Test de Hotshot Racing sur Nintendo Switch

En résumé

  • Sorties :
  • 10 Septembre 2020
  • 10 Septembre 2020
  • Non prévue

L'avis de Kalimari

Pour vingt euros, Hotshot Racing n'est recommandable qu'à ceux pouvant s'assurer de joueur en groupe, en ligne ou en local. Pour les plus solitaires, qu'ils passent leur tour et jettent leur dévolu sur Horizon Chase Turbo. Pour tous, le mieux est encore d'attendre une promotion agressive, du genre 50 % au minimum. Dans tous les cas, le premier titre de Lucky Mountain Games rate le coche de peu ; solide sur ses appuis avec un gameplay bien pensé et maîtrisé, il s'effondre sur la longueur avec des circuits linéaires et des environnements répétitifs, une IA frustrante et des éléments cosmétiques trop longs à débloquer entièrement. Et ce n'est pas le mode miroir, anecdotique comme toujours, qui changera la donne.

Les plus

  • Jeu en local et en ligne...
  • Artistiquement très joli...
  • Une bande-son agréable
  • Gameplay solide et amusant
  • Plusieurs modes de jeux sympathiques
  • Techniquement sans faille
  • Français disponible

Les moins

  • ... mais avec des serveurs désespérément vides de joueurs
  • ... malgré une redondance certaine dans ses environnements
  • Une intelligence artificielle qui triche mal
  • Des tracés linéaires et manquant de folie
  • Des éléments cosmétiques trop longs à débloquer et peu visibles
  • Très pauvre en solo
  • Relativement cher pour ce qu'il propose
  • Nintendo-Difference

    par Kalimari

    le 8 mai 2022 10:00

Genre presque disparu chez les plus gros acteurs du marché vidéoludique, le jeu de course arcade profite dernièrement d’une véritable résurgence à travers sa scène indépendante. Hotshot Racing, lequel puise son inspiration – entre autres – du côté de Virtua Racing, fait donc partie de cette mouvance, affichant un bel enrobage tout en low poly accompagné d’un gameplay faisant la part belle aux drifts exacerbés et autres joyeusetés défiant tout réalisme. Édité par Curve Digital et développé par Lucky Mountain Games – dont c’est le premier jeu – en partenariat avec un Sumo Digital déjà bien habitué au genre, notamment arcade (en atteste la série des Sonic Racing), le titre est disponible sur le Nintendo eShop depuis le 10 septembre 2020 pour près de vingt euros. Une somme rondelette, vous en conviendrez, mais qui trouve peut-être son origine dans une production béton (ou pas).


Artwork de Hotshot Racing

Déjà vu ! I’ve just been in this place before

Hotshot Racing propose plusieurs modes de jeu. Le principal, le mode Grand Prix, poussera le joueur à prendre part à quatre courses prédéterminées dans l’espoir de remporter un tournoi. Après avoir choisi un des huit personnages proposés, lesquels sont accompagnés d’une courte biographie explicitant les raisons de leur participation à ces courses endiablées, ainsi que le bolide désiré et ses caractéristiques qui lui sont propres, il faudra dominer de la tête et des épaules un classement regroupant jusqu’à huit participants. Les adversaires étant contrôlés par une intelligence artificielle (IA), Hotshot Racing propose trois niveaux de difficulté : Normal, Difficile et Expert. Si le premier s’apparente à une balade de santé, les autres, et notamment le niveau Expert, apparaissent comme étant beaucoup plus durs. Outre une vitesse de jeu décuplée, c’est bel et bien l’ordinateur qui nous fait face qui pose le plus de problème : tout est fait pour que l’ennemi vous colle à l’arrière-train, même lorsque vous creusez l’écart à l’aide de nombreux boosts de nitro.

Une difficulté plus frustrante qu’appréciable, chaque course se jouant sur une unique erreur ou un petit accrochage au niveau de difficulté le plus complexe. Avec cinq Grand Prix au programme, soit plus de vingt tracés à parcourir, le joueur se dira sans mal que le contenu proposé semble être à la hauteur des vingt euros demandés. Ce n’est, à notre humble avis, malheureusement pas le cas. La principale raison étant que nombre d’entre eux partagent peu ou prou les mêmes environnements ; seuls quatre biomes distincts sont notables (la Côte, le Désert, la Jungle et la Montagne), avec parfois quelques éléments visuels uniques, à l’instar d’un passage dans un volcan ou dans un casino. C’est évidemment trop peu, tout cela menant inévitablement à une sensation de redondance. Par chance, Lucky Mountain Games tente par tous les moyens de diversifier son offre avec des modes secondaires, comme Policiers et Voleurs, Barrage de Barils et Fonce ou Explose. Finalement, le meilleur moyen de pousser le jeu au-delà de la dizaine d’heures, c’est d’y jouer en ligne ou en local, bien loin de toute cette IA trompeuse.

I don’t have friends, I got family (but it’s still insufficient)

Alors oui, le jeu propose moult options de personnalisation à débloquer, lesquelles sont purement esthétiques, mais leur nombre faramineux et la manière de les obtenir pousseront le joueur à vite abandonner le 100 % du titre, à moins d’y jouer régulièrement en groupe. Car c’est un fait, tout ou presque dans Hotshot Racing est pensé pour être joué et apprécié à plusieurs. Seul, c’est l’assurance de vite tourner en rond, à grind les mêmes courses en boucle pour acheter chaque élément cosmétique finalement inutile et peu visible, ou à battre des records trop peu engageants. C’est d’autant plus dommage que le titre possède un gameplay agréable et suffisamment technique pour pousser à s’y plonger. Les personnages eux, n’apportent pas grand-chose, si ce n’est une bonne dose de rétro avec leur physique et leur histoire délibérément clichée ; Viktor est un Russe n’hésitant pas à tout ravager sur son passage, Toshiro un Japonais tellement impliqué et stoïque qu’on le confond avec un androïde, ou encore Markus un Jamaïcain dont la carrière d’athlète professionnel s’est vue arrêtée à la suite d’une blessure physique. Point de caractéristiques uniques influant sur le gameplay donc, puisque tout cela est réservé aux véhicules proposés et propres à chacune des huit figures composant le roster.

Image de Hotshot Racing

En plus de la vitesse de pointe ou de l’accélération – laquelle influe sur les boosts de nitro et la rapidité du bolide à atteindre sa vitesse maximale en partant de 0 km/h – desdits véhicules, il faudra aussi compter sur la capacité de dérapage pour espérer franchir les lignes d’arrivée à la première place. Mécanique essentielle de Hotshot Racing, le drift demandera un peu d’entraînement avant de commencer à le maîtriser, notamment dans les virages les plus serrés. Une fois la gâchette dédiée à l’action enclenchée, il faudra jauger avec précision la trajectoire du véhicule ; partir trop dans le virage intérieur peut vous mener à la collision, tandis que le virage extérieur coupera court au dérapage entrepris. Une fois le drift complété, le joueur remplit sa jauge de nitro selon la qualité et le temps de dérapage effectué (presque à la manière d’un Ridge Racer) ; taper un mur avant de finir son drift, c’est perdre assurément une partie ou tout de la nitro engrangée. Les prises de risque sont donc réelles, et seuls les meilleurs pilotes prendront les meilleures trajectoires tout en cumulant du boost (la jauge peut cumuler jusqu’à quatre utilisations de la nitro). La jauge peut également être remplie en restant dans le sillage d’un concurrent, en plus de prendre son aspiration pour augmenter sa vitesse de pointe.

Baby Driver

Comme dit plus haut, avec des joueurs, Hotshot Racing devient un titre excellent, aux confrontations excitantes et frénétiques, là où les IA ne peuvent jamais réellement être distancées, peu importe que le joueur conduise comme un dieu ou non. Toutefois, un autre défaut subsiste à celui du manque de variété environnementale : les tracés sont franchement linéaires tout en étant trop sages sur les difficultés potentielles, un choix discutable lorsqu’il s’agit d’un jeu de course, et plus encore quand il s’agit d’un titre résolument arcade. Sans forcément partir dans ce que peut proposer un kart racing, on aurait aimé un peu plus de virages généreux ou particulièrement serrés, des dénivelés plus marqués, des obstacles ou des effets météorologiques impactant le bon déroulement de la course. Fort heureusement, Hotshot Racing réussit parfaitement là où d’autres ont échoué : très joli dans sa direction artistique, le jeu de Lucky Mountain Games parvient à maintenir soixante image par secondes sans jamais sourciller (tout du moins en solo), sur TV comme en portable. Un vrai bonheur.

Image de Hotshot Racing

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