Test express de Regina & Mac sur Nintendo Switch

En résumé

  • Sorties :
  • 15 Aout 2020
  • 15 Aout 2020
  • Non renseignée

L'avis de Kalimari

Mis à part sa bande-son et un level design pas totalement inintéressant, difficile de sauver quoi que ce soit d'autre dans ce Regina & Mac. Davantage semblable à une version alpha qu'à un véritable hommage à la ludothèque de la Nintendo 64, il suffit d'y passer quelques dizaines de minutes pour comprendre qu'il n'y a pas grand-chose de fonctionnel. Manque de précision dans sa maniabilité, univers sans intérêt et environnements laids au possible, pas de véritables objectifs ni de grande variété au sein des neuf niveaux qui composent l'aventure, le plus grand crime du titre reste encore sa durée de vie : une prise d'otage qui s'élève à près de quatre à cinq heures pour voir la première fin, et encore plus pour les courageux qui voudraient le compléter et atteindre la seconde – et vraie – fin. Mais connaissant Diplodocus Games, lesquels nous ont habitués aux titres à petit prix de Siactro, ce n'est pas trop… Pardon ? Dix euros pour ça ? Oubliez tout, passez votre chemin et soyez heureux dans la vie. Même pour la culture ou l'envie d'explorer toute la ludothèque de son créateur, c'est non.

Les plus

  • Une chouette bande-son
  • Level design acceptable
  • On fait du Picross pour débloquer des mondes (et c'est bien Picross)
  • Aucun souci technique, en portable comme sur téléviseur

Les moins

  • C'est laid, surtout en comparaison des jeux de la Nintendo 64
  • Manque de précision dans l'aspect plateforme
  • Des environnements bien trop grands pour ce qu'ils proposent
  • Ambiance, histoire, dialogues et personnages inexistants
  • Pas de localisation française
  • Trop long pour son propre bien (et le nôtre)
  • Vraiment cher au vu du produit et de sa finition
  • Nintendo-Difference

    par Kalimari

    le 22 septembre 2026 12:00

Paru sur le Nintendo eShop le 15 août 2020, Regina & Mac est un des nombreux titres développés par Siactro et édités par Diplodocus Games. Petit platformer sans prétention originellement sorti sur PC et Xbox One, il invite les joueurs à étancher leur soif de collectathon. Inspiré par les titres issus du genre de la Nintendo 64, Banjo-Kazooie en tête, il est désormais également jouable sur Nintendo Switch. Pas sûr qu’il s’agisse d’une victoire pour ses acquéreurs, ni même pour le public cible de Siactro, à l’image du rédacteur de ce test.


Test réalisé sur Nintendo Switch à partir d’un code fourni par l’éditeur.


Image de Regina & Mac


L’histoire nous place aux commandes de Regina, un ara coloré, et de Mac, un tyrannosaure à l’intelligence limitée. Tous deux cherchent à s’échapper d’un mystérieux laboratoire abandonné en récupérant des disquettes dorées contenant les données d’une intelligence artificielle nommée U64. L’histoire, simpliste, est servie par des personnages et des dialogues qui le sont tout autant. Fort heureusement assez peu nombreux, ils ne constituent pas l’élément principal de notre critique vis-à-vis de Regina & Mac. En effet, vous le comprendrez bien assez vite, la production de Siactro n’est pas de celles qui transpirent de finition. Avant que nous ne nous adonnions à de nombreuses observations peu flatteuses, il serait de bon ton de souligner ce que le jeu fait de bien, à commencer par sa bande-son, très plaisante et qui sied à la thématique du genre. Les compositions y sont variées et expressives, similaires à des musiques tirées de platformers tels que les Banjo, mais aussi les Spyro, dans un genre plus atmosphérique, plus posé.


Image de Regina & Mac


Assez rudimentaire visuellement, Regina & Mac tourne sans souci sur la console hybride de Nintendo, en portable comme sur téléviseur ; pour la petite anecdote, sur Wii U, l’image ne s’affichait que sur le Wii U GamePad. Le level design n’est pas foncièrement mauvais, mais forme des niveaux bien trop grands, immenses même par rapport aux possibilités offertes au joueur. Le principal défaut du jeu réside dans sa maniabilité. Les déplacements y manquent de précision, les sauts donnent rarement l’impression d’être parfaitement maîtrisés et certaines actions demandent un temps d’adaptation injustifié. Cumulez-y une caméra qui peut donner de mauvaises appréciations des distances. Dommage, car au fil de l’aventure, on est invité à récupérer de nouvelles capacités pour progresser vers des zones jusqu’alors inaccessibles. Le plus gros défaut du titre est également celui qui est le plus apparent : Regina & Mac est un jeu particulièrement laid. Techniquement bien sûr, mais aussi dans sa direction artistique qui n’a finalement rien à voir avec les productions de la Nintendo 64.



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