En résumé
L'avis de Draco
Starship Troopers : Ultimate Bug War! réussit l'exploit de capturer l'essence même du film de Paul Verhoeven et de la franchise en général tout en proposant un FPS rétro terriblement défoulant. Avec son style graphique audacieux mêlant personnages 2D pixelisés et décors 3D, ses cinématiques en prises de vues réelles avec Casper Van Dien lui-même, et son ton délicieusement décalé oscillant entre propagande et second degré, le jeu retranscrit à merveille l'ambiance satirique de la saga. Le gameplay se révèle ultra nerveux et bourrin, avec une trentaine d'armes dévastatrices, des soutiens tactiques jouissifs (bombardements, mechas, frappes orbitales) et cette sensation de submersion par des hordes d'insectes qui arrivent de partout. Le gore omniprésent, le friendly fire qui complique les choses et la variété des situations maintiennent l'intérêt en éveil durant les 7 heures de la campagne humaine. Certes, la campagne bugs s'avère anecdotique, quelques ralentissements apparaissent sur les niveaux les plus chargés, et la durée pourra sembler courte à certains. Mais pour 24,99€ en dématérialisé, avec des options d'amusement dès le départ (munitions infinies, god mode) et un plaisir de jeu constant, c'est un sans-faute. L'un des FPS les plus jouissifs de la Switch 2 et un véritable défouloir qui fait du bien. Parfait pour les fans des films comme pour les amateurs de carnage arcade bien bourrin.
Les plus
Les moins
par Draco
le 28 juin 2026 16:44
Sorti en 1997 et réalisé par Paul Verhoeven, le film Starship Troopers s’inspire librement du roman de Robert A. Heinlein pour raconter la guerre que mène l’humanité contre une espèce d’insectes extraterrestres. Derrière son apparence de blockbuster de science-fiction spectaculaire, l’œuvre est surtout une satire mordante des sociétés militaristes et de la propagande, mettant en scène un futur où la citoyenneté se mérite par le service militaire et où la guerre est glorifiée par les médias. Cette approche volontairement ambiguë, mêlant action spectaculaire et second degré politique, a fait de Starship Troopers un film culte et le point de départ d’une petite saga déclinée en suites, adaptations animées et jeux vidéo. Le dernier titre en date, uniquement jouable en solo, c’est Starship Troopers : Ultimate Bug War ! qui est sorti le 16 mars 2026 sur Nintendo Switch 2, PlayStation 5, Xbox Series et PC via Steam. Il est édité par Dotemu (Teenage Mutant Ninja Turtles : Shredder’s Revenge, Streets of Rage 4, Ninja Gaiden : Ragebound) et développé par Auroch Digital qui s’est notamment illustré avec Warhammer 40,000 : Boltgun, un FPS rétro très remarqué, mais aussi avec des projets plus atypiques comme Mars Horizon, un jeu de gestion consacré à la conquête spatiale. Une expérience variée que l’équipe met aujourd’hui à profit pour s’attaquer à l’univers brutal de Starship Troopers avec, il faut le dire, une véritable réussite.
Test réalisé sur Nintendo Switch 2 à partir d’un code fourni par l’éditeur.
Basé sur la licence qui allie comédie, science-fiction et satire de la société américaine, de ses médias et de son armée, le jeu propose d’incarner à la fois le camp humain, à travers 13 missions menées par une soldate au départ peu entraînée mais qui va rapidement gravir les échelons, et le camp des monstres, appelés ici les Bugs. Pour cela, il suffit au démarrage du jeu de choisir quel type de campagne on souhaite lancer, même si le cœur de l’expérience reste clairement la campagne humaine. Celle des bugs s’avère en effet anecdotique et pas forcément intéressante, avec un gameplay très limité. La campagne humaine constitue donc la véritable raison d’être du titre.
Avant de lancer une mission, chacune renfermant des secrets à découvrir, il faut choisir le niveau de difficulté parmi quatre options : Recrue (le plus simple), Soldat, Vétéran et Citoyen (le plus difficile). Cette gradation permet à chacun de trouver son niveau de challenge, du joueur occasionnel qui veut juste profiter du carnage au vétéran du FPS en quête de défi corsé. L’équilibrage se révèle d’ailleurs plutôt bien pensé, le mode Citoyen offrant une vraie résistance sans jamais tomber dans l’injustice frustrante (même si quelques passages sont vraiment très très chauds). Les ennemis deviennent plus nombreux, plus résistants, et la gestion des munitions prend une importance capitale.
Le jeu adopte immédiatement le ton décalé propre à l’univers Starship Troopers et, pour y parvenir, utilise des cinématiques avec de véritables comédiens comme l’acteur principal du premier et du troisième film : Casper Van Dien, toujours dans le rôle de Johnny Rico. Un véritable bonheur pour les fans de cette saga culte qui retrouvent leur héros favori des décennies après. Ces séquences en prises de vues réelles auraient pu tomber dans le ridicule ou le cheap, mais elles fonctionnent à merveille grâce à l’engagement total de Van Dien qui joue le jeu à fond et au ton volontairement exagéré qui colle parfaitement à l’esprit de la franchise.
Tout au long de l’aventure, le jeu sera accompagné de cinématiques, de publicités pour la Fédération et de propagande de toute sorte. L’ambiance des films est remarquablement retranscrite, avec ces fausses pubs de recrutement militaire façon années 40, ces reportages triomphalistes sur les victoires de l’humanité et ces slogans martiaux scandés avec un enthousiasme inquiétant. Le second degré fonctionne à plein régime, oscillant constamment entre glorification martiale et critique acerbe du militarisme. Comme dans les films de Verhoeven, on ne sait jamais vraiment si le jeu célèbre ou dénonce cette société totalitaire, et c’est justement toute sa force. Cette ambiguïté permanente ajoute une couche de profondeur bienvenue à ce qui aurait pu n’être qu’un simple défouloir violent.
Mais le jeu propose également, et surtout, un univers graphique qui lui est propre, à la fois très arcade et décalé. Les personnages sont en aplats 2D pixelisés, créant un contraste saisissant avec les décors 3D dans lesquels ils évoluent. Ce mélange audacieux aurait pu virer au désastre visuel, mais force est de constater que cela fonctionne remarquablement bien. Les sprites 2D possèdent un charme rétro indéniable, rappelant les grands FPS des années 90 comme Doom ou Duke Nukem 3D, tandis que les environnements 3D offrent une profondeur et une variété appréciables. Les effets en 2D, notamment les explosions, les gerbes de sang et les impacts de balles, sont particulièrement réussis et participent grandement à l’impression de chaos et de violence qui se dégage du jeu.
Cette direction artistique atypique crée une identité visuelle unique qui permet au jeu de se démarquer instantanément dans le paysage surchargé des FPS modernes. On reconnaît immédiatement Starship Troopers : Ultimate Bug War ! à son style si particulier, et c’est suffisamment rare dans le genre pour être souligné. Les développeurs ont su transformer ce qui aurait pu être perçu comme une limitation technique en véritable parti pris esthétique cohérent et assumé. Le résultat détonne, surprend, et finit par convaincre totalement une fois qu’on a accepté le concept.
La toute première mission propose de s’acclimater avec les bases du gameplay en commençant dans le camp d’entraînement avec des parcours à réaliser ou encore des phases de tir. Parfait pour se mettre en condition avant la première réelle mission, mais également pour se faire au style graphique qui peut surprendre de prime abord. Ce tutoriel intelligent ne se contente pas de balancer des indications à l’écran, mais propose de véritables exercices pratiques qui permettent d’assimiler progressivement les mécaniques sans jamais avoir l’impression d’être pris par la main.
En termes de gameplay, il est possible de courir (avec une jauge d’endurance qui se vide progressivement), de s’abaisser pour éviter les tirs ennemis ou se mettre à couvert, mais aussi de courir puis glisser pour enchaîner rapidement vers une position avantageuse. Ces déplacements nerveux et fluides rappellent les meilleurs FPS arcade et transforment chaque affrontement en ballet frénétique où le positionnement tactique fait toute la différence. La sensation de vitesse est excellente, et on prend rapidement plaisir à slalomer entre les hordes d’insectes tout en les arrosant de plomb.
En plus des très nombreuses armes disponibles, le jeu propose un élément de gameplay qui fait toute la saveur du titre : deux boutons de soutiens tactiques ô combien salvateurs. Le premier de ces soutiens permet de lancer une demande de ravitaillement afin de recevoir sur le champ de bataille des munitions, de la vie et des armes aléatoires. On peut utiliser ce soutien autant de fois qu’on le souhaite à condition de remplir la jauge correspondante en tuant des ennemis. Simple, efficace, et diablement pratique lorsqu’on se retrouve à court de munitions au milieu d’une horde déchaînée, ou que l’énergie vitale est proche de zéro.
Le second soutien tactique permet, lui, de demander de l’aide aux alliés en orbite via différentes options dévastatrices. On peut par exemple appeler un bombardement sur une vaste zone infestée d’ennemis, provoquant l’arrivée d’avions bombardiers arrosant la zone dans un bel effet explosif tout en 2D, assez jouissif (il faudra d’ailleurs vite se barrer de la zone pour ne pas mourir sous ses propres bombes). On peut aussi demander un largage de bombes au napalm qui transforme le terrain en mer de flammes, utiliser un drone aérien pour bombarder ou mitrailler une zone précise, larguer un mecha armé jusqu’aux dents, déployer un pylône électrique à la Command & Conquer et ses bobines Tesla mythiques qui grillent tout ce qui passe à proximité, commander une frappe orbitale qui pulvérise tout dans un rayon conséquent, et d’autres joyeusetés qu’on vous laisse le plaisir de découvrir par vous-mêmes.
Bref, du soutien, en veux-tu, en voilà, qui ne sera pas de trop pour espérer gagner, surtout en mode difficile où les insectes arrivent par vagues incessantes. Ces soutiens tactiques ne sont pas de simples gadgets, mais de véritables outils stratégiques qu’il faut apprendre à utiliser au bon moment. Gaspiller une frappe orbitale sur une petite grappe d’ennemis alors qu’une vague massive s’annonce deux minutes plus tard, c’est la garantie de se retrouver submergé et massacré. Cette gestion tactique ajoute une couche de profondeur bienvenue au gameplay et évite que le jeu ne se résume à du bourrage de crâne bête et méchant.
Le jeu propose de nombreuses armes principales bien défoulantes : flingue basique, mitrailleuses variées, fusils snipers, fusils à pompe, grenades à main, et bien d’autres joyeusetés. Plusieurs armes lourdes secondaires complètent l’arsenal, allant du lanceur de missiles nucléaires, qui créera un champignon atomique 2D du plus bel effet, au lance-flammes dévastateur, en passant par le plasma destructeur et autres mitrailleuses lourdes qui font fondre les insectes comme neige au soleil. Sachant que certaines armes possèdent un second mode de tir, transformant par exemple une mitrailleuse en fusil à pompe et offrant ainsi une polyvalence bienvenue selon les situations.
Il est également possible de prendre possession de mechas armés de mitrailleuses lourdes et de tronçonneuses pour hacher menu toutes les bestioles vertes qui arrivent par grappes entières. Ces passages en mecha constituent des moments de pure jouissance où l’on se sent enfin invincible face aux hordes, distribuant la mort à une cadence infernale. On peut aussi utiliser des tourelles de défense posées autour de certaines bases, transformant certaines séquences en tower defense sauvage où il faut tenir la position coûte que coûte. Bref, près de 30 armes et dispositifs d’attaque qui offrent une variété réjouissante dans les approches tactiques.
Cette abondance d’options pourrait sembler écrasante, mais le jeu distille intelligemment les nouveautés au fil de la progression. On commence avec un arsenal limité et on débloque progressivement de nouvelles armes au fil des missions, permettant de se familiariser tranquillement avec chacune. Chaque arme possède ses forces et ses faiblesses, certaines excellant contre les petits ennemis rapides, d’autres contre les grosses créatures blindées. Apprendre à jongler entre les différents outils à sa disposition devient rapidement une seconde nature, et c’est là que le gameplay révèle toute sa profondeur.
Il est possible d’attaquer ses coéquipiers car le jeu adopte le bon vieux friendly fire, rendant l’expérience réaliste malgré son côté décalé et arcade. Et justement en parlant de coéquipiers, on ne sera pas seul sur le champ de bataille. Il sera possible, en appuyant sur le stick droit, d’embrigader avec soi un ou plusieurs alliés qui nous suivront jusqu’à leur mort, ce qui arrive généralement assez rapidement vu l’intensité des combats. Ces compagnons d’armes apportent un soutien de feu appréciable et contribuent grandement à l’ambiance de guerre totale qui règne sur le champ de bataille.
Bien sûr, ils pourront gêner dans les moments les plus intenses de canardage lorsqu’ils passeront juste devant notre ligne de mire au moment où on déclenche une rafale. Il faudra donc quand même faire attention de ne pas les trucider en même temps que les arachnides, ce qui arrivera en fin de compte très souvent dans une belle gerbe de sang bien gore. Ces moments où l’on fauche accidentellement toute son escouade en tentant d’éliminer un insecte pourraient être frustrants, mais ils participent au contraire à l’ambiance chaotique et au réalisme relatif du jeu. La guerre, c’est sale, et Starship Troopers ne l’oublie jamais. Et gare à l’utilisation des grenades, car une mauvaise manipulation peut aussi être fatale.
Cette mécanique de friendly fire ajoute une tension supplémentaire aux affrontements et oblige à rester vigilant même dans les moments de panique pure. Impossible de mitrailler bêtement dans le tas lorsque des alliés se trouvent dans la zone. Il faut réfléchir, viser, choisir ses cibles avec un minimum de discernement. Cette contrainte transforme ce qui aurait pu n’être qu’un défouloir primaire en expérience tactique où les décisions comptent. Et lorsqu’on parvient à terminer une mission en ayant sauvé la majorité de son escouade, la satisfaction n’en est que plus grande.
Le jeu propose ce sentiment déjà présent dans les films de submersion par le nombre, avec des hordes de monstres qu’il faut repousser à tout prix. Les missions possèdent des objectifs très précis (défendre une position, détruire un nid, escorter un convoi, récupérer des données) et quelques secrets cachés qui récompensent l’exploration. Chaque niveau s’avère suffisamment vaste pour donner une impression de gigantisme sans jamais perdre le joueur dans des environnements labyrinthiques. Les cartes sont vastes, les ennemis nombreux, la submersion et l’action omniprésentes. Le joueur est régulièrement asphyxié par le nombre d’ennemis à l’écran, créant cette sensation d’urgence permanente si caractéristique de la licence.
Les insectes arrivent de partout : du sol, des murs, du plafond, de derrière des rochers. Impossible de baisser sa garde une seule seconde sous peine de se faire submerger. Cette pression constante maintient l’adrénaline au maximum et transforme chaque mission en marathon nerveux où il faut gérer simultanément sa position, ses munitions, ses soutiens tactiques et la coordination avec ses alliés. Le sentiment d’être perpétuellement en infériorité numérique, exactement comme dans les films, fonctionne à merveille et procure des montées de tension intenses. On a souvent l’impression qu’une mission n’a duré que 20 minutes, alors qu’on est déjà à plus du double.
Le jeu est également gore à souhait, et c’est un euphémisme. On y voit ses collègues et les ennemis exploser dans des mares de sang, des membres d’ennemis trucidés ou d’alliés dégoulinent partout, et des morceaux de cadavres jonchent les immenses niveaux. L’ambiance d’invasion et de massacre est bien présente, et l’hommage aux films est intact. Les développeurs n’ont clairement pas lésiné sur l’hémoglobine, qu’elle soit rouge ou verte, et le résultat est aussi répugnant que jouissif. Chaque tir qui atteint sa cible produit une explosion de viscères satisfaisante, chaque ennemi éliminé laisse une flaque poisseuse qui s’ajoute au carnage ambiant.
Ce gore omniprésent n’est pas gratuit mais participe pleinement à l’ambiance oppressante du jeu. Les champs de bataille se transforment progressivement en charniers monumentaux où il devient difficile de distinguer le sol sous l’accumulation de cadavres. Cette surenchère de violence assumée rappelle les meilleurs moments du premier film réalisé par Verhoeven, où la démesure servait le propos satirique. Ici, le gore devient presque un personnage à part entière, un rappel constant de l’absurdité et de l’horreur de cette guerre interminable contre les insectes.
C’est non seulement terriblement fun, mais également extrêmement bien rythmé. Aucun temps mort, aucune phase de remplissage, juste de l’action pure et dure du début à la fin de chaque mission. Le jeu sait parfaitement doser les moments d’intensité maximale et les brefs instants de répit où l’on peut souffler quelques secondes avant que la prochaine vague ne déferle. Cette alternance millimétrée maintient l’intérêt en éveil et évite la saturation, exploit remarquable pour un jeu basé essentiellement sur le carnage répétitif.
À chaque fin de niveau, le score est affiché en fonction de tout un tas de critères que le joueur aura remplis ou non au cours de la partie : nombre de bestioles décimées, combos, secrets découverts, temps de complétion. Cette notation motivante pousse naturellement à refaire les missions pour améliorer ses performances et viser le rang maximum. Les complétistes y trouveront leur compte avec des objectifs clairs qui justifient les parties supplémentaires.
La fin d’un niveau sera également l’occasion de le refaire, mais dans la peau de l’ennemi (pour certains niveaux seulement). Si la présence de cette possibilité augmente le potentiel et la durée de vie en intégrant de nouvelles mécaniques de maniabilité, d’armes et d’objectifs, on s’y amuse toutefois beaucoup moins, et c’est un euphémisme. Jouer en tant qu’insecte change radicalement l’approche : on utilise des attaques au corps-à-corps, on peut escalader les murs, on se déplace différemment. Mais ces nouveautés ne parviennent pas à compenser un gameplay fondamentalement bien moins satisfaisant.
Le problème principal vient du fait que les insectes sont conçus pour être de la chair à canon, pas des personnages jouables intéressants. On meurt très vite, les attaques manquent de punch, et les objectifs sont peu motivants, sans compter qu’ils n’ont pas la variété tactique de la campagne principale humaine. Ce mode pour le moins anecdotique pourra satisfaire les curieux désireux de découvrir l’autre côté du conflit, mais il est loin d’égaler la campagne humaine en termes de fun et d’intensité. Dommage, car avec un peu plus de travail, cette campagne alternative aurait pu constituer un véritable atout.
À noter que le jeu est plutôt fluide la plupart du temps, malgré parfois le nombre d’ennemis à l’écran, d’actions simultanées et d’effets sur le terrain. La Switch 2 s’en sort assez bien face à ce déferlement constant de sprites et d’explosions, maintenant un framerate généralement stable qui permet de jouer confortablement. Mais il faut noter sur certains niveaux des ralentissements évidents lorsque vraiment tout part en vrille avec à l’écran des dizaines d’insectes, plusieurs explosions, des bombardements, des mechas, le tout en même temps. Ces ralentissements ponctuels ne gâchent heureusement pas l’expérience globale, mais peuvent agacer les joueurs les plus exigeants.
Ces baisses de performances interviennent généralement dans les moments de chaos absolu où de toute façon on peine à suivre ce qui se passe à l’écran. Elles ne sont jamais assez graves pour causer des morts injustes ou ruiner le plaisir de jeu, mais elles rappellent que la Switch 2, aussi puissante soit-elle, a ses limites face à certaines situations extrêmes. Les développeurs auraient sans doute pu optimiser davantage, mais on sent qu’ils ont préféré privilégier le nombre d’ennemis et l’intensité visuelle plutôt que la stabilité absolue du framerate. Un choix discutable mais défendable.
Les options de jeu offrent notamment d’activer ou non les munitions infinies, le god mode (invincibilité) ou de débloquer tous les niveaux instantanément dès le départ. Les développeurs privilégient clairement l’amusement et le gameplay en proposant des options qui généralement s’obtiennent dans les autres jeux en les finissant une première fois. Cette philosophie rafraîchissante place le plaisir du joueur au centre de l’expérience. Envie de simplement tout massacrer sans se soucier des munitions ? C’est possible dès le premier lancement. Envie de découvrir un niveau spécifique sans avoir à se taper toute la campagne ? Aucun problème.
Cette approche généreuse tranche avec les jeux modernes qui verrouillent tout derrière des heures de grind ou des conditions tordues. Ici, on respecte le temps du joueur et on lui donne les clés pour profiter du jeu comme il l’entend. Certains puristes pourront y voir une facilité excessive qui tue le défi, mais rien n’oblige à activer ces options. Elles sont là pour ceux qui en ont envie, point. Cette liberté totale laissée au joueur mérite d’être saluée et montre que les développeurs ont parfaitement compris que leur jeu est avant tout un défouloir fun, pas une expérience élitiste réservée aux hardcore gamers.
Le jeu se termine une première fois en environ 7 heures, ce que certains pourraient trouver un peu court, c’est vrai. Pour un FPS vendu 24,99€, ce n’est effectivement pas la durée de vie la plus généreuse du marché, mais malgré cela, la réalisation est tellement réussie et le prix tellement raisonnable qu’on reste dans le juste rapport qualité-prix. On ne peut que conseiller l’achat du jeu à la fois aux fans des films, c’est une évidence, mais aussi tout simplement aux amateurs de FPS qui cherchent un jeu défoulant et réconfortant tant la destruction massive de centaines d’insectes agressifs fait du bien. Oui, tuer ça détend, et ce n’est pas Starship Troopers : Ultimate Bug War ! qui fera dire le contraire.
Ces 7 heures passent d’ailleurs à une vitesse folle tant le rythme est soutenu du début à la fin. Aucune longueur, aucun passage barbant, juste du bon gros carnage bien bourrin qui remplit parfaitement son office. Et avec le système de scoring, les secrets à dénicher, les différents niveaux de difficulté à essayer et les options d’amusement qui changent radicalement l’approche, la rejouabilité est bien présente pour ceux qui veulent prolonger l’expérience. Sans compter que certaines missions se prêtent parfaitement aux sessions courtes de 20-30 minutes lorsqu’on veut juste se défouler un bon coup entre deux obligations. Pour 24,99€, difficile de trouver meilleur défouloir sur Switch 2. Un achat fortement recommandé pour tous les amateurs de FPS arcade qui n’ont pas peur du sang et qui veulent juste passer un excellent moment à massacrer des insectes géants. La Fédération recrute, et pour une fois, on a vraiment envie de s’engager. Notez que le jeu sortira le 4 août 2026 en édition physique via le distributeur Maximum Entertainment pour 39,99 € uniquement en format carte clé de jeu sur Switch 2.