Test Nintendo Switch de SteamWorld Dig

En résumé

  • Sorties :
  • 1 Février 2018
  • 1 Février 2018
  • 2018

L'avis de Kalimari

Avec SteamWorld Dig, Image & Form Games pose réellement la pierre fondatrice de son œuvre générale. Simple, mais agréable et finalement assez addictif, pour peu qu'on ne soit pas allergique à son gameplay assez redondant (on creuse, on récupère des pierres précieuses, on remonte et on vend, toujours dans l'optique d'améliorer son équipement pour descendre plus bas), ce premier opus possède tout ce qu'il faut pour passer cinq agréables heures devant sa console, en portable ou sur téléviseur. Mignon tout plein avec son cast de personnages et ses graphismes typés bande-dessinée, il emprunte tout autant au metroidvania qu'au rogue-lite, mais en dégraissant grandement les contraintes imposées par ces genres. En un mot comme en cent, à plein pot ou avec une petite promotion, nous ne pouvons que vous recommander SteamWorld Dig. Clairement une bonne pioche... Ahem !

Les plus

  • Un gamedesign bien pensé et réussi
  • Franchement agréable à parcourir, manette en mains
  • Visuellement plutôt joli et doté d'un univers plaisant
  • Le système de farm, vente et amélioration, très addictif
  • Une durée de vie adaptée à la proposition ainsi qu'une bonne rejouabilité
  • Aucun soucis technique à noter
  • Intégralement traduit en français

Les moins

  • Très facile
  • Assez répétitif et linéaire dans sa construction
  • Une bande son peu marquante
  • Nintendo-Difference

    par Kalimari

    le 14 novembre 2021 16:48

S’il est aujourd’hui un des studios indépendants les plus appréciés de la scène vidéoludique, Image & Form Games a lui aussi été un « petit », autrefois. Alors qu’il s’apprête à sortir une exclusivité Microsoft avec The Gunk, son premier titre en 3D, il faut remonter en 1997 – date de sa création – pour mettre le doigt sur ses origines, alors bien éloignées de ce qu’il est devenu. Spécialisé dans le web et le multimédia au sens large du terme, Image & Form Games proposera des jeux éducatifs à partir de 2002, près d’une trentaine en trois ans seulement. Prolifique, la société l’est toujours autant, en attestent les sorties de SteamWorld Dig, Steam World Heist, SteamWorld Dig 2 et SteamWorld Quest: Hand of Gilgamesh, tous parus à deux ans d’écart près. Encore deux ans avant le titre qui fait l’objet de ce test fut développé Anthill, un jeu mobile. Enfin, en 2010, sortait le tout premier soft du studio sur Nintendo DSi, à savoir… SteamWorld Tower Defense. Si son nom ne trahit pas la nature de son genre, on s’étonnera toutefois de voir apparaître, une énième fois, le nom d’une franchise qui n’a depuis cessé de s’étendre sur tous les types de jeu.

Trêve de morceau d’histoire, et place donc au test de SteamWorld Dig, le « vrai » premier fragment de la fresque que constitue l’univers d’Image & Form Games, mêlant androïdes doués de conscience à un monde steampunk. Paru à l’origine le 7 août 2013 sur Nintendo 3DS, il s’est depuis exporté sur peu ou prou toutes les plateformes disponibles, y compris Stadia (c’est dire). C’est le 1er février 2018 que SteamWorld Dig débarque sur l’eShop de la Nintendo Switch, au prix de 9,99 €. Dans cette aventure courte, mais intense, le joueur incarne un petit robot à vapeur du nom de Rusty, sur les traces de son grand-père, ancien mineur. De quoi en faire un jeu majeur pour votre ludothèque ?


Pierres qui roulent n’amassent pas flouz

Aux abords de la ville minière, prêt à retrouver papy, ne voilà-t-il pas que Rusty tombe dans un profond trou, sous terre. Rapidement rejoint par une demoiselle venue au secours du joueur, ce dernier est déjà poussé dans le bain via une petite zone faisant office de tutoriel. On y découvre une figure bien connue, mais aussi en bien sale état, une pioche qui permettra de creuser plus ou moins tous les blocs de terrain et surtout la capacité de sauter autant que l’on veut sur les diverses parois souterraines. Limpides, les commandes – et les possibilités offertes par celles-ci – sont immédiatement assimilées. Une fois la surface atteinte, le joueur découvrira le fameux village, alors rongé par la pauvreté. Il faut dire que les rares métaux extraits des profondeurs du coin s’apparentent plus à de l’Ordurium que du Diamant ; pas de quoi éponger une crise économique, ni même de quoi acheter du matériel de bonne facture.

Pourtant, c’est à force d’abnégation et de courage, mais aussi et surtout d’une bonne dose de curiosité et de cupidité, que Rusty et le joueur s’enfonceront de plus en plus dans les entrailles de la terre, dénichant des pierres toujours plus précieuses. Au cours de ses remontées, le petit robot pourra améliorer ses capacités physiques ainsi que son matériel, un peu à la manière d’un Metroidvania, qu’il s’agisse de ses points de vie, d’une réduction des dégâts subit ou encore de l’espaces disponible dans son sac (histoire d’emporter toujours plus de cailloux brillants avec lui). Au détour de tunnels qu’il aura façonné à sa manière, le joueur pourra tomber nez à nez avec des monstres, mais également des mini-donjons dans lesquels se cachent des artefacts majeurs, comme des bottes à pression ou une foreuse. S’ajoutent alors de nouvelles possibilités de creuser, de se déplacer ou encore de survivre en milieu hostile.

Rustyland, au fond du fun !

C’est qu’il faudra être prêt, pour descendre plusieurs centaines de mètres de profondeur, et cela à trois reprises dans tout autant de biomes à traverser. Si le premier reste relativement classique, avec sa terre infertile, ses machines fossilisées et les détritus du village au-dessus, les autres arborent un look différent, notamment dans l’inspiration de leur temporalité ; on parle là de reliques humaines (et ses quelques clins d’œil bien poilants, comme une référence à Half-Life 3), mais aussi d’un complexe informatique et robotique. Plus la descente sera concrète, plus il faudra posséder des équipements solides dans l’espoir de briser des blocs rapidement. D’autres ne peuvent être que forés, tandis que certains sont indestructibles. Quelques blocs sont friables et se décomposeront sous les pieds du joueur, à moins qu’il ne déclenche la chute d’un roc si lourd qu’il l’écrasera, l’éliminant en un seul coup. Mourir les poches pleines fera tomber au sol ses biens âprement récoltés, et le joueur devra alors se rendre à l’endroit précis de son décès pour récupérer son butin perdu.

Assez linéaire dans sa structure, SteamWorld Dig parvient tout de même à tromper celui ou celle qui le parcourra, avec des passages secrets et quelques allers-retours plus ou moins facultatifs, qu’on pourra raccourcir à base d’échelles et de téléporteurs. Visuellement très mignon, le jeu n’est absolument pas gourmand et tourne donc sans soucis sur l’hybride de Nintendo. La bande-son, si elle n’est pas désagréable, n’est pas vraiment marquante non plus. Quant aux bruitages, ils fonctionnent plutôt bien, finalement proches de l’esprit cartoonesque dépeint par l’univers. Enfin, même si elle reste très secondaire, l’histoire est tout autant environnementale que contée par les dialogues des habitants du village, tous des marchands. Marchands qu’il faudra débloquer avec le niveau de Rusty, lequel prend la forme d’une jauge de vente ; plus le joueur vend de minerais, plus sa barre d’expérience progressera. Lors de notre première et unique run, il nous aura fallu un peu moins de cinq heures pour finir le jeu en ligne droite, mais avec toutes les améliorations débloquées. Nul doute qu’il en faut un poil plus pour débloquer le 100 %.

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