Test Nintendo Switch de Castlevania Advance Collection

En résumé

  • Sorties :
  • 24 Septembre 2021
  • 23 Septembre 2021
  • 24 Septembre 2021

L'avis de Goonpay

Castlevania Advance Collection est une excellente compilation, à condition de savoir apprécier les vieux plats traditionnels. Cet ensemble permet de constater l’évolution de la série, de découvrir un univers mythique et de faire connaissance avec la famille Belmont qui fait tant parler d’elle dans le monde du jeu vidéo. L’ensemble assure tout de même un bon paquet d’heures de jeu. Mais, au final, sur les quatre jeux, trois sont potentiellement intéressants et on n’en retiendra réellement qu’un. À conseiller aux fans ou aux ignorants !

Les plus

  • La série Advance, probablement le meilleur morceau des Castlevania
  • Un paquet d’heures de jeu en perspective

Les moins

  • À jouer plutôt en nomade
  • Vampire’s Kiss clairement un ton en dessous
  • Un portage presque fainéant
  • Nintendo-Difference

    par Goonpay

    le 14 janvier 2022 16:33

Découvrir ou redécouvrir les mythes, dans leur jus ou après passage chez le chirurgien pour un petit lifting plus ou moins réussi, c’est désormais le crédo de l’industrie du jeu vidéo. On ressort du placard quelques licences de renom afin de sucer le sang le porte-monnaie du joueur (pardon), d’alimenter le comte compte en banque, et pouvoir, dans le meilleur des cas, offrir de nouvelles choses à se mettre sous la dent (de vampire). Si la série Castlevania avait entamé cet effet de mode avec Konami Castlevania Anniversary Collection en 2019, c’est désormais au tour de la trilogie parue sur Game Boy Advance de faire ses preuves sur Switch dans une compilation portant le doux nom de Castlevania Advance Collection.


Un, deux, trois, soleil…

Non, ce n’est pas une tentative de surfer sur la vague Squid Game, et pour le coup, le soleil de cette compilation n’est pas aussi éblouissant. C’est d’ailleurs assez surprenant d’affubler ce groupement de roms du terme « Advance » et de sortir un épisode de la Super Nintendo en bonus. On retrouve donc au sein de ce package Castlevania : Vampire’s Kiss, Castlevania : Circle of the Moon, Castlevania : Harmony of Dissonance et Castlevania : Aria of Sorrow.

À l’image de ce portage, on se dit qu’on a le droit d’être un peu fainéant et de proposer, pour les plus courageux, d’aller relire nos tests de l’époque :

Pour les amateurs de résumés, voici rapidement ce qu’il en retourne. Vampire’s Kiss datant un peu plus, il est forcément plus rigide et plus clivant que les trois autres, offrant le contrôle de Richter Belmont dans, grosso modo, une simple chasse aux vampires. Et ce qu’on retient le plus de cet épisode, c’est plutôt sa cote élevée en rétro gaming.

Circle of the Moon apportait essentiellement l’utilisation des cartes DSS (Dual Setup System), qui, selon les combinaisons, donnaient différentes spécificités aux attaques et une pointe de RPG avec la possibilité de s’équiper de certains items pour augmenter ses caractéristiques. Côté ambiance, nous étions dans l’univers gothique sombre de la série et l’on vivait l’histoire de Nathan Graves (et Hugh Baldwin) courant à la recherche de son maître.

Harmony of Dissonance emboitait le pas à peine un an après Circle of the Moon et ne faisait globalement que poursuivre l’expérience en améliorant certains points, surtout d’un point de vue graphique. C’était au tour de Juste Belmont de vivre une aventure que l’on pourrait presque qualifier de bidimensionnelle, avec l’histoire liée à Maxim. Les décors devenaient plus clairs, plus lisibles et le jeu laissait la part belle aux affrontements. Le gameplay fonctionnait aux petits oignons et Konami proposait un challenge d’une durée convenable (environ huit heures), mais qui manquait tout de même d’un peu de difficulté.

Aria of Sorrow allait encore plus loin en devenant sans aucun doute l’épisode le plus abouti de cette série Advance. L’aspect RPG était plus poussé, le système d’âmes à collecter pour obtenir des pouvoirs magiques va bien plus loin. Le système d’expérience était aussi plus avancé, permettant d’augmenter ses aptitudes, les armes et armures, également plus nombreuses. Côté histoire, nous étions plongés dans le futur en l’an 2035 et incarnions Soma Cruz qui se retrouvait transporté dans le château de Dracula et tentait donc de s’en échapper. Là encore, nous prenions une petite avancée graphique dans les yeux et nombreux sont ceux qui, à l’époque, parlaient du digne successeur, voire remplaçant de Symphony of the Night.

Vampire’s Kiss (ou Dracula X) montre surtout à quel point il y avait un gap entre les séries Advance et lui. Sa rigidité et son aspect graphique ont énormément de mal à convaincre.

Du passé au présent

Quittons dès à présent ce temps du passé pour nous replonger dans le présent car, s’il est clair que les jeux n’ont pas changé d’un iota, nous sommes en droit de nous interroger sur leur intérêt actuel. Une partie du joueur a envie de dire « oui » car Castlevania Advance propose tout de même une trilogie significative de la série. Mais l’autre partie tire vers le « non » puisqu’au final, seul Aria of Sorrow parvient à tirer son épingle du jeu et à pouvoir rivaliser avec les jeux d’aujourd’hui. Et ce n’est pas parce que la compilation offre les points de sauvegarde et les retours en arrière, ainsi que des bonus en pagaille, comme les artworks, les fonds d’écran, etc. que cela force le respect. On reste devant un portage, évidemment, et heureusement bien réalisé, mais qui n’apporte rien d’exceptionnel pour ceux qui ont déjà vécu l’expérience.

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