Liberation Maiden

En résumé

  • Sorties :
  • 4 Octobre 2012
  • 25 Octobre 2012
  • 14 Novembre 2012

L'avis de Zelgius

Au final, si le soft reste amusant à jouer pendant une pause, son prix allié à sa durée de vie limitée et un sentiment de répétitivité constante pendant les niveaux peuvent être un frein pour bon nombre de joueurs. Liberation Maiden est un titre réservé pour ceux qui adorent le scoring (malgré l'absence d'un classement en ligne).

Les plus

  • De belles cinématiques
  • Des musiques entraînantes
  • Un gameplay simple

Les moins

  • Manque de variété dans les missions
  • Durée de vie faible
  • Prix discutable
  • Pas d'option de maniabilité pour les gauchers
  • Nintendo-Difference

    par Zelgius

    le 18 novembre 2012 23:00

Annoncé par surprise pendant la conférence Nintendo Direct du 4 octobre, Liberation Maiden fait partie de la compilation Guild01 sortie le 31 mai 2012 au Japon. Alors qu’une sortie en dehors du Japon semblait compromise, Level-5 décide de faire plaisir aux joueurs occidentaux en annonçant trois jeux de la compilation à paraître uniquement sur eShop. C’est donc le Shoot’em up de Suda 51, Liberation Maiden (Kaihô Shôjo en japonais), qui ouvre le bal sur Nintendo 3DS.

Jeanne d’arc sauce japonaise

Level-5, réputé pour ses grosses productions comme Layton ou encore Inazuma Eleven, a eu soudainement une idée originale pour Guild01 : proposer une compilation de quatre jeux totalement différents des uns des autres. Pour réaliser ce projet, le studio japonais a confié la réalisation à quatre personnes différentes ayant chacune une expérience plus ou moins solide dans le monde du jeu vidéo. C’est donc au studio Grasshopper Manufacture que Level-5 s’est tourné afin de confier une partie de son projet. Habitué à des jeux d’action comme Killer 7 ou encore No More Heroes, Goichi Suda alias Suda 51 a souhaité bouleverser ses habitudes en produisant un Shoot’em up pour la compilation Guild01. Si le développeur est abonné à la production de jeux de qualité, reste à savoir si cette première tentative sur Nintendo 3DS sera un succès.

Le jeu propose d’incarner Shoko, une jeune demoiselle qui est en réalité la seconde présidente du Japon. Avec une telle responsabilité, sa mission consiste à repousser l’invasion de l’empire Dominion qui a littéralement conquis le Japon avec l’aide d’armes destructrices. Afin d’éviter l’image d’une politicienne passive, cette dernière décide d’aller seule au front pour éviter de nouvelles pertes humaines. Avec l’aide de son robot « Liberator » baptisé Kamui et épaulée par son équipe menée par son conseiller Kira, Shoko devra redoubler d’effort pour rayer l’empire Dominion de la surface du monde.

We fight for our people

Si au premier abord le jeu semble difficile d’accès avec toutes les indications sur les deux écrans, force est de constater que le soft a quand même le mérite d’avoir une prise en main facile. En effet, il suffit d’une seule mission pour maîtriser parfaitement le gameplay et les mécaniques du jeu. L’écran tactile constitue à lui seul le cœur du gameplay dans Liberation Maiden. Si le joystick et le bouton L servent uniquement à se déplacer, toutes les attaques du robot Kamui s’effectuent par le biais de l’écran tactile. Pour ce faire, il suffit de glisser le stylet sur les coins de l’écran tactile pour cibler les ennemis et ainsi lancer une attaque automatique. Un vrai jeu d’enfant.

#row_end

Afin de donner un peu de piment au gameplay, le soft fonctionne sur un principe de «quitte ou double». Le robot est équipé de « Deflector Nodes » qui font à la fois office d’arme mais aussi de protection. Si l’équipement en question se récupère en détruisant les ennemis aux alentours, ces derniers peuvent être perdus rapidement si par malheur le robot se fait toucher pendant une session de ciblage d’ennemis. En revanche, le robot subira beaucoup moins de dégâts s’il n’engage aucune procédure offensive. En cas de perte totale de « Deflector Nodes », l’héroïne sera alors exposée au danger et perdra de la vie pour chaque tir ennemi encaissé, entraînant ainsi un Game Over fatidique si la barre est vide. En cas de coup dur, il sera possible de sortir un coup spécial, balayant la zone de tous ses ennemis (si la jauge de destruction est remplie).

La prise en main reste aisée, il est cependant dommage que Liberation Maiden ne propose pas des contrôles adaptés pour les gauchers. Si Kid Icarus a eu la bonne idée de proposer des contrôles grâce aux boutons a, b, x et y, Liberation Maiden imposera en revanche pour les gauchers de tenir le stylet avec la main droite, ce qui peut en gêner plus d’un.

Une histoire de purification

Au total, Liberation Maiden propose pas moins de 5 niveaux, avec de très belles cinématiques en guise d’introduction et de fin. À noter également que le titre possède de bonnes compositions musicales, qui ont le mérite de renforcer l’aspect « animé » du titre avec quelques thèmes chantés. Trois modes de difficultés sont proposés afin que tout le monde puisse trouver son compte et s’amuser sans devoir s’arracher les cheveux. Chaque niveau du soft (à l’exception du dernier) possède le même déroulement, à savoir trois missions à remplir et un boss à affronter pour conclure le chapitre. Le principe reste le même : Shoko doit détruire trois conduits qui font office de mini-boss afin de libérer la zone finale du niveau. Ainsi, Shoko doit remplir des missions qui consistent uniquement à détruire les ennemis dans une zone donnée.

Malheureusement, à force de jouer et rejouer les niveaux, on ressent une certaine lassitude en raison des objectifs et des ennemis identiques. Seuls les boss ont le mérite d’être passionnants, car chacun possède ses forces et ses faiblesses. Et ce n’est pas les sous-missions cachées qui viendront briser la répétitivité constante du jeu. Qu’à cela ne tienne, Liberation Maiden est en réalité un titre axé sur le scoring et nécessite pour le joueur de fouiller le niveau de fond en comble, le tout rapidement pour gonfler le score et espérer obtenir un bonus de points conséquent en fin de partie. En effet, pour chaque zone nettoyée, la nature reprend ses droits et augmente ainsi le pourcentage de purification qui fait office de bonus de points en fin de parcours.

Si les affrontements contre les boss ont le mérite d’être lisibles (dans le sens où les attaques sont facilement identifiables), cela reste plus compliqué pour le reste du niveau. Il n’est pas rare d’avoir l’écran rempli de tirs partant dans tous les sens : cela s’avère compliqué en raison de la caméra et du robot qui prend une bonne partie de l’écran. À noter qu’aucun ralentissement ne survient pendant la partie, ce qui est plutôt un point appréciable pour un jeu d’action de ce type.

Concernant le mode histoire, celui-ci se finit au maximum en 2 heures. Du contenu annexe est à débloquer en respectant certaines conditions (finir le mode histoire dans une difficulté donnée, détruire 100 ennemis, etc.), ce qui donne un peu de durée de vie au titre. Cependant, les objectifs sont très faciles à réaliser et ne demanderont que quelques heures pour débloquer tout le contenu annexe du jeu.


LES COMMENTAIRES
Les commentaires sont désactivés.
Les prochaines sorties

26

OCT.

Shadow Corridor

Nintendo Switch - Aventure Survival-Horror - NIS America - Regista KazukiShiroma

28

OCT.

Happy Game

Nintendo Switch - Aventure Puzzle - Amanita Design

28

OCT.

Okinawa Rush

Nintendo Switch - Beat them all Plate-formes Aventure - No Gravity Games - Sokaikan