Test de Teenage Mutant Ninja Turtles : Shredder’s Revenge sur Nintendo Switch

En résumé

  • Sorties :
  • 16 Juin 2022
  • 16 Juin 2022
  • 16 Juin 2022

L'avis de Chozo

Généreux, nerveux, beau à se damner, Shredder's Revenge est bien le meilleur épisode TMNT sorti depuis Turtles in Time. On aurait peut-être aimé un poil de prise de risque supplémentaire, le parallèle avec le grand frère étant tout de même un peu trop évident, mais ne boudons pas notre plaisir. Cette suite est un cadeau d'amoureux de la licence aux amoureux de la licence en recherche d'un titre riche et caressant la nostalgie dans le bon sens de ce fameux poil, justement. Plus dynamique qu'un Streets of Rage 4, mais moins long dans un premier run, le jeu ne fait que nous donner envie de repartir pour une nouvelle aventure afin d'en dégager tout le potentiel. Un grand hommage de fan respectueux, et encore une pépite pour Dotemu et Tribute Games.

Les plus

  • Le pixel du bonheur
  • Des animations magnifiques
  • La bande-son, c'est un grand oui
  • Cette intro
  • Sept personnages à incarner
  • Nerveux et rythmé
  • De vraies distinctions de gameplay entre les combattants
  • D'une générosité folle
  • Accessible et technique à la fois
  • Jouable jusqu'à six quand même !

Les moins

  • Un peu trop classique parfois
  • Bordélique à plusieurs
  • Des boss aux patterns un peu trop faciles
  • Court en ligne droite
  • Les phases de véhicules, trop rares
  • Nintendo-Difference

    par Chozo

    le 27 juin 2022 11:20

Il y a presque quarante ans, difficile de croire que Kevin Eastman et Peter Laird, auteurs de comics en recherche d’un élément qui pourrait propulser leur carrière, avaient pensé que ces ébauches de tortues masquées cheloues, armées de matos de guerrier ninja, allaient devenir une référence cultissime de la bande dessinée made in USA. S’ensuit une série animée toute aussi mouilleuse de rétine pour les nostalgiques en 1987, ainsi qu’un film référence en 1990. Et, évidemment, des jeux vidéo plus ou moins réussis sont progressivement sortis, mais avec cependant un chef-d’œuvre absolu, Teenage Mutant Ninja Turtles IV : Turtles in Time, d’abord sur borne d’arcade en 1991, puis sur Super NES en 1992. Ça, c’était le temps des quadra actuels, avant que la licence ne soit récupérée par Nickelodeon pour une série animée plus tournée vers les jeunes enfants et… Michael Bay, producteur d’une nouvelle série de films à la qualité et au respect du matériau de base plutôt discutables… Nous avons néanmoins de la chance, puisque même si ce Shredder’s Revenge est produit en partenariat avec la chaîne mastodonte du dessin animé américaine, Dotemu et Tribute games se sont grandement tournés vers ce fameux Turtles in Time pour nous sortir une lettre d’amour à la licence, mais aussi, plus généralement, au beat them up à l’ancienne. COWABUNGA !


Les nouveaux mutants

Encore considéré aujourd’hui comme le, sinon l’un des plus grands beat them up de l’histoire, Turtles in Time marquait par sa qualité visuelle, son gameplay varié, son coop à deux sur console et ses petites gourmandises de mise en scène, avec notamment ces animations des ennemis bien comiques. On se souvient forcément de ces effets de zoom des adversaires projetés par les tortues directement contre l’écran et de ces moments de chill des adversaires qui occupent leur temps avant de se faire bolosser en bonne et due forme. Eh bien, devinez quoi ? C’est exactement ce que l’on retrouve dans ce nouvel épisode.

Passons rapidement la case scénario. Sacrebleu, pendant que les chéloniens, Maître Splinter et April O’Neil se détendent devant la télévision, leur programme est suspendu par Shredder et ses sbires du Foot, qui annoncent vouloir, oui, encore une fois, récupérer la Statue de la Liberté pour l’utiliser comme arme de destruction massive. Il s’agit pour les antagonistes de récupérer également toutes les parties du robot de Krang pour cette expérience assez particulière… Ni une ni deux, l’équipe se rend à Channel 6 pour élaborer une stratégie de contre-attaque… Qui débouche sur, on vous le donne en mille, tabasser tout le clan avec style, tout le long des seize niveaux, jusqu’à remettre ce bon vieux Shredder hors d’état de nuire.

Rien que la reprise du thème si apprécié de la série de 87, par le compositeur Tee Lopes, à qui l’on doit les musiques de Sonic Mania ou du génial Monster Boy and the Cursed Kingdom, annonce la couleur. On est en plein trip old-school, dans le bon côté du terme. Nous l’avions vu dans les bandes-annonces précédant la sortie du jeu. Gameplay varié, pixel art et animations absolument succulents, références à foison, Shredder’s Revenge est bien la tuerie annoncée, avec la possibilité de jouer en local jusqu’à six en simultané. Possibilité ne veut pas dire que c’est à expérimenter, puisque déjà à partir de trois, la lisibilité est compliquée, sans pour autant perdre le fun communicatif.

On se lance volontiers dans les différents tableaux, tous façonnés à partir du lore de la licence, avec systématiquement un boss inévitable en fin de stage. Le game design est ici au service du gameplay, puisque chaque entame de niveau permet de se familiariser avec un pan de la jouabilité du titre, en fonction du personnage sélectionné. Sept combattants sont proposés, six en lançant directement le jeu, les quatre tortues, Splinter, April, et Casey Jones, débloqué une fois l’aventure terminée. Outre les armes fétiches des protagonistes aux caractéristiques diverses, chaque combattant possède des compétences propres divisées en trois catégories : Portée, Vitesse et Puissance, aux notations allant d’une à trois étoiles. Les néophytes pourront se faire les dents avec Leonardo, le plus équilibré de tous, avant de partir sur un perso aux spécialités adaptées à leur style de jeu.

Splinter saï

Côté gameplay, la panoplie de coups disponibles est plutôt impressionnante. Frappe simple à multiplier pour des combos, attaques aériennes différentes, super coup, projections multiples, frappe chargée, esquive, roulade offensive, oui, nous avons droit à un panel complet adapté à toutes les situations et à tous les ennemis. Très accessible, la jouabilité se magnifie avec cette impression d’impact des coups, facilitée par les animations léchées et les effets sonores.

Tout autant, sinon plus nerveux que son modèle, Shredder’s Revenge permet également de provoquer un maximum de dégâts via le super coup, qui peut se déclencher dès que la jauge de puissance ninja est pleine. Cette attaque ultime propose deux possibilités de lancement, à terre, ou dans les airs. Et ce n’est pas tout comme dirait l’autre, puisque si la jauge est remplie trois fois, c’est un mode furie qui peut être sollicité, qui défonce tout sur son passage.

Beat them up oblige, l’environnement peut être un allié de poids, tout comme le pire ennemi. Plaques d’égout, bidons d’essence, caddies, plots, tout est prétexte à balancer sur le Foot pour se dégager le passage. Mention spéciale pour ces éléments de décors qui influent sur les déplacements, comme ces bouches d’incendie qui, une fois cognées, libèrent de la flotte qui peut potentiellement faire glisser les adversaires comme les héros. D’ailleurs, ce ne sont pas les seuls obstacles communs, puisque les traditionnels trous dans la chaussée, câbles électriques et même troupeaux d’animaux viendront perturber la castagne. Heureusement, les habituelles pizzas permettant de recharger la jauge de vie, de lancer une attaque tournoyante ou de gagner en puissance, sont toujours présentes.

Autre fonctionnalité pour regagner un peu de vie, mais forcément uniquement disponible en coop, les personnages contrôlés par les joueurs peuvent se faire un petit check pour partager un morceau de jauge, et même se réanimer en restant appuyé sur L à proximité du compagnon tombé au combat… Il est aussi possible de progressivement améliorer les compétences du personnage joué, avec un tout petit pan RPG bienvenu, débloquant des gains de puissance, de jauge de vie et d’esquive.

Ninja warrior

Aidé par un bestiaire très varié, avec des ennemis équipés d’armes et de patterns divers, le gameplay se montre donc très énergique et même plus rythmé qu’un Streets of Rage 4. Comme évoqué plus haut, cette nervosité souffre tout de même d’un certain manque de visibilité à plusieurs et cela se traduit non seulement dans la confusion des coups portés, mais également dans la difficulté à distinguer les objets avec lesquels il est possible d’interagir dans les éléments de décors. Par ailleurs, on ressent un peu de classicisme de manière générale, que ce soit dans les fonctionnalités, le gameplay, ou même les boss.

Mais malgré des routines plutôt très classiques et renvoyant fréquemment au déjà vu sur Turtles in Time, avec notamment ce combat contre un Shredder qui passe en vue à la première personne et attaque au travers de bras mécaniques, la générosité est de mise. Si beaucoup de boss sont repris du jeu d’origine (Letherhead, Bebop, Rocksteady, Baxter Stickman, etc.), énormément d’entre eux sont exclusifs à Shredder’s Revenge. No spoil. Ce nouvel épisode marque aussi le retour bien connu des stages sur véhicules, toujours très agréables, mais malheureusement un peu trop rares.

Outre la merveille graphique proposée par le titre, ses animations au poil et son humour constant, notons en complément la bande originale de Tee Lopes, fabuleuse, et grandement inspirée des beat them up en général et Turtles in Time en particulier. Gros sons à guitare bien saturée, morceaux au synthé très eighties, là aussi, le travail est fait. Il faut bien ça pour redonner envie de se lancer plusieurs fois dans l’aventure, étant donné qu’un premier run s’avère tout de même plutôt court.

Comptez un maximum de trois heures pour venir à bout des seize niveaux en difficulté normale dans le mode histoire. Précisons que ce mode bénéficie non seulement d’artworks illustrant les grands moments du script, mais également d’une carte reprise des épisodes NES, permettant de passer d’un niveau à l’autre librement, ainsi que sur des slots de défis à réussir en fonction des personnages (gros clins d’œil à la licence) sauvés en cours de jeu. Le tout rallonge justement la durée de vie et encourage à enchainer les sessions avec différents membres de l’équipe pour atteindre le 100 %. À cela se rajoute un mode Arcade, plus à l’ancienne, qui limite le nombre de vies, les game over et force à redémarrer du début en cas de trépas.

 

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