Test de The Procession To Calvary sur Nintendo Switch

En résumé

  • Sorties :
  • 1 Juillet 2021
  • 1 Juillet 2021
  • Non prévue

L'avis de Greg-sHAOlink

Un périple pacifique ou sanglant, libre au joueur de décider ce qu’il en sera. Dans un cas comme dans l’autre, cette traversée du pays en compagnie de Bellone demeure une très belle occasion de se torturer le cerveau pour résoudre des charades saugrenues, au contact de personnages tous plus hallucinés les uns que les autres, dans une ambiance Renaissance débridée. Ce mélange éclectique est une merveille d’agencement artistique et nul doute que les quelques heures passées à s’esclaffer resteront dans les mémoires.

Les plus

  • Un musée d’art vraiment original
  • Plusieurs façons de progresser
  • Trois fins différentes…
  • Version française appréciable…
  • C’est très drôle

Les moins

  • Quelques bugs d’affichage dans les dialogues
  • Pas de mode tactile en portable
  • … mais rejouabilité tout de même limitée
  • … mais quelques couacs de traduction
  • Nintendo-Difference

    par Greg-sHAOlink

    le 23 avril 2022 11:12

Après un premier coup d’essai avec Four Last Things, Joe Richardson revient de plus belle avec The Procession to Calvary, un point & click mélangeant tableaux de la Renaissance, violence, musique classique et humour noir (le jeu est référencé PEGI 18). Entre les portages multiples et les jeux originaux, la Nintendo Switch n’est pas forcément en manque dans le genre, mais une proposition si unique mérite qu’on y jette un coup d’œil un peu plus poussé.


Mon royaume pour un meurtre !

La guerre est arrivée à son terme, la paix doit dorénavant régner sur le royaume et le peuple ne peut que s’en réjouir. Tout le monde, sauf notre héroïne, la Bellone de Rembrandt, qui semble ne vivre que pour la violence et le meurtre, comme ses lamentations à ce sujet l’indiquent très clairement dès le début du jeu. Ne pouvant accepter ce nouvel état de fait où tuer n’est plus toléré, la déesse de la Guerre des Romains tente de négocier avec le nouveau souverain, Jean l’Immortel, pour obtenir une autorisation exceptionnelle. Ce dernier refuse de prime abord, mais finit par se faire embobiner par la guerrière : elle se confie elle-même la mission d’aller assassiner Pierre le Divin, l’ancien suzerain et tyran qui vient de perdre la guerre et qui s’est enfui dans le Sud.

C’est ainsi que débute l’aventure de cette vengeresse assoiffée de sang, qui va devoir traverser le pays pour aller occire le vilain (et satisfaire ses pulsions). Point & click oblige, les déplacements et les actions se font en cliquant sur les endroits-cibles. Pas d’option tactile en mode portable, cependant. Une pression sur X permet d’indiquer tous les éléments du décor avec lesquels on peut interagir, ce qui facilite un tant soit peu la lisibilité des tableaux. Et ici, on parle de tableaux au sens propre : chaque écran est en effet basé sur une peinture de la Renaissance, dans laquelle ont été agencés toute une ribambelle de personnages loufoques. Le passage d’une saynète à l’autre se fait sans accroc et la cohérence du monde ainsi créé est étonnamment réussie.

Occire un jour, sans retour, sans se retourner, ne pas regretter

Le périple peut se dérouler de deux manières différentes : soit on tente de résoudre les énigmes, de venir en aide aux personnages que l’on rencontre et de se frayer un chemin de manière pacifique, soit on décide de braver les interdits et d’ôter la vie de tous ceux qui nous bloquent la route, pour une raison ou pour une autre. Dans ce second cas, la plupart des puzzles ne seront plus accessibles et seule la « mauvaise » fin sera disponible. Il est donc recommandé de vraiment jouer le jeu et de se creuser les méninges. D’autant plus que les différents mystères à résoudre sont savamment travaillés et nécessiteront parfois plusieurs allers-retours pour apporter les objets nécessaires aux bonnes personnes, sans pour autant paraître fastidieux.

Outre cet aspect esthétique très original dans le monde vidéoludique, c’est également l’humour qui constitue l’un des attraits majeurs de ce jeu. Il faut certes aimer l’humour noir et trash, mais force est de constater que les dialogues sont d’une qualité incroyable : on se bidonne quasiment à chaque échange. La quasi-totalité des protagonistes sont délirants et c’est avec beaucoup d’audace que l’auteur recycle certains personnages historiques dans des situations complètement extravagantes. Bien que l’on apprécie la version française, la traduction n’est pas exempte de tous reproches, et certains bugs d’affichage viennent même rendre la visibilité de certains choix compliquée. C’est dommage, mais cela n’empêche pas pour autant de profiter de la narration. Mention honorable pour les boucles de musique classique qui accompagnent le tout, mais qui aurait peut-être gagné à être un peu plus longues pour paraître moins répétitives pour certaines.

 

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