Test Nintendo Switch de Crash Bandicoot 4 : It’s About Time

En résumé

  • Sorties :
  • 12 Mars 2021
  • 12 Mars 2021
  • Non renseignée

L'avis de Goonpay

Crash Bandicoot 4 : It’s About Time sur Switch, c’est désormais chose faite et c’est une excellente chose. Digne successeur de la trilogie, hommage et renaissance du style des années 90, la vision de Toys for Bob mérite plus que sa place dans la ludothèque de l’hybride. Techniquement moins affuté que sur les autres supports, mais tout aussi fun, ce nouvel épisode de la série s’inscrit aisément comme le meilleur d’entre tous. Pas forcément dédié aux plus jeunes, mais capable de les contenter et de les amener vers un niveau de jeu plus élevé, le marsupial a de quoi devenir un incontournable des jeux de plates-formes !

Les plus

  • Le gameplay à l’ancienne revisité
  • Le challenge à la hauteur
  • Solide, bien que techniquement inférieur aux autres supports
  • Les différentes morts et tous les skins bien funs

Les moins

  • La difficulté qui peut freiner
  • Certaines facilités pour gonfler la durée de vie
  • Nintendo-Difference

    par Goonpay

    le 25 avril 2021 15:40

Il y a quelques années de cela, imaginer le marsupial le plus déjanté du jeu vidéo s’aventurer sur un support estampillé Nintendo aurait probablement été considéré comme une hérésie. Fort heureusement, le temps et la perte de Naughty Dog ont fait leur effet, plusieurs épisodes ayant pu voir le jour sur différents supports de Big N, mais ce Crash Bandicoot 4 : It’s About Time apporte avec lui son petit air de « wahoo ». Probablement qu’avec sa belle démonstration technique, il semblait rester exclusif aux consoles dites « puissantes » (que l’on a tendance à doter du fameux qualificatif « next-gen » à tout bout de champ), catégorie dans laquelle la Switch peine à s’imposer. C’était donc sans compter sur la volonté des équipes de Toys for Bob de profiter d’une console dont les ventes sont toujours au beau fixe. Avec des prestations forcément au rabais, ce nouvel épisode de Crash saura-t-il démontrer qu’il ne démérite pas son portage ?


Vingt ans d’écart pour une suite directe

L’histoire de Crash Bandicoot 4 : It’s About Time prend suite directement après la fin de Crash Bandicoot 3 : Warped, lorsque Cortex et N. Tropy sont retombés en enfance et se sont retrouvés enfermés avec Uka Uka, le masque maléfique, dans une faille temporelle. Les années ont passé, les trois compères ont vieilli et parviennent à s’extirper de leur prison en ouvrant à nouveau la faille. On retrouve alors notre cher Crash et sa sœur Coco sur la plage, qui sont prévenus par Aku Aku qu’un danger guette à nouveau le monde et qu’ils vont devoir retrouver les quatre masques quantiques pour refermer la faille spatio-temporelle. Laissant tomber le téléviseur cathodique sur lequel tournaient les anciens épisodes de ses aventures, le héros poilu part en direction du pic N. Sanity pour débuter cette aventure qui porte en elle le double fardeau de s’inscrire dans la lignée de la trilogie de Naughty Dog et de prouver que Toys for Bob est capable de prendre la relève.

Retour aux sources

Alors que le genre se trouve en perte de vitesse à notre époque, les jeux de plates-formes dans les « années 16 bits » avaient le vent en poupe. Ils étaient un peu le mètre-étalon du savoir-faire d’un studio et nourrissaient allègrement la ludothèque de ces consoles. Pour poursuivre cette coutume, mais aussi pour marquer sa différence et imposer son image révolutionnaire, la PlayStation se devait de proposer un platformer tout en 3D. Jumping Flash ! étant probablement totalement tombé aux oubliettes, il aura fallu attendre le fameux Crash Bandicoot pour obtenir un digne représentant du genre sur la 32 bits de Sony.

Deux décennies sont passées et rien n’a fondamentalement changé. Crash bandicoot 4 : It’s About Time reste le platformer couloir en 3D de ces débuts, avec les améliorations techniques de 2020, bien entendu. Ainsi, on évolue toujours la plupart du temps caméra dos au bandicoot, parfois de côté, façon scrolling à l’ancienne, et occasionnellement de face, pour fuir le danger qui met le feu aux fesses. Les courses sur le dos de Polar sont aussi présentes, tout comme les niveaux bonus et les combats de boss. Toutes les caisses en bois, de la classique à la TNT, en passant par les nitros, sont de retour. On y découvre même une petite nouvelle cracheuse de flammes. Les Fruits wumpa (les pommes) restent bien les classiques items à ramasser au fil des niveaux et servent également de compteurs pour l’obtention des gemmes. Elles permettent aussi de gagner une vie (pour cent pommes) si l’on opte pour le mode « Retro ». Le mode « Moderne » quant à lui opte pour un système de checkpoint avec des vies illimitées. De ce côté-ci, les fans de la première heure ne seront donc pas dépaysés.

La tribu porte le masque

Puisque les éléments de gameplay sont restés les mêmes, et que Crash, ou Coco, disposent toujours de la même palette de mouvement de base, à savoir la course, le saut, la glissade et le tourbillon, il aura fallu trouver un subterfuge pour amener du neuf dans l’aventure. C’est en s’appuyant sur l’histoire des failles et des masques quantiques que Toys for Bob y parvient. En chemin, les héros pourront donc s’équiper momentanément d’un masque les dotant d’un pouvoir spécifique. Avec Ika IkaIka, il devient possible de changer la gravité pour faire du sol le plafond et inversement. Kupuna-wa permet de ralentir le temps, Lani-Loli, le masque de la phase, fait apparaître ou disparaître certaines plates-formes, et enfin, ‘Akano donne au tourbillon une plus grande efficacité offrant la possibilité de planer quelques secondes.

Puisque quatre masques n’auraient peut-être pas suffi à éviter la monotonie, les développeurs ont aussi eu la bonne idée de rendre jouable d’autres protagonistes. Tawna, Dingodile et Neo Cortex sont désormais de la partie et, en toute logique, apportent avec eux leur lot de particularités dans des stages qui leur sont totalement dédiés, et qui entrecroisent la trame principale.

Le grand amour de Crash, dans sa version rebelle du futur, utilise un grappin pour se déplacer et sait rebondir sur certains murs. Dingodile, devenu un patron de restaurant réputé, a troqué son lance-flamme contre une sorte d’aspirateur façon Luigi’s Mansion avec lequel il aspire des caisses avant de les utiliser comme projectile. Il se sert aussi de son instrument comme d’un mini jet pack. Enfin, le savant fou utilise son pistolet pour transformer des ennemis en plates-formes et sait faire de petits dashs en propulsant sa grosse tête en avant.

Joies et travers de la modernité

En ligne droite, Crash Bandicoot 4 : It’s About Time, malgré une difficulté progressive évidente, se parcourt tout de même assez rapidement. Mais les habitués de la série savent que c’est du côté de la complétion et des défis qu’il faut se tourner pour apprécier l’œuvre dans son intégralité. Si l’on retrouve avec plaisir le mode Chrono et ses caisses aux numéros qui freezent le temps, on regrettera un peu la facilité du mode N. Versé. À l’inverse de ces niveaux offrant des mécaniques vraiment nouvelles avec d’autres protagonistes, les stages en mode N. Versé sont un moyen assez facile de gonfler la durée de vie sans vraiment y apporter un réel plus. Ce mode, disponible après achevé un stage, ne fait que modifier l’apparence graphique de ce dernier avec des filtres à effets très cools (noir et blanc, contour lumineux, etc.). Les pommes deviennent des raisins, dans certaines circonstances, cela aide à repérer les gemmes cachées et à venir refaire le niveau classique pour la récupérer. Toutefois, dans la finalité, ce n’est ni plus ni moins qu’un double du niveau normal permettant donc de récupérer une autre partie des gemmes.

Pour autant, récupérer toutes les gemmes du jeu n’est pas une mince affaire. C’est même une mission très périlleuse qui va allègrement booster le temps passé dessus. Entre les gemmes que l’on obtient uniquement en achevant un niveau avec moins de trois morts au compteur et celles nécessitant l’obtention de tous les fruits, il y a largement de quoi faire. Ce n’est pourtant pas terminé, car il y a aussi les 21 niveaux flashbacks assez retors auxquels on accède en ayant au préalable déniché les cassettes flashbacks dans les autres mondes.

Outre la fierté d’avoir rempli des défis de taille et démontré sa maîtrise de la plate-forme, cela permet aussi de débloquer de nombreux skins plutôt funs et une fin secrète. À cela, il faut aussi ajouter le mode multijoueurs qui propose de s’affronter sur des batailles de caisses ou de chrono, chacun son tour ceci dit. Pas inoubliable certes, mais offrant tout de même des possibilités d’expériences à plusieurs.

Un portage sans faille ?

La Switch a démontré à plusieurs reprises qu’elle était capable d’accueillir des jeux techniquement exigeants mais cela dépend beaucoup des compétences du studio. Évidemment, la qualité graphique est en dessous des autres supports, surtout dans les scènes en extérieur où l’aliasing et les flous sont plus visibles. On voit aussi nettement plus les filtres, les effets de points sur les textures dans les cinématiques. Est-ce pour autant disgracieux au point de privilégier les autres supports ? C’est une affaire de goût qui laissera la part belle au débat des rageux. Dans les faits, Crash Bandicoot 4 : It’s About Time reste très joli, fun et prenant. La bande son est intacte, les ambiances toujours aussi variées, le bestiaire est loufoque, les combats de boss originaux, on retrouve toutes les mimiques des différentes façons de mourir, bref, l’univers de Crash répond présent et assure. Les sacrifices techniques pour transposer un jeu assez gourmand ne sont en aucun cas préjudiciables. Comme d’habitude avec la Switch, elle offre l’avantage de pouvoir y jouer partout, un plus non négligeable pour un jeu qui s’y prête d’ailleurs fort bien.

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