DRIV3R

En résumé

  • Sorties :
  • 14 Octobre 2005
  • 4 Octobre 2005
  • Non prévue

L'avis de Ramzabeoulve

Difficile de faire pire que Driv3r sur PS2 et Xbox ? Eh non ! Atari réussit l'exploit de rendre Driv3r encore plus inintéressant qu'il ne l'était à l'origine. Passé les deux minutes de claque de l'étendue des villes, les défauts s'accumulent pour achever ce qui ne l'était pas. Probablement un des plus mauvais titres de l'année, et une preuve supplémentaire que la GBA n'est vraiment pas faite pour la 3D.

Les plus

  • - Deux villes très étendues
  • - Impressionant graphiquement...

Les moins

  • ...les deux premières minutes, après quoi l'ensemble devient un infâme vomi graphique
  • Conduite des voitures comique
  • Gestion des collision horrible
  • Un intêret proche du néant
  • Des erreurs de gameplay inexcusables
  • Nintendo-Difference

    par Ramzabeoulve

    le 29 novembre 1899 23:50

Driv3r avait fait beaucoup parler de lui, et pas en bien, lors de sa sortie sur PS2 et Xbox l’an dernier : jeu pas fini, nombreux bugs, intérêt absent… la licence semblait définitivement enterrée. L’annonce durant l’été d’un portage GBA utilisant le moteur 3D de V-Rally 3 et Stuntman, bluffant sur les images éditeur, semblait pouvoir ressusciter la série. Mais malheureusement, point de rédemption pour Tanner, qui échoue encore plus lamentablement sur portable…


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Quand Atari avait dévoilé les premières images de Driv3r GBA il y a quelques mois, les réactions tendaient en grande majorité vers le “OMG WTF la GBA est capable de ça ?”. Et force est de constater que oui, le pari est tenu : la console réussit à afficher une représentation en 3D très vaste de Nice et Miami. Les bons points s’arrêtent là. Car à part une fluidité relativement constante, il n’y a pas grand chose à sauver du naufrage Driv3r. Louable intention de mener un projet ambitieux, encore faut-il que la console puisse le supporter. Déjà, difficile de jouer plus de dix minutes sans choper le mal de mer, tant la déformation des décors est atroce. Il suffit de s’approcher un tout petit peu de n’importe quel bâtiment pour le voir se déformer dans un effet psychédélique du plus mauvais goût. Tanner et les passants, eux, portent la collection Pixel automne-hiver 1995 avec une animation de playmobil, rendant leur démarche parmi les plus comiques de l’année. Seules les voitures sont plutôt agréables à l’oeil. Rajoutez à cela un clipping très prononcé faisant appraître immeubles et voitures proggressivement, et vous obtenez une mixture assez immonde. Mais j’entends déjà les clameurs de la foule : “oui, mais on est sur GBA, logique que la 3D ne soit pas irréprochable techniquement”. J’entends bien. Mais quitte à vouloir éblouir la galerie, autant pondre un bon petit jeu d’action 2D plutôt qu’une vague horreur en 3D, la GBA n’étant de toute façon pas faite pour. Et si encore, il n’y avait que quelques fautes de goût techniques à reprocher… mais non, tout le reste du jeu est à l’avenant.

Attention, un platane !

Car Driv3r, c’est aussi beaucoup de conduite, dans des voitures au look Dinky Toy et à la conduite caisse à savon. Les véhicules sont en effet bien peu réactifs, réagissant en décalage avec l’ordre intimé. Et cela se ressent au niveau de la conduite : la voiture dérape fortement au moindre coup de volant, donnant un spectacle assez cocasse, du genre de celui qu’on peut voir à la sortie des bars. Tanner, en état d’ivresse ? Certainement, car il lui faudra bien boire pour supporter d’être le héros de cette abomination. #row_end  Cependant, tout ceci n’est rien devant la splendide gestion des collisions. Pour résumer rapidement, dès que la voiture entre en contact avec n’importe quel objet, que ce soit un lampadaire, un buisson ou une maison, *bonk*, elle rebondit cinq mètres en arrière. Et comme il y a énormément de courses-poursuites, le résultat s’avère souvent assez comique. Comme généralement, le trafic est du genre élevé, ça se résume bien souvent à du *bonk* le mur, *bonk* l’arbre, game over. Sans compter que les voitures adverses, elles, sont pilotées par des Ayrton Senna en herbe ne faisant aucune erreur et tournant presque instantanément, les rendant très difficiles à suivre. Du coup, il faut recommencer quinze-vingt fois ces foutues séquences avant de les franchir. Enervant ? Très. On aurait pu compter sur une quelconque gestion des dégâts qui, à défaut de rendre le jeu plus intéressant, aurait eu le mérite d’exister… rien. Si les murs se déforment, les bagnoles, elles, restent comme neuves même après une collision à pleine vitesse contre un obstacle. Quant aux passants, ils semblent posés là pour faire joli, puisque leur rentrer dedans ne fera rien, à part prouver qu’ils sont immatériels. Logique…

Pixel vs pixel

Et encore, les spectaculaires gunfights n’ont pas été évoqués. Imaginez deux amas de pixels avec une teinte orange devant eux pour symboliser l’arme à feu en action, et vous aurez une idée du résultat. Et si ce n’était que ça… Mais non, il a fallu en plus que les ennemis aient un comportement complètement irrationnel, qui leur vaudrait d’être enfermés à St Anne. Alors oui, c’est toujours amusant de les voir tourner en grands cercles sans rien faire, ou tirer dans le vent, mais est-ce bien sérieux ? Et si eux ont du mal à viser, Tanner peinera également, vu le système de strafe peu ingénieux mis en place, qui fait que les balles atterrissent plus souvent dans le mur que dans les pixels hostiles. D’ailleurs, ceci s’accompagne d’un fait qui serait particulièrement comique s’il n’était pas pénible : si vous tombez par mégarde à court de munitions, bah… finito, game over, cassé, DTC, c’est comme vous l’entendez. Eh oui, vu la rareté des munitions lors de certaines missions, il sera impossible de les terminer si le chargeur est vide. Honteux de voir encore ce genre de situations en 2005, surtout venant d’Atari. Oh oui, si jamais il y a des sado-maso à tendance suicidaire dans l’assemblée, sachez que Driv3r comporte vingt-cinq missions sans intêret, plus quelques mini-jeux ennuyeux. Reste que même les plus courageux (ou fous, c’est selon) des joueurs lâcheront bien vite l’affaire devant la difficulté excessive de certaines phases, notamment les courses-poursuites et leurs fameuses collisions. Et ce n’est pas le scénario en bois qui passionnera les foules. Enfin, aucun mode multijoueur n’est présent, et finalement, c’est tant mieux pour les relations sociales.

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