En résumé
L'avis de CooLJeDi
C’est un bien triste cadeau d’anniversaire que nous offre ici Konami. Plutôt moche et disposant d’un mode solo des plus anecdotiques, on peut tout de même compter sur le mode multijoueur, qui reste efficace en local. Super Bomberman R2 peut représenter une alternative pour ceux qui souhaitent revivre un tant soit peu l’expérience sur Nintendo Switch, les anciens épisodes sur Super Nintendo étant étrangement absents de l’application Nintendo Switch. Néanmoins, son tarif de 39,99 euros reste trop élevé au regard de la qualité du titre et du contenu proposé. On vous recommande plutôt de l’acquérir à tout petit prix pour revivre quelques moments sympathiques en multijoueur.
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par CooLJeDi
le 18 février 2026 10:15
Quarante ans… Oui, déjà quarante ans séparent la sortie de Super Bomberman R2 du tout premier épisode paru sur MSX et développé par Hudson Soft. C’est véritablement sur PC-Engine et Super Famicom que la série a rencontré un franc succès, portée par une multitude de très bons jeux. Mais, à la fin des années 90, comme tant d’autres licences, Bomberman se heurte à un obstacle générationnel : le passage à la 3D. Une transition qu’il ne réussira jamais à passer, les jeux oscillant à ce moment entre la déception et l’indifférence. Peu à peu, la série se marginalise au cours des années 2000 jusqu’à disparaître pendant quelques années, lorsque Hudson Soft est absorbé puis racheté par Konami en 2012. Il faudra attendre 2017 pour voir enfin revenir Bomberman sur consoles de salon avec Super Bomberman R, développé par Konami et le studio japonais HexaDrive. Un épisode qui, s’il ne marquera pas l’histoire de la licence, aura au moins le mérite de figurer parmi les titres de lancement de la Nintendo Switch. La faute d’une technique datée et d’un mode multijoueur manquant de consistance. Six ans plus tard, voici Super Bomberman R2, toujours développé par les mêmes studios, mais en répétant, hélas, un peu trop les erreurs de son prédécesseur…
Test réalisé sur Nintendo Switch à partir d’un code fourni par l’éditeur.
Le jeu propose, comme à son habitude, un mode histoire et le traditionnel mode multijoueur. Côté solo, ce qui choque dès les premiers instants, c’est la technique tout droit sortie d’un autre âge. C’est vieillot et même pas fluide pour autant. La direction artistique du jeu, plus que quelconque, ne sauve rien du naufrage. Oui, Bomberman accuse sévèrement le coup. Il suffit de le comparer à un Mario + The Lapins Crétins: Kingdom Battle, un autre jeu en vue de dessus, pour mesurer le retard technique de Konami face aux standards de la Nintendo Switch.
Soyons honnêtes, le point fort d’un Bomberman n’a jamais été son mode solo, et cet épisode ne déroge pas à la règle. Sans s’attarder sur le scénario du jeu, manichéen, à base de menace intergalactique, le mode solo se résume à l’exploration de trois planètes, chacune divisée en une dizaine de zones interconnectées. Il faudra se frayer dans ces zones un chemin à coups de bombes pour retrouver les Ellots, de petites créatures disséminées dans les niveaux afin de progresser dans les zones suivantes. Sur le chemin, il faudra en découdre avec de nombreux ennemis qui se ressemblent un peu tous, et résoudre quelques énigmes bien simplistes, la plupart consistant à placer des bombes au bon endroit. Pour « varier » les plaisirs, les développeurs ont ajouté des séquences lorgnant vers le tower-defense, mais hélas assez ratées. Dépourvues de réelle stratégie et de technique, ces séquences se concluent souvent dans un sentiment de victoire due davantage au hasard qu’à une quelconque once de talent.
Côté multi, on retrouve ici le cœur battant de la licence. Le mode classique est toujours là, fidèle au poste, et reste fun, ce qui sauve probablement le titre de Konami. Les nouveaux modes, censés apporter un certain vent de fraîcheur, peinent à convaincre : le Battle 64, sorte de battle royale à la sauce Bomberman, amuse deux ou trois parties avant de tomber dans la répétitivité, tandis que le mode Château reprend les séquences tower-defense du mode solo. C’est d’autant plus dommage que le jeu manque cruellement d’options de personnalisation et d’outils communautaires pour vraiment prolonger l’expérience. En local, ça fait toujours le boulot pour une soirée entre potes, mais en ligne, on sent vite que Konami s’est contenté du strict minimum.