Test Nintendo Switch d’Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau

En résumé

  • Sorties :
  • 20 Novembre 2020
  • 20 Novembre 2020
  • 20 Novembre 2020

L'avis de Kayle Joriin

Après plusieurs dizaines d'heures passées à éclater des bestioles à travers tout le royaume, l’heure de faire le bilan sur Hyrule Warriors : L'Ère du Fléau est enfin arrivée et les émotions sont forcément un peu partagées. D’un côté, la formule fonctionne toujours extrêmement bien et l’intégration des éléments de Breath of the Wild pousse le concept encore plus loin. Que ce soit en termes d’univers, de level design ou de gameplay, le titre d’Omega Force propose plus que jamais une expérience hybride entre les deux univers. C’est fun, c’est long, c’est addictif et cela rappelle avec nostalgie la merveilleuse aventure vécue en 2017, même si le feeling est évidemment différent. Pourtant, entre une caméra souvent à la ramasse, une technique un brin défaillante et certaines idées qui ratent le coche, force est de reconnaître que l’aventure ne réussit pas totalement à convaincre. Un gros coup de cœur, donc, mais pas un indispensable.

Les plus

  • La transposition de l’univers de Breath of the Wild
  • Environnements plus vastes, détaillés et interactifs
  • Système de combat toujours aussi efficace...
  • … avec des nouveautés bienvenues
  • Panel de combattants varié
  • Un petit côté exploration sympathique
  • Esthétiquement réussi
  • Bande-son de qualité
  • Un contenu énorme
  • Une histoire qui demeure agréable à suivre
  • Jouable en coop local

Les moins

  • Pas mal de soucis techniques (définition, framerate, collisions, clipping)
  • Caméra trop souvent aux fraises
  • Quelques imprécisions dans la maniabilité (saut mural)
  • Certains missions et phases de jeu guère passionnantes
  • L'IA alliée inutile
  • Pas la préquelle fidèle que certains attendaient
  • Cela reste quand même un Warriors (et tout le monde n'aime pas ça)
  • Nintendo-Difference

    par Kayle Joriin

    le 18 novembre 2020 15:00

Lors de son annonce, en décembre 2013, Hyrule Warriors n’avait pas forcément suscité un énorme enthousiasme. Il faut dire qu’à l’époque, beaucoup attendaient surtout le premier « vrai Zelda » de la Wii U, et ce spin-off basé sur la franchise Warriors de Tecmo Koei fleurait bon le remplissage de planning. Pourtant, la communication autour du jeu parvint progressivement à rassurer les fans et à attiser un réel intérêt pour cette approche inédite de la série. Nous fûmes nous-même franchement séduits par l’expérience proposée, ainsi que par les versions enrichies parues successivement sur 3DS et Switch. En parallèle, les développeurs d’Omega Force et de la Team Ninja remirent d’ailleurs le couvert en 2017 avec un Fire Emblem Warriors de bonne facture, bien qu’un tantinet moins marquant. On pouvait alors se demander quelle allait être la prochaine licence de Nintendo à bénéficier de sa déclinaison en beat them all de masse, et c’est finalement un nouveau Hyrule Warriors – reprenant cette fois l’univers de Breath of the Wild – qui a été dévoilé début septembre à la surprise générale. Or, après un premier contact très positif, malgré d’évidentes lacunes techniques, le temps est enfin venu de rendre un verdict définitif.


Le visiteur du futur

Tout d’abord, si Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau prend place cent ans avant les événements de Breath of the Wild et permet d’incarner les personnages emblématiques de cette époque, comme Link, Zelda, Impa, Daruk, Urbosa, Revali ou Mipha, il ne s’agit pas de la préquelle fidèle que certains fans avaient pu espérer lors de son annonce. Nous ne détaillerons évidemment pas ici les nombreux rebondissements du scénario, ni à quel point il dévie (ou non) de la trame initiale, entraperçue dans les « souvenirs » du jeu original. Toutefois, quiconque ayant joué à la démo connaît déjà le principal point de divergence. L’introduction nous plonge en effet au beau milieu de la destruction d’Hyrule par les forces du Fléau Ganon qui, à peine ressuscité, a déjà réussi à prendre le contrôle des Gardiens censés constituer la principale ligne de défense du royaume.

Au milieu de ce chaos, Zelda finit néanmoins par libérer le sceau de la Triforce afin de sauver un Link éreinté par les combats, et ce faisant, elle active également un mini Gardien en sommeil dans une remise du château. Apercevant l’explosion de lumière au loin, et percevant la détresse de la Princesse, le petit robot décide de remonter le temps histoire de lui filer un coup de main. Sauf qu’un de ses confrères corrompus remarque son manège et manque de l’éliminer, réussissant tout de même à envoyer une partie du pouvoir de Ganon par le portail temporel avant qu’il ne se referme. On se retrouve alors dans un Hyrule chatouillant et plein de vie, mais dont les habitants se préparent au retour du Fléau, notamment en effectuant diverses actions militaires à l’encontre des hordes de monstres rôdant aux alentours. C’est d’ailleurs lors d’une de ces batailles sur la plaine d’Hyrule que l’on prend les commandes d’un Link encore simple chevalier, et que l’on éprouve sa lame en massacrant quelques centaines d’ennemis en guise d’échauffement.

C’est aussi, et surtout, l’occasion de faire connaissance avec Impa, Zelda et le Gardien venu du futur ; celui-ci révélant rapidement la raison de sa présence. Après avoir pris connaissance de l’avertissement, le groupe se met donc en route pour faire examiner leur nouvel allié par les fantasques Pru’ha et Faras, en charge du laboratoire antique royal, puis il part à la rencontre des héros des peuples Piaf, Gerudo, Goron et Zora, seuls aptes à piloter les puissantes Créatures Divines qui seront d’une aide précieuse dans la future lutte contre Ganon. Un périple de longue haleine, rythmé par de nombreuses cinématiques mettant en scène les relations entre les personnages. Et à l’instar du premier Hyrule Warriors, la dynamique ainsi créée s’avère réellement agréable, compensant le mutisme persistant de Link ; un des derniers grands dogmes de la franchise.

Une mention spéciale peut d’ailleurs être attribuée au petit Gardien, dont le comportement et les gazouillis synthétiques rappellent de célèbres sidekicks de la saga Star Wars, comme R2-D2 ou BB-8. Cela dit, bien que l’histoire soit d’une qualité très honorable, force est de reconnaître que la narration, l’écriture et les doublages (intégralement en français) ne sont pas tout à fait au niveau de ceux de Breath of the Wild. Plusieurs événements ou révélations laissent également un tantinet sceptique, et si le caractère de la plupart des personnages semble globalement correspondre à ce que nous connaissions déjà, le traitement de certains peut décevoir. Ce n’est pas forcément mauvais dans l’absolu, mais on perd en dramaturgie et en complexité par rapport à l’œuvre originale. Or, c’est un peu dommage.

Warriors vs Wild

Évidemment, il est difficile d’attendre de la part d’un « simple » spin-off une qualité scénaristique équivalente à celle d’un épisode majeur de la franchise, et ce, même en considérant que Nintendo et Omega Force ont travaillé en étroite collaboration sur le projet. Toutefois, ce travail conjoint n’a clairement pas été inutile et Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau va encore plus loin que son prédécesseur dans l’intégration de l’univers de The Legend of Zelda – et en particulier celui de Breath of the Wild – au sein de la formule Warriors. Les bases de gameplay restent similaires et il est toujours question de dézinguer des milliers d’ennemis pas spécialement malins à grands coups de combos dévastateurs, néanmoins, les sensations s’avèrent assez différentes, notamment grâce à un level design travaillé qui impacte significativement la progression.

Plus vastes et détaillés que par le passé, les environnements se veulent ainsi respectueux de ceux parcourus en 2017. La réplique n’est certes pas parfaite, cependant, elle demeure largement suffisante pour donner une vraie personnalité à l’aventure, tout en faisant souffler dessus un doux vent de nostalgie. Arpenter les ruelles des bourgades de la plaine d’Hyrule ou pénétrer dans certaines habitations de la cité Gerudo constituent donc autant de plaisirs simples à déguster entre deux bastons. Quant à la présence de coffres et de korogus à dénicher un peu partout, elle donne au titre un côté exploration plutôt agréable. Le jeu restant d’abord un Warriors, il ne faut en revanche pas s’attendre à évoluer librement au sein d’un monde ouvert ou à exploiter un puissant moteur physique. Les cartes sont, de fait, bien délimitées et de nombreux passages demeurent très linéaires, mais on s’en accommode aisément grâce à un rythme et des objectifs adaptés à ces contraintes architecturales.

Si le premier Hyrule Warriors offrait d’ailleurs son lot d’interactions, notamment par le biais des objets iconiques de la franchise, ce nouvel épisode pousse le principe encore plus loin. Au-delà des nombreux éléments de décor destructibles, relâchant une multitude de matériaux à récolter, il est en effet possible d’utiliser de manière assez « systémique » les modules de la tablette Sheikah, rendus accessibles à tous par le petit Gardien. Au lieu de foncer bêtement dans le tas, on peut alors tenter quelques approches alternatives. Par exemple, projeter une grosse caisse sur un groupe de Lézalfos avec Cinetis, faire exploser un camp de Bokoblins à l’aide des Bombes à distance ou se servir de Polaris afin de désarmer ses adversaires. En outre, la nature du terrain devra être prise en compte de sorte à tirer le meilleur des baguettes élémentaires, le feu se propageant plus facilement dans l’herbe, tandis que la glace et la foudre s’avèrent particulièrement efficaces sur les étendues d’eau.

 

Des combats renouvelés

Bien entendu, tout cela est loin d’être aussi développé que dans Breath of the Wild, mais ces subtilités n’en viennent pas moins enrichir l’expérience de jeu, offrant une variété supplémentaire à un genre dont la répétitivité est souvent critiquée. Car du côté du système de combat, il faut avouer que les choses n’ont pas énormément changé, du moins en ce qui concerne les commandes de base. On retrouve ainsi les habituelles attaques standards et fortes : l’enchaînement des premières créant un combo principal qu’on peut conclure à tout moment grâce aux secondes. Au fil des coups portés, une jauge augmente progressivement et permet, une fois remplie, de lancer un puissant coup fatal. Enfin, on peut toujours courir, esquiver et se défendre, par contre, la plupart des autres capacités issues du précédent épisode ont été remplacées par de nouvelles aptitudes.

Nous avons déjà évoqué les baguettes élémentaires et les modules de la tablette Sheikah, néanmoins, il est intéressant de noter que ces derniers se matérialisent différemment en fonction du personnage incarné. De plus, chaque combattant dispose d’un style de combat et de facultés propres, celles-ci étant intégrées directement à ses attaques ou accessibles par le biais d’une gâchette d’action spécifique. Si, dans l’absolu, les contrôles restent donc relativement similaires, le résultat à l’écran n’est jamais le même, et le panel de protagonistes est suffisamment large pour que tout le monde y trouve son compte. A fortiori quand on sait que certains, comme Link, peuvent s’équiper de plusieurs types d’armes avec évidemment de nouveaux combos à la clé.

À titre d’exemple, Impa peut créer des doubles en marquant ses adversaires d’un symbole, puis en absorbant ce dernier. Revali est capable de prendre son envol de manière à canarder l’ennemi depuis les airs grâce à des enchaînements dédiés. Outre sa défense impénétrable, les attaques fortes de Daruk génèrent des colonnes et des tremplins de lave qu’il fait ensuite exploser à volonté. Mipha dispose de la capacité de soigner ses alliés en créant des fontaines qui lui servent aussi à se téléporter sur le champ de bataille, et son coup fatal a le gros avantage de lui restituer un peu de santé. Plutôt pratique lors des combats un peu tendus. Enfin, la maîtrise de la foudre d’Urbosa lui permet de charger une jauge dédiée afin d’amplifier la puissance de ses coups et de faire pleuvoir les éclairs autour d’elle.

Or, toutes ces techniques ne seront pas de trop lorsqu’il faudra affronter les nombreux dangers de l’aventure, non pas que le jeu soit excessivement difficile, sauf peut-être lorsqu’on commence à taper dans le mode Héroïque. Cependant, il faut reconnaître que les troupes alliées ne sont pas d’une grande utilité et réussissent rarement à se débrouiller seules. Sans doute encore moins d’ailleurs que dans le premier Hyrule Warriors où l’IA arrivait parfois à se débarrasser de quelques gêneurs. Il est donc préférable de s’en charger soi-même en alternant entre les différents héros disponibles, voire en parcourant le jeu à deux en écran splitté. En outre, si les monstres lambda ne posent pas de gros problèmes, faisant office de chair à canon bon marché, les affrontements contre les officiers et les créatures les plus puissantes (notamment les boss) exigent quant à eux un minimum de concentration.

Il est certes possible de les verrouiller afin de leur tourner autour facilement, et la stratégie principale consiste toujours à réduire leur jauge de point faible de manière à lancer une puissante attaque spéciale. Toutefois, le matraquage de boutons montre rapidement ses limites et il sera préférable de faire preuve d’observation avant d’agir. Esquiver au dernier moment offrira par exemple l’occasion de réaliser une jolie contre-attaque. On pourra se propulser dans les airs grâce à un saut mural, puis planer en utilisant le paravoile, histoire de s’éloigner un peu ou de frapper depuis un angle mort. Il sera aussi souvent très utile d’interrompre une attaque adverse en utilisant les modules de la tablette Sheikah avec le bon timing. Enfin, les baguettes de feu, de glace ou de foudre seront particulièrement efficaces à condition d’avoir suffisamment de charges et de profiter des faiblesses élémentaires de l’ennemi. Dans tous les cas, il faudra faire attention à sa jauge de cœurs et ne pas hésiter à manger un morceau, ou bien espérer obtenir une recharge gratuite de santé (et de coup fatal) en gagnant un niveau supplémentaire.

Tout un monde à explorer

Sur ces bases de gameplay solides et finalement plutôt variées, Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau propose donc une expérience très plaisante, doublée d’un contenu conséquent. Si les Batailles illustrant le scénario principal peuvent sans doute se finir en moins d’une quinzaine d’heures, il serait dommage de s’en contenter, car le jeu propose de nombreuses Missions de combat optionnelles, nous faisant revisiter certaines zones avec des objectifs spécifiques. De quoi se confronter à de nouveaux défis et récupérer les matériaux nécessaires à la résolution des « Missions en Hyrule », qui constituent autant de petites quêtes permettant d’obtenir des récompenses variées. C’est par ce biais qu’on débloque notamment des combos et des améliorations pour les combattants, mais également que l’on peut enrichir son livre de recettes ou accéder à de nouvelles installations.

À l’instar de Breath of the Wild, la cuisine tient d’ailleurs ici un rôle non négligeable, puisque se concocter de bons petits plats avant de partir au combat fait bénéficier de bonus très utiles. Néanmoins, il faut évidemment disposer des ingrédients nécessaires, soit en les récoltant directement sur le terrain, soit en se les procurant en boutique. Or, les finances du groupe sont loin d’être extensibles, surtout lorsqu’on veut optimiser l’arsenal en fusionnant ses armes chez le forgeron, ou bien qu’on envisage de faire gagner quelques niveaux à un personnage à la traîne en lui payant une séance d’entraînement privée au champ de manœuvres. En effet, tout cela coûte de plus en plus cher et incite régulièrement à relancer une petite mission histoire de gagner quelques rubis, voire juste se faire plaisir.

Car encore une fois l’expérience proposée s’avère étonnamment addictive. Sans doute davantage encore que celle du premier Hyrule Warriors. Peut-être est-ce dû en partie à cette vaste carte qui se remplit peu à peu de centaines de petites icônes symbolisant de nouvelles missions disponibles qu’on peut globalement réaliser dans l’ordre souhaité. Les heures passent, de nouveaux objectifs se débloquent régulièrement et on se demande presque quand cela va s’arrêter. Et puis finalement, le rythme ralentit, et on tente de compléter une ultime poignée de quêtes afin d’atteindre le 100 % tant désiré. Plus de 80 heures se sont alors écoulées et il est temps de faire le point. Le point sur un titre particulièrement fun, n’étant malheureusement pas dénué de défauts. Loin de là.

Personne n’est parfait

Tout d’abord, force est de constater que tous les niveaux proposés ne se valent pas. Les grandes Batailles scénarisées demeurent évidemment les plus intéressantes que ce soit par leur mise en scène ou la richesse des lieux visités. Quant aux Missions de combat, cela dépend. Certaines sont très plaisantes et offrent un challenge motivant, tandis que d’autres jouent un peu trop la facilité et peuvent finir par agacer, notamment lorsqu’elles mettent en exergue une maniabilité pas toujours optimale. À cet égard, on peut mentionner les passages nous mettant aux commandes des Créatures Divines, qui offrent un peu de variété, mais s’avèrent pour le moins inégaux. Dézinguer des milliers d’ennemis en vue à la première personne à bord d’une machine géante peut certes avoir son charme, sauf lorsque l’action se déroule dans des décors pas spécialement beaux et qu’on ne voit pas trop sur quoi on tire. Là, c’est un peu moins drôle. Surtout quand on a du mal à déplacer la bestiole.

Le reste du jeu se contrôle pourtant très bien ; la seule exception notable étant peut-être le saut mural, qu’on a tendance à activer souvent par erreur vu qu’il s’effectue en appuyant deux fois sur le bouton d’esquive à proximité d’un obstacle. Or, des obstacles, il y en a quand même pas mal. En outre, on constate régulièrement des soucis de caméra très gênants et ceux-ci ne font qu’empirer. La faute d’environnements trop exigus où l’on combat des créatures trop grosses ou trop nombreuses avec des personnages dont les mouvements sont de plus en plus débridés à mesure de leur montée en puissance. Du coup, cela ne facilite pas la lisibilité de l’action, en particulier lorsque les effets visuels envahissent l’écran et que le framerate se casse la figure.

Car finalement, le point sur lequel le titre déçoit avant tout est sans doute sa fiche technique. Et c’est d’autant plus dommage qu’il est loin d’être vilain. Visuellement, il s’avère ainsi beaucoup plus riche que son prédécesseur et on ne peut que saluer le travail des développeurs d’Omega Force – ces derniers ayant réellement réussi à reproduire l’esthétique de Breath of the Wild. Quant à la bande-son orchestrale, elle accompagne l’action à merveille, bien que les doublages français manquent parfois un peu de conviction (d’autres langues, dont le japonais, étant cependant disponibles). Malheureusement, à côté de ça, la définition d’image est loin d’être extraordinaire et entraîne parfois un vilain flou en mode portable. Le framerate oscille globalement entre 20 et 30 images par seconde, mais descend parfois encore plus bas. Les bugs de collision sont assez fréquents, notamment avec les ennemis de base que nos coups n’arrivent pas toujours à atteindre. Enfin, le clipping est extrêmement marqué sur certains éléments de décor, ce qui est franchement perturbant quand on y fait attention.

Une idée du framerate avec cette vidéo basée sur la démo

Est-ce que tout ceci remet en cause les qualités, réelles, du jeu ? Non, clairement pas. Néanmoins, il est vrai qu’il ne plaira pas à tout le monde, et ce, pour des raisons totalement légitimes. Suivant la sensibilité de chacun aux problèmes précités, il sera donc préférable de passer son tour, ou au moins d’investir un peu de temps sur la démo afin de voir de quoi il retourne, sachant que les choses ne s’améliorent pas forcément par la suite. Quant à l’auteur de ses lignes, il doit une nouvelle fois reconnaître avoir passé un excellent moment, même si après autant de temps à y jouer, certains défauts sont devenus de plus en plus difficiles à ignorer. Il n’en reste pas moins qu’à défaut d’être un indispensable de la fin d’année sur Switch, Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau est un véritable coup de cœur. Et le cœur a ses raisons que la raison ignore.

LES COMMENTAIRES
Les prochaines sorties

26

NOV.

Picross S5

Nintendo Switch - Puzzle Réflexion - Jupiter

1

DEC.

Empire of Sin

Nintendo Switch - Stratégie RPG - Paradox Entertainment - Romero Games