Test Nintendo Switch de Timespinner

En résumé

  • Sorties :
  • 4 Juin 2019
  • 4 Juin 2019
  • 4 Juin 2020

L'avis de Winslow

S’il ne révolutionne nullement le genre, on ne peut pas non plus reprocher grand-chose à Timespinner, qui fait figure de bon élève dans la classe des Metroidvania. Réalisation rétro séduisante, mécaniques bien huilées… Tout juste aurait-on pu souhaiter un peu plus de challenge et un concept de stase temporelle davantage exploité. Pas assez pour en déconseiller l’achat pour autant, le titre restant un candidat sérieux dans le genre sur Switch.

Les plus

  • Une formule très efficace…
  • Réalisation de qualité
  • Maniabilité au poil
  • Le système d’orbes

Les moins

  • … mais également très classique
  • Un peu court et facile
  • Le contrôle du temps au final guère exploité
  • Le flash blanc lors de la téléportation pique bien les yeux sur grand écran
  • Nintendo-Difference

    par Winslow

    le 9 mai 2021 20:35

S’il se fait assez rare chez les gros studios (au hasard Nintendo et Konami), le Metroidvania est un genre particulièrement prisé par les développeurs indépendants, si bien que la concurrence dans le domaine est devenue rude. Projet Kickstarter et premier jeu du studio Lunar Ray Games, Timespinner est-il capable de tenir tête aux ténors du genre ?


Ne perdons pas de temps

Lunaïs n’est pas bien chanceuse. Si son vingtième anniversaire devait coïncider avec son admission chez les Messagers du temps, c’est ce jour qu’a choisi l’armée de l’empire de Laquiem pour lancer une attaque sur son village, massacrant tout le monde – sa famille incluse –, et la forçant à fuir via le Rouet du temps (ou Timespinner en anglais, donc). Comme si ce n’était pas suffisant, la machine, utilisée par les Messagers du temps pour prévenir ce genre de menaces, est endommagée lors de l’attaque, et vous envoie vers une planète et une époque inconnues. Vous voilà donc partie pour retrouver les pièces manquantes de la machine à travers les âges et mener à bien votre vengeance contre l’empire de Laquiem.

Le titre du jeu et la thématique nous auront mis sur la voie : la manipulation du temps va jouer un rôle central dans la progression. Si Lunaïs devra jongler entre deux époques (présent et passé) pour faire avancer l’histoire et nous faire visiter deux versions du même monde, elle peut également utiliser ses pouvoirs pour arrêter (brièvement) le temps. Figer les ennemis pour éviter leurs attaques, s’en servir de plates-formes pour atteindre des zones autrement trop élevées… Si tout cela est bien joli sur le papier, dans les faits il faut avouer que l’intérêt reste tout de même assez limité. Il sera certes nécessaire d’utiliser cette capacité pour résoudre quelques énigmes, mais on ne peut pas dire que ce soit particulièrement exploité, notamment car le jeu est assez facile. Si quelques rares passages et boss offrent un peu de résistance, la plupart des ennemis tombent rapidement sous vos coups, d’autant que l’on monte de niveau sans peine. Dans ces conditions, il est généralement plus efficace de foncer dans le tas plutôt que d’essayer de judicieusement employer ses pouvoirs.

Le système de combat à proprement parler repose quant à lui non pas sur des armes traditionnelles, mais des orbes possédant chacun une forme et des attributs propres. Simples sphères d’énergie, marteaux, lames de vent, tirs de plasma… Il y a de quoi faire. Il est par ailleurs possible d’équiper un orbe différent dans chaque main, laissant à chacun le choix de trouver la combinaison qui lui convient, même s’il est au final plus naturel d’utiliser le même en double. Viennent s’ajouter des colliers magiques à équiper afin de lancer des attaques spéciales surpuissantes, puisant dans votre jauge d’aura, ainsi que des bagues conférant des capacités passives. Cerise sur le gâteau, vous serez également accompagné d’un familier, qui vous aidera à grignoter les barres de vie adverses.

Comme au bon vieux temps

Pour qui a joué à un Castlevania post Symphony of the Night, les similarités sautent vite aux yeux (et aux oreilles). Bodie Lee, qui a conçu le jeu intégralement seul – hors partie audio –, est un fan de la série de Konami et ça se voit. Si ce n’est pas la seule référence, c’est quand même la plus flagrante, que ce soit au niveau du système de jeu ou de l’enrobage graphique, qui prend le parti guère surprenant du pixel art façon 16/32 bits, et adopte d’ailleurs un format proche du 4/3. Avec son lot de forêts, cavernes et châteaux à explorer, Timespinner mise sur l’ambiance gothique, même si quelques environnements, comme un hangar militaire ou un laboratoire futuriste, nous rappellent que l’on évolue dans un univers de science-fiction. Le tout est relevé par la très bonne bande-son signée Jeff Ball, elle aussi bien inspirée du travail de Michiru Yamane.

On prend plaisir à parcourir le monde de Timespinner, voyager entre ses deux époques, améliorer ses capacités et son équipement, et rencontrer au passage des PNJ qui vous demanderont d’accomplir quelques quêtes secondaires. Si elles ne sont pour la plupart pas forcément passionnantes, elles ont, à la manière des souvenirs, lettres et autres documents que l’on récolte au fil de la progression, le mérite de donner du corps à une histoire plutôt bien menée. Plusieurs fins sont par ailleurs disponibles, dépendant du choix pris à un moment donné. Le jeu est cependant un peu court, et même le 100 % ne devrait pas prendre beaucoup plus qu’une dizaine d’heures. Il n’est pas possible de jouer directement avec une difficulté plus élevée pour remédier à ça, puisque le mode Cauchemar ne se débloque qu’après le jeu terminé une première fois. Reste un New Game+ qui n’a malheureusement que pour seul intérêt ce mode Cauchemar et la possibilité de s’orienter vers l’autre fin.

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