilise dans les niveaux – le jeu demandant de faire attention à ne pas être à court d’encre trop souvent pour éviter les situations malheureuses comme se retrouver face à un ennemi sans pouvoir l’attaquer ou fuir –, il permet d’équiper des gadgets et des composants différents en fonction du type choisi. Il en existe trois au total : le réservoir puissant qui permet d’équiper des gadgets centrés sur la puissance, le réservoir rapide qui permet d’équiper des gadgets se focalisant sur la mobilité, et le réservoir tactique qui permet d’équiper des gadgets se concentrant sur la stratégie. On peut changer de réservoir librement, mais il est recommandé de ne pas en garder un pendant trop longtemps. En effet, au bout d’un moment, un réservoir ne peut plus évoluer, et les points obtenus ne lui sont plus d’aucune utilité. Dans ce cas, on nous invite à changer de réservoir pendant un moment pour ensuite faire évoluer un autre réservoir plus tard. De cette façon, chaque réservoir est relié, ce qui rajoute de la profondeur au jeu.
Dans chaque niveau, on peut récupérer des objets très importants : les œufs ou méga œufs de poisson, les composants de gadgets, les armes, les éclats de spirhalite, les documents qui viennent remplir le lore de la série en dehors de l’histoire que l’on découvre naturellement et divers objets spécifiques aux Salmonoïdes qui ont été laissés derrière eux, qui auront de l’utilité plus tard. La collecte des œufs a une grande importance pour une nouveauté du jeu : le robot d’exploration. Trouvé très tôt dans l’aventure, il permet à Angie, Pasquale ou Raimi de nous accompagner au cours de la grande majorité des expéditions. Récolter des œufs permet de remplir la jauge de solo fracassant du membre des Tridenfer qui accompagne Mécano. Une fois remplie au maximum, on peut déclencher manuellement une attaque surpuissante, permettant d’administrer de sérieux dégâts aux Salmonoïdes aux alentours. Une fonctionnalité bien pensée, puisqu’en plus d’être différente en fonction du personnage choisi, elle demande aussi d’être utilisée de manière stratégique, surtout si l’on choisit de jouer en mode Aventure ou Survie.
Splatoon Raiders adopte également une dimension RPG grâce à la montée de niveaux de Mécano. Il devient donc de plus en plus fort, ce qui va alors permettre d’avancer dans les niveaux dont les ennemis deviennent aussi de plus en plus puissants. Les armes que l’on peut récupérer dans chaque île explorée ont aussi des niveaux, qui sont de plus en plus élevés au fur et à mesure de la progression. Certaines sont aussi plus rares que d’autres, et on peut donc s’amuser à explorer les niveaux pour en récolter un maximum. Comme indiqué plus haut, on peut aussi récupérer des composants qui peuvent être accrochés aux gadgets. Les gadgets en eux-mêmes, qui sont reliés aux types de réservoirs, ne sont volontairement pas très nombreux pour éviter au jeu d’être beaucoup trop complexe. C’est donc surtout dans les composants que l’on découvre une grande variété et de nombreuses options de personnalisation. Ceux-ci ont donc la possibilité d’améliorer les gadgets d’une multitude de façons, et c’est certainement l’une des parties les plus prenantes du jeu. Par ailleurs, c’est aussi un aspect qui incite à progresser, puisque chaque composant a un coût qui correspond au nombre de barres disponibles. En améliorant la base offshore, on peut augmenter le nombre de barres disponibles, et donc le nombre de composants pouvant être attachés aux gadgets, chacun d’eux pouvant accueillir jusqu’à neuf composants. Cependant, comme ils ont tous un coût, il faut sérieusement avancer dans le jeu pour pouvoir attacher ce maximum de composants à un gadget. On comprend également plutôt facilement ce système et l’interface est bien pensée pour éviter d’être trop perdu dès le début. De plus, pour les personnes qui n’auraient pas trop envie de se prendre la tête, il est possible d’utiliser une option qui équipe automatiquement des composants aléatoires qui occuperont autant de barres que possible.
Plus on avance dans le jeu, plus les possibilités de personnalisation deviennent variées. En plus de cela, ce n’est pas le seul élément qui donne envie d’avancer dans l’aventure. On s’ennuiera rarement, puisque les niveaux proposés ne se répètent pas beaucoup et il en existe plusieurs types. Ceux dits classiques disponibles au début du jeu consistent simplement à éliminer les ennemis puis à récupérer un gros trésor. D’autres se déroulent dans des arènes et demandent de battre un maximum de Salmonoïdes pour récupérer un certain nombre d’œufs imposés dans un temps imparti. Ce sont ceux qui demandent le plus de faire attention au niveau indiqué avant de le démarrer. En effet, pour chaque niveau, le jeu indique la difficulté en affichant le niveau conseillé pour l’explorer. Dans les stages où il faut battre de nombreux Salmonoïdes, il est donc conseillé de s’y rendre en ayant un niveau suffisamment élevé. Il y a également les niveaux avec des boss, qui se déroulent dans plusieurs sous-sols, comme ceux présentés dans le Direct, ainsi que des stages cachés, que l’on peut trouver sur la carte en utilisant des boussoles trouvées dans d’autres niveaux, qui demandent de participer à des défis corsés qui imposent l’utilisation d’une arme spécifique et/ou d’un gadget précis. Ils apprennent non seulement à utiliser certains types d’armes, mais aussi à se surpasser. C’est un autre point réussi de cet épisode dérivé, qui lui évite de devenir trop répétitif. Néanmoins, on regrette légèrement que certains niveaux soient moins inspirés que d’autres, mais ceux-ci restent assez courts et peu nombreux.
La personnalisation va également plus loin grâce aux pouvoirs de reliques qui s’obtiennent après avoir terminé certains niveaux, qui octroient des capacités supplémentaires, comme la possibilité de faire un petit saut dans les airs. Il y a une limite au nombre de pouvoirs de reliques pouvant être équipés, car ils peuvent être d’une grande aide, mais en progressant suffisamment dans le jeu, on pourra équiper jusqu’à cinq pouvoirs. De plus, il est important de noter que certains pouvoirs sont reliés uniquement à un type de réservoir. De même, en faisant évoluer la base offshore, on peut améliorer les réservoirs en développant les PV, les dégâts d’attaque et de gadget ainsi que la limite de composants grâce aux points d’aptitude obtenus en avançant naturellement ou en terminant les défis. Il est également possible d’installer de nouvelles structures à l’aide des éclats de spirhalite qui étendront les possibilités de personnalisation des armes et des gadgets en améliorant la base. Les éléments les moins importants que l’on peut installer de cette façon sont les objets qui permettent de s’entraîner. Cependant, comme aperçu dans le Direct, il existe aussi une borne d’arcade à débloquer de la même manière qui permet de jouer à des mini-jeux rétro difficiles, ce qui rappelle le fameux Tiger! Tiger! de Xenoblade Chronicles 2.
Contrairement aux DLC de Splatoon 2 et 3, Splatoon Raiders ne se concentre pas purement et simplement sur le solo. En effet, il comprend aussi des fonctionnalités multijoueur en coopération. Pour les besoins de ce test, on a pu essayer l’appel à l’aide dans les deux sens. En effet, on a pu aider plusieurs personnes à terminer des niveaux, et d’autres nous sont venues en aide. Chaque session a été fluide et amusante, mais comme le jeu se concentre sur le solo, Splatoon Raiders impose des petits temps d’attente avant de pouvoir utiliser à nouveau la fonction d’aide. Si l’on réussit à terminer un niveau de cette façon, on obtient aussi des récompenses, ce qui est assez gratifiant. En dehors de celle-ci, il sera également possible de jouer jusqu’à quatre en mode sans fil local ou en ligne pour parcourir l’intégralité des niveaux. Il faudra cependant que chaque membre du groupe ait débloqué le niveau souhaité pour pouvoir partir à la chasse au trésor ensemble. Une autre réussite pour cet épisode dérivé, qui aurait pu se contenter d’être jouable uniquement en solo, mais les développeurs en ont décidé autrement, pour son propre bien.
Le pari est donc réussi pour ce nouvel épisode centré sur le solo et la chasse au trésor. Même si l’histoire ne va pas bien loin, c’est un plaisir de retrouver les Tridenfer, d’en apprendre plus sur chaque membre, et d’en découvrir également au passage sur les Salmonoïdes et sur le monde de la série en général, que ce soit par le biais de l’histoire principale ou des documents glanés dans les niveaux. Visuellement, bien que l’on ressente évidemment encore le fait que le jeu a été développé à la base sur Switch, Splatoon Raiders parvient aussi à proposer suffisamment de variété et chaque environnement bizarroïde attise la curiosité. La durée de vie est également très correcte, avec une rejouabilité renforcée grâce à la possibilité de débloquer la difficulté relevée des différents niveaux (en dehors des modes de difficulté dans les paramètres), avec encore plus de récompenses à la clé. C’est aussi un exemple de réussite en termes de modélisation 3D, chaque objet, structure, arme ou ennemi ayant été conçu avec une attention particulière aux détails, tout en correspondant à la direction artistique générale de la saga. De même, la bande-son, dirigée par Shu Tamura, est hors du commun, dans le bon sens du terme, puisque dans la lignée des autres volets, elle est totalement unique en son genre et mérite d’être bien plus mise en avant et acclamée. Si l’on est déjà bien rassasié à la fin de l’aventure, on en veut encore plus. On a donc hâte de découvrir le futur de la série, avec l’inévitable Splatoon 4 et d’autres jeux différents, à l’instar de Splatoon Raiders, mais avec des nouveautés encore plus importantes qui casseraient positivement les bases bien installées. Car même si ce premier spin-off est très convaincant, la saga mérite aussi d’aller plus loin avec des mécaniques de gameplay innovantes et une histoire encore plus poussée, l’univers s’y prêtant parfaitement.