Test de Star Fox sur Nintendo Switch 2

En résumé

  • Sorties :
  • 25 Juin 2026
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  • 25 Juin 2026

L'avis de Kayle Joriin

Star Fox avait tout du remake facile sorti du chapeau à la dernière minute pour remplir le calendrier estival de la Switch 2. Sans manquer de respect au studio des frères Guha et Karthik Bala, des vétérans du milieu ayant également fondé Vicarious Visions dans les années 90, le choix de Velan Studios, surtout connu du public Nintendo pour avoir développé Mario Kart Live : Home Circuit, n’était pas non plus pour nous rassurer quant à l’ambition du titre. Pourtant, s’il ne réinvente pas l’Arwing et se contente globalement de remettre une nouvelle fois au goût du jour le légendaire Lylat Wars, ce nouvel épisode s’impose en réalité comme une excellente surprise qu’on prend énormément de plaisir à parcourir. Toujours aussi plaisantes à jouer, les aventures de Fox McCloud et de ses potes trouvent ainsi un nouveau terrain d’expression sur la dernière console de Nintendo. Tout est plus joli, plus fluide et plus agréable à prendre en main, même si on remarque l’absence de contrôles gyroscopiques et que le nouveau mode souris ne convainc pas totalement. C’est toutefois au niveau de la mise en scène que le jeu impressionne le plus avec des cinématiques et des doublages qui renforcent énormément l’immersion, faisant passer la série dans une autre dimension. Très similaire à son modèle sur le fond, mais totalement revu sur la forme, ce Star Fox est un achat indispensable pour tous les fans de la série, ainsi qu’une très bonne porte d’entrée pour les néophytes puisqu’il s’agit de la meilleure version de son épisode le plus emblématique.

Les plus

  • Gameplay toujours indémodable
  • Refonte visuelle globalement très réussie
  • Les nouvelles cinématiques apportent beaucoup à l’immersion
  • Ambiance sonore excellente, notamment au niveau des doublages français
  • Bonne rejouabilité avec deux niveaux de difficulté et un mode Défi enrichi
  • Mode Combat totalement revu pour des affrontements en 4 contre 4, en local ou en ligne
  • Le visionneur holographique qui offre pas mal de détails sur l’univers
  • Le jeu en coop et le mode souris qui ont le mérite d’exister
  • Système d’avatars plutôt rigolo sur le papier

Les moins

  • Cela reste un remake de Lylat Wars sans grosses nouveautés et très court en ligne droite
  • Quelques irrégularités techniques
  • Des temps de chargement un poil longs
  • Configuration matérielle imposée pour le jeu en coop
  • Mode souris pas totalement convaincant
  • Nintendo-Difference

    par Kayle Joriin

    le 24 juin 2026 14:00

En plus de quarante ans d’activité dans le domaine du jeu vidéo, Nintendo a su se constituer un catalogue de licences plutôt impressionnant, qu’il s’agisse de séries ultra populaires dont chaque épisode s’écoule à des millions d’exemplaires, de valeurs sûres capables d’occuper le terrain entre deux blockbusters, de nouvelles franchises tentant de se faire une place au soleil ou bien de vieilles gloires oubliées que les nostalgiques aiment évoquer en pariant sur leur improbable retour. Certaines ont même réussi à acquérir une aura considérable malgré un rythme de parution quelque peu irrégulier et c’est notamment le cas de la série Star Fox, débutée en 1993 sur Super Nintendo avec un jeu éponyme renommé Star Wing en Europe. À sa sortie, ce rail shooter impressionne par son utilisation de la 3D polygonale, rendue possible par la présence, dans la cartouche, de la puce Super FX conçue par le studio britannique Argonauts Games. Le succès est au rendez-vous et une suite, sobrement intitulée Star Fox 2, est développée pour la 16 bits de Nintendo avant d’être finalement annulée alors qu’elle était déjà en phase de débogage. C’est donc sur Nintendo 64 que la saga se poursuit, en 1997, avec Star Fox 64, plus connu en Europe sous le titre de Lylat Wars que nous utiliserons dans le reste de cet article afin d’en faciliter la lecture. Le jeu se positionne à la fois comme une version revisitée du premier opus et comme un héritier du malheureux Star Fox 2, dont il reprend certaines idées. Sublimant l’expérience proposée par son prédécesseur, il s’impose comme un classique de la machine et reste encore aujourd’hui l’un des épisodes les plus appréciés de la franchise. Tellement apprécié d’ailleurs qu’après un premier remake sur Nintendo 3DS en 2011, il s’apprête à revenir sur Nintendo Switch 2, le 25 juin prochain, en laissant de côté tout artifice numéroté et se présentant sous le titre épuré de Star Fox. Or, ce retour-surprise, annoncé seulement le mois dernier dans un Nintendo Direct dédié, a de quoi interroger quant à la stratégie de Nintendo concernant sa licence et on pouvait se demander si ce second remake avait d’autres ambitions que de remplir le calendrier estival à moindre coût. 


Image de Star Fox


Même renard joue encore


Brisons d’emblée le suspense – déjà éventé par la démo disponible sur l’eShop – en précisant que Star Fox est essentiellement un remake technique de Lylat Wars, tout comme l’était Star Fox 64 3D en son temps. Il ne s’agit ni d’une « réinvention » à la Star Fox Zero, ni d’un remake ultra ambitieux comme peut l’être la nouvelle trilogie Final Fantasy VII. Cela ne signifie pas que cette version 2026 n’apporte pas son lot de nouveautés, sur lesquelles nous reviendrons plus tard, mais il ne faut pas s’attendre ici à une quelconque révolution en termes de scénario, de level design ou de gameplay. La formule reste ainsi extrêmement similaire à celle de l’épisode original et on s’en rend compte dès les premières minutes aux commandes de l’Arwing. Étant donné les qualités indéniables de Lylat Wars, ce n’est pas forcément une mauvaise chose, néanmoins, les fans pourraient légitimement s’agacer du fait que le retour de leur série fétiche sur Switch 2 regarde encore une fois en arrière, d’autant que ladite série possède un petit historique en la matière.



Il est en effet assez ironique de se dire que sur les neuf épisodes principaux (incluant Star Fox 2 et les deux remakes de Lylat Wars, mais pas le spin-off Star Fox Guard), cinq se focalisent sur le premier affrontement entre l’équipe de mercenaires dirigée par Fox McCloud et les armées du Dr Andross. Il faut également noter que parmi les quatre volets qui ont essayé de développer un peu plus l’univers de la franchise, trois sont parus dans une fourchette de temps assez réduite, entre 2002 et 2007. Quant à Star Fox 2, il a été annulé en 1996 avant d’être finalement rendu disponible en 2017 sur la Super Nintendo Mini, puis en 2019 sur Switch via le logiciel Super Nintendo Entertainment System – Nintendo Classics. Bien que Star Wing, Lylat Wars et Star Fox Zero aient chacun apporté leur pierre à l’édifice, on constate donc que la série a une fâcheuse tendance à voler en rond, tentant parfois de se réinventer sans jamais capitaliser de manière durable sur le travail accompli.


Image de Star Fox


2026, l’Odyssée des espèces


Or, s’il y a un point qui a attiré l’attention dans les bandes-annonces du nouveau Star Fox, c’est justement le développement de son aspect scénaristique par le biais de cinématiques plutôt soignées, révélant au passage un character design beaucoup plus « réaliste » que par le passé. Ce look surprenant ne sera peut-être pas au goût de tout le monde, mais on ne peut nier qu’il donne une vraie personnalité au jeu. Loin du renard blasé, presque dépressif, que certains plans fixes pouvaient suggérer, Fox McCloud se voit ici doté d’une gouaille et d’une impertinence plutôt rafraîchissante, contribuant à le rendre fort sympathique, et c’est également le cas pour ses petits camarades. Cet attachement aux personnages, et ce sentiment d’appartenir à une équipe, existaient déjà dans les précédents épisodes, néanmoins, ils atteignent ici un niveau inédit grâce à une technique plus moderne, à une vraie mise en scène et à une ambiance sonore du tonnerre avec des doublages d’excellente facture – notamment en version française, grâce à la participation de comédiens reconnus dans le milieu. Les interludes entre les missions se transforment dès lors en véritables petites tranches de vie permettant d’illustrer la dynamique du groupe et le caractère de chacun de ses membres. Ils s’adaptent même au cheminement pris dans le mode Campagne et il est très agréable d’en découvrir les variations en fonction de la route choisie. Quant au Visionneur Holographique, il permet d’accéder à de nombreuses informations sur l’univers du jeu grâce à différentes fiches qu’on débloque en récompense de nos exploits. On se retrouve ainsi avec un remake qui raconte peut-être une histoire déjà largement connue, mais qui le fait d’une manière beaucoup plus immersive. C’est incontestablement une des grandes forces de cette version Switch 2 et un exemple à suivre pour d’éventuels futurs remakes ou nouveaux épisodes.



Bien entendu, la refonte visuelle ne vise pas que les cinématiques et l’ensemble du titre en profite, en particulier lors des scènes d’action. Si Star Fox 64 3D bénéficiait d’un lifting notable et d’un effet 3D stéréoscopique dans l’air du temps, il s’agissait surtout d’un portage amélioré qui conservait certains aspects assez vieillots de la version N64. Sur la nouvelle console de Nintendo, en revanche, l’ensemble des éléments ont été refaits avec des moyens actuels et les graphismes n’ont réellement plus rien à voir avec ce qu’ils étaient. On reconnaît toujours parfaitement chacun des niveaux originels puisqu’ils conservent la même architecture, les mêmes ennemis et la même mise en scène globale, mais l’écrin dans lesquel ils nous sont proposés est vraiment d’une toute autre qualité. Pour ne rien gâcher la fluidité est au rendez-vous avec du 60 images par seconde réglementaire permettant d’offrir une expérience extrêmement réactive. Certaines analyses de la démo eShop montrent des chutes de framerate aux alentours des 45 images par seconde lors de l’affrontement avec le Meteo Crusher, néanmoins, force est de constater que lors de nos sessions de test, que ce soit en mode portable ou en mode téléviseur, nous n’avons jamais ressenti de ralentissements gênants, sauf peut-être lors de temps de chargement un peu trop longs.


Image de Star Fox


En arrivant sur Switch 2, Star Fox passe donc clairement un cap et s’offre un nouveau terrain d’expression, marquant sa différence avec les antiques volets N64 et 3DS, mais également avec l’épisode Wii U qui était jusqu’à présent le plus avancé d’un point de vue graphique. Cela étant, il ne s’agit clairement pas non plus du jeu le plus impressionnant de la console. Certains niveaux, notamment ceux se déroulant dans l’espace, sont vraiment très jolis, mais d’autres, sans forcément être moches, affichent tout de même de petites inconsistances comme des paysages un peu trop dépouillés, une étrange brume distante dont on ne sait si elle a une vocation technique ou artistique, une distance d’affichage parfois un poil trop courte faisant popper des ennemis de manière visible, ou cette modélisation du magma de Solar qui laisse encore à désirer, malgré une nette amélioration. Les quelques regrets qu’on pourrait avoir vis-à-vis de la réalisation ne pèsent toutefois pas lourd face au plaisir de redécouvrir Lylat Wars sous un jour nouveau et on retiendra donc surtout que nous avons droit ici à un remake solide, s’imposant sans mal comme le plus beau jeu de la série.


Image de Star Fox


Refais un tonneau !


Côté gameplay, on reste une nouvelle fois sur une réplique fidèle du jeu original, à savoir un bon vieux shoot them up en vue arrière, alternant entre des niveaux sur rails et des combats libres dans des arènes relativement petites. La plupart se déroulent à bord de l’Arwing, dont la palette de mouvements à base d’accélération, de freinage, de looping, de demi-tours, de virages serrés et de tonneaux, rappellera de délicieux souvenirs aux nostalgiques. L’armement est limité à un tir de laser simple, qu’on peut améliorer en ramassant des bonus, à un tir chargé permettant de verrouiller un adversaire pour le toucher de manière certaine tout en éliminant les autres ennemis à proximité, et à une petite quantité de bombes susceptibles de faire le ménage à l’écran, surtout lorsqu’on les utilise en association avec le verrouillage pour plus de précision. De plus, si notre vaisseau possède une jauge de bouclier assez généreuse qui évite sa destruction à la moindre collision, lorsque les dégâts s’accumulent, notamment au niveau des ailes, sa manœuvrabilité s’en retrouve largement diminuée et les améliorations du laser sont perdues. Il faut alors veiller à récupérer des objets de réparation pour se requinquer un peu : l’aile de rechange nous redonne de la mobilité, les anneaux d’argent et les étoiles de bouclier (introduites dans Star Fox 64 3D) remplissent plus ou moins la jauge, quant aux anneaux d’or, non seulement ils la rechargent, mais ils peuvent aussi l’augmenter lorsqu’on en collecte suffisamment. Outre l’Arwing, certains niveaux nous mettent par ailleurs aux commandes d’un véhicule d’assaut terrestre, le Landmaster, ou d’un sous-marin, le Blue-Marine, qui apportent un peu de variété, malgré une prise en main nettement moins souple, ainsi que quelques différences dans les capacités de déplacement et l’arsenal à notre disposition.


Image de Star Fox


Pas de changement non plus au niveau du personnage que l’on incarne, à savoir ce bon vieux Fox McCloud. Toutefois, comme nous l’évoquions précédemment, la série a toujours mis l’accent sur l’esprit d’équipe et cela se traduit très concrètement en termes de gameplay. Sur le terrain, Fox est ainsi accompagné de ses collègues mercenaires qui, non contents de se charger de certains ennemis, lui fournissent également divers avantages, comme des conseils sur les objectifs à remplir, l’affichage de la barre de vie des boss, l’accès à des chemins secrets dans certains niveaux et même le largage de caisses de ravitaillement. Pour en profiter, il faut cependant veiller à la santé de ses ouailles et abattre les ennemis les prenant régulièrement en chasse. Un coéquipier subissant trop de dégâts retourne en effet à bord du Great Fox pour retaper son appareil et ne sera pas déployé à la mission suivante, nous privant de son soutien. Un cas de figure qui arrive fréquemment lors des premières parties, vu la propension de cette bande de boulets à se mettre dans la mouise et à réclamer une aide qu’on ne peut pas leur apporter à temps.


Image de Star Fox


Chacun sa route, chacun son chemin


Cette scénarisation joue beaucoup dans l’ambiance si particulière de Star Fox, le distinguant d’autres shoot them up plus froids et déshumanisés, et ce sentiment est encore plus prégnant grâce aux efforts considérables de mise en scène réalisés sur cette version Switch 2. La priorité ici n’est pas forcément de réaliser le plus gros score, car de toute manière, le système de scoring n’est pas très développé. Au lieu de cela, le titre se focalise plutôt sur une progression très organique qui récompense la curiosité et la prise de risque, sans pour autant punir les plus académiques. Une partie en mode Campagne consiste simplement à enchaîner sept missions à travers le système de Lylat et il ne faut pas plus d’une petite heure pour aller dézinguer le boss final. C’est court, mais l’expérience est évidemment loin de s’arrêter au générique de fin car différents chemins sont accessibles en fonction de la réussite de petits objectifs annexes et l’enchaînement des niveaux peut donc changer du tout au tout.


Image de Star Fox


Nul besoin de préciser que ces objectifs ne sont pas évidents à atteindre du premier coup et que seuls les joueurs adroits pourront accéder rapidement aux zones les plus difficiles. Quant aux autres, ils auront tout le loisir de recommencer une nouvelle campagne ou de s’entraîner dans le mode Défi en rejouant indépendamment les niveaux déjà traversés. Introduit dans Star Fox 64 3D, ce mode offre d’ailleurs désormais des objectifs bien plus variés que l’obtention de simples médailles en fonction du score obtenu, avec même deux niveaux de difficulté (Standard et Expert) pour les défis proposés. Deux niveaux qu’on retrouve d’ailleurs dans le mode Campagne, même s’il faudra charbonner un peu pour débloquer le niveau Expert, les prérequis demandant tout de même un peu de maîtrise. Heureusement, le jeu n’en fait pas mystère et les affiche clairement dans un sous-menu qui précise aussi la manière d’emprunter les chemins alternatifs évoqués plus haut.


Image de Star Fox


Tu fais Fox, je fais McCloud


Si le contenu de base n’a guère évolué depuis les épisodes N64 et 3DS, ce remake Switch 2 apporte donc des manières inédites de l’apprécier. La rejouabilité du titre et sa durée de vie potentielle s’en retrouvent alors décuplées, d’autant qu’on peut y jouer en coopération, que ce soit en local, sur un même écran, ou via la fonctionnalité GameShare. Si les plus enthousiastes s’imaginaient déjà incarner Fox et Falco se tirant la bourre à travers un champ d’astéroïdes, l’atterrissage risque d’être un peu dur. En effet, à l’instar d’un certain nombre de jeux Nintendo récents, il s’agit uniquement ici de se partager les rôles, avec d’un côté, un pilote dirigeant l’Arwing, le Landmaster ou Blue-Marine avec un Joy-Con 2 à l’horizontale, et de l’autre, un tireur contrôlant le réticule de visée avec un Joy-Con 2 en mode souris. Au-delà de l’intérêt intrinsèque d’un tel partage dans un jeu comme Star Fox, on peut ainsi s’interroger sur la configuration imposée et l’impossibilité d’utiliser d’autres manettes ou modes de contrôle (notamment pour le tireur). Une fonctionnalité sympathique dans l’absolu, et qui a le mérite d’exister, mais qui fait finalement un peu gadget.


Image de Star Fox


Elle permet toutefois d’aborder le cas du mode souris, également disponible en solo, et plus généralement la question des commandes disponibles. Aussi étonnant que cela puisse paraître au regard de l’historique récent de la série, ou en tout cas de ses derniers épisodes, aucune visée par détection de mouvement n’est par exemple proposée. En revanche, lorsqu’on joue avec les Joy-Con 2 en mode sur table ou en mode téléviseur, et qu’on a préalablement activé l’option correspondante, il est possible d’alterner à la volée entre les contrôles analogiques classiques, où les déplacements et la visée sont gérés par le stick gauche, et le mode souris, qui offre une réactivité et une précision de visée accrue. Le petit souci, c’est que dans cette seconde configuration, la vue passe automatiquement en mode cockpit et que le maniement de l’appareil devient nettement plus délicat. Il aurait donc sans doute été plus pertinent de dissocier les déplacements et la visée, en attribuant les premiers au stick gauche et la seconde au mode souris. Cela aurait peut-être fait râler les puristes, mais le fait est que cette configuration existe déjà dans le jeu, puisque c’est précisément celle du mode coop. C’est quand même un peu ballot.



Quand le renard s’inspire du calamar


Fort heureusement, le multijoueur de Star Fox ne se limite pas à parcourir le mode Campagne ou le mode Défi en coopération, le jeu dispose une nouvelle fois d’un mode Combat compétitif qui a d’ailleurs été entièrement revu par rapport à Lylat Wars et à Star Fox 64 3D. On est ainsi désormais sur des affrontements à quatre contre quatre, façon Splatoon, avec trois missions aux objectifs bien différents opposant la team Star Fox et la team Star Wolf. Sur Corneria, il faut prendre le contrôle de zones en y restant un certain temps. Sur Fichina, on tente de récolter un maximum de météorites sans se les prendre sur la tronche. Enfin, dans le Secteur Y, on doit récupérer une cargaison volée par des pirates et la ramener en premier à sa base. Bien entendu, au-delà de ces objectifs propres à chaque mission, on a tout le loisir de se fritter avec l’autre camp, de fraguer sans se faire fraguer, afin d’engranger des points durant le match et d’obtenir des distinctions après. Pour cela, rien de mieux que d’utiliser les armes et objets bonus disponibles spécifiquement dans ce mode et offrant une variété supplémentaire très appréciable. L’ensemble a en tout cas tout pour plaire et la question sera surtout de savoir si les serveurs seront suffisamment fréquentés, sachant qu’il reste possible de passer par GameShare pour jouer directement avec ses potes en local ou en ligne via GameChat. Ce sera aussi l’occasion de profiter du sympathique système d’avatars personnalisés, similaires à du VTubing, que nous n’avons malheureusement pas pu expérimenter en l’absence du matériel nécessaire.


Image de Star Fox


Tout cela fait de ce remake Switch 2 une expérience étonnamment jouissive qui transpose toutes les qualités de Lylat Wars dans une enveloppe bien plus moderne et les sublime par des ajouts généralement pertinents. Là où le remake 3DS se reposait un peu trop sur ses acquis et où Star Fox Zero se perdait parfois dans sa volonté d’illustrer les « nouvelles manières de jouer » offertes par la Wii U, le titre de Velan Studios trouve le juste équilibre entre fidélité et nouveauté. Quelques éléments fonctionnement certes moins bien que prévu, néanmoins, entre les graphismes retravaillés, les cinématiques renforçant énormément l’immersion, le lore enrichi, les doublages d’excellente qualité, les nouvelles options de rejouabilité et le mode multijoueur qui promet d’offrir son lot de batailles épiques, on ne peut qu’être ravi de ce retour inattendu de la franchise. On espère donc qu’il ne s’agira pas que d’une tentative isolée pour faire passer les fans à la caisse, mais plutôt d’un vol d’essai réussi sur lequel Nintendo saura capitaliser. On signe d’ailleurs tout de suite pour que les développeurs américains à l’œuvre sur ce Star Fox 2026 s’attèlent désormais à la refonte d’un autre épisode de la série, comme par exemple l’étonnant Star Fox 2, particulièrement visionnaire en son temps malgré son annulation et dont plusieurs opus se sont inspirés depuis. Ce serait une belle revanche et une manière parfaite de relancer définitivement les moteurs du Great Fox.



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